Moto

Découvrez tous les articles sur la Moto sur notre blog mono500. Des actualités sur nos voyage, des interviews, des photos et des vidéos

Voyager à moto en Équateur

Par Yves Bessard du Parc
C’est un tout petit pays, pas plus grand que la moitié de la France. Encore peu connu. Pourtant, la nature y est reine, les décors fabuleux et le brassage ethnique et culturel d’une grande richesse. Plages du Pacifique, hauts plateaux andins, chaînes de volcans actifs et jungle amazonienne…L’Équateur réunit dans une ambiance latino-américaine chaleureuse une diversité de paysages unique au monde.

Ce projet de voyage à moto en Équateur, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre. Une rencontre un peu particulière entre deux organisateurs de voyages passionnés par le road-trip à l’ancienne, les découvertes et le partage d’expérience.

Il y a quelques années, alors que j’organisais des sorties en sidecar Chang Yang en Chine, Gauthier était basé en Inde et mettait sur pied des circuits en Royal Enfield pour des petits groupes de motards.

Des amis voyageurs nous ont alors mis en relation, devinant les nombreux centres d’intérêt que nous pouvions partager. L’envie de se retrouver sur un projet commun à commencer à germer… Quelques mois plus tard, je quittai finalement l’Asie à bord de mon sidecar pour rallier Paris par les terres. Un exploit mécanique de 22000 kilomètres qui serait une belle transition pour entamer une nouvelle vie de l’autre côté de la planète… Changement de cap, direction l’Équateur !

De son côté, Gauthier partait s’installer en Argentine pour proposer de nouveaux itinéraires en Royal Enfield à ses motards.

Des mois durant, je lui ai vanté les merveilles de ma nouvelle terre d’adoption, le rythme de vie très tranquille, le soleil toute l’année et la splendeur des paysages… Et puis un jour de février, en rentrant du rallye Dakar après une longue saison à moto dans les Andes, Gauthier m’a passé un coup de fil : «  J’ai eu ma dose de poussière et de caillasses, je veux voir la mer ! Et puis…Il est grand temps d’étendre le terrain de jeu de la petite Royal Enfield… ». 3 jours plus tard, on se retrouvait chez moi à Guayaquil et l’aventure commençait…

Après une première nuit passée à étudier les cartes pour fixer les étapes de ce premier repérage en duo, nous embarquons dans ma Coccinelle de 1974 dans laquelle nous jetons nos sacs, une boîte à outil et un CD d’Elvis. L’objectif est d’atteindre rapidement la ville de Quito pour dégoter notre première Royal Enfield Classic 500 équatorienne !

La première étape nous conduit vers les plages du Pacifique où les villages de Puerto Cayo, Puerto Lopez et Manta sont une première invitation à la douceur de vivre du pays. Derrière chaque virage de cette petite route côtière se cache un panorama de carte postale. Ici il fait bon toute l’année, la température de l’eau oscille entre 25 et 28°C et les pêcheurs cohabitent avec les surfeurs venus attendre la bonne vague. Depuis la route, à certaine période de l’année, il n’est pas rare d’apercevoir des baleines à bosse et des dauphins profitant des eaux chaudes pour venir se reproduire près des côtes. Après un premier arrêt à Montanita dans une paillote les pieds dans l’eau où l’on se régale de crevette géantes, crabes et ceviche de poisson frais, il est temps de mettre le Cap vers les Andes ! Du niveau de la mer à 4000 mètres d’altitude, le dénivelé positif qui nous attentant est impressionnant. Il faut s’enfoncer dans les terres en longeant les forêts de Baobabs par une très belle route asphaltée et traverser la province de Manabi, réputé pour ses plantations de bananes, de café et de cacao. On attaque alors la grimpette qui serpente à flanc de montagne et offre sa dose d’adrénaline.

Le ciel jusqu’alors dégagé commence à s’assombrir et nous essuyons nos premières pannes mécaniques. C’est la première sortie en montagne pour la jolie Cox et l’altitude nous contraint à revoir la carburation puis à refroidir le moteur. Nous finissons par casser 2 freins et perdre un filtre qui emporte avec lui la courroie. Après une réparation rapide sous une pluie battante, nous poursuivons notre ascension jusqu’au majestueux volcan Quilotoa. En Equateur, les averses tropicales font place aux éclaircies en un temps record ! C’est avec un rayon de soleil que nous attaquons la piste qui s’aventure jusqu’au sommet du volcan. Là, nous découvrons un lac aux couleurs cristallines qui occupe désormais le cratère du Volcan, un site d’une beauté rare !

Cette première journée ambitieuse nous contraint à terminer de nuit en franchissant des cols dans un brouillard épais avant d’atteindre Quito.

Fondée en 1534 par les espagnols sur les ruines d’une cité inca, la ville de Quito mérite franchement le détour. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour son centre historique préservé, la ville située au pied du volcan Pichincha permet de s’imprégner de l’ambiance cosmopolite du pays et recèle de nombreux trésors architecturaux. A quelques kilomètres de la ville, sur le site « mitad del mundo » qui marque la ligne d’équateur, on peut vivre une expérience particulièrement insolite en ayant un pied dans chaque hémisphère !

Nous prenons le temps de flâner dans le centre colonial mais aussi dans le « quartier mécano » pour trouver des pièces de rechange. A 17h00 le même jour, nous sommes les heureux propriétaires d’une clinquante Royal Enfield Classic 500 d’occaz que je convoite depuis des mois sur un site amateur qui rassemble les propriétaires d’Enfield en Equateur. Notre belle indienne a effectivement un fan club local très actif qui rassemble une cinquantaine d’adhérents et organise des sorties toute l’année.

Au rythme de nos deux intrépides machines, nous reprenons la route exaltés par la promesse d’aventure que nous offre cette nouvelle conquête…

Les Andes équatoriennes offre des paysages à couper le souffle ! Les routes sinueuses offre des panoramas saisissant sur les sommets enneigés et les chaînes de volcans. Nous somme bluffés par le changement soudain de paysage à la descente du col Papallacta situé à 4000 mètres d’altitude. Très rapidement, les décors arides laissent place à une végétation dense qui annonce la forêt amazonienne…

Se balader en moto dans cette jungle équatoriale est une expérience unique. L’Equateur a goudronné l’ensemble de son réseau routier, ce qui nous permet de nous enfoncer dans la forêt en toute sécurité. Nous retirons nos foulards et nos pulls car le climat change brusquement et l’air devient chaud et humide. Nous traversons de nombreux villages, souvent peu développés et dépourvus de véhicules à moteur. Nous ne passons pas inaperçus avec notre Royal Enfield qui pétarade, les gamins nous interpellent et nous bombardent de questions, curieux de savoir ce qu’on est venus faire par ici. Tandis que je profite de la halte pour tenter de trouver un stock de boulons pour la bécane, Gauthier s’est déjà fait un nouveau copain qui l’invite à siroter un jus de canne au bord de la route.

Nous surveillons nos jauges d’essence car dans la jungle, les pompes ne sont pas approvisionnées régulièrement. Il nous reste encore un bout de route pour atteindre Tena où nous passons la nuit. Le lodge qui nous attend est enfouis dans la forêt, nous devons abandonner nos véhicules sur les berges du fleuve pano et remonter une rivière en pirogue pour découvrir un site extraordinaire, d’une quiétude absolue. La nuit pourtant, on se rend bien compte que nous ne sommes pas tous seuls, entre les cris des animaux, les stridulations des millions d’insectes et le bruit du vent dans les arbres la forêt est paradoxalement un lieu extrêmement bruyant !

C’est en parcourant le pays par la route qu’on se rend compte de l’incroyable diversité d’écosystèmes que renferme ce tout petit pays. L’étape du lendemain nous le prouve une nouvelle fois en nous propulsant de la jungle à l’Avenue des Volcans, la colonne vertébrale de l’Equateur… Cette portion de la panaméricaine qui rallie Quito à Riobamba par des routes sinueuses, tutoie les volcans les plus hauts du monde. Au cœur d’un décor majestueux, les cimes enneigées des plus hauts volcans du monde émergent des brumes… Parmi eux, le Cotopaxi, mastodonte actif culminant à 5897m, s’est réveillé cette année après 140 d’inactivité. A moto, la route est un vrai bonheur, la Royal Enfield est dans son élément et enchaîne les virolos à travers des décors surréalistes ponctués de cratères fumants, de glaciers et de lacs cristallins. C’est sur cette portion que la panaméricaine atteint son point culminant située à 4600 mètres.

 

 

Ce voyage de reconnaissance touche à sa fin. Nous prenons conscience du potentiel touristique incroyable qu’offre le pays. Nous décidons alors de proposer ces nouveaux itinéraires à nos premiers voyageurs.

Deux mois plus tard, nous accueillons Olivier à Quito. Ce motard passionné sillonne la planète depuis près de 10 ans et partage ses plus belles photos de road-trip sur son site axetrip.com. Sa bonne humeur, son énergie débordante et sa grande connaissance du monde font de lui le partenaire idéal pour tester ces nouveaux parcours. L’aventure Royal Enfield Equateur peut commencer !

.

« Père-Fils », le Voyage Événement

Loin de la frénésie du quotidien, des écrans de Iphone, loin des obligations professionnelles et familiales… Prenez le temps de vous reconnecter, de sortir du schéma établit, et de vous offrir une parenthèse de complicité hors des sentiers battus.

Osez l’aventure à moto « PÈRE – FILS » !

Du 11 au 22 février en Colombie, Mono 500 vous propose un voyage évènement unique à partager en famille

De Bogota  à Carthagène, ce road-trip de 12 jours à travers les plus belles régions colombiennes vous invite à vous recentrer sur l’essentiel, partager une aventure intergénérationnelle en valorisant l’esprit d’aventure, de combativité et de partage.

Découvrez la Colombie à moto

Reportage Equateur dans le Journal de TF1

L’équipe de Mono 500 Equateur a eu le privilège de recevoir les journalistes Romain Reverdy et Nastasia Haftman. Les deux envoyés spéciaux de TF1 en Amérique Latine ont suivi un groupe de motards qui a rejoint Mono 500 pour partir découvrir le pays en Royal Enfield.

L’Equateur, ce pays d’Amérique latine est connu dans le monde pour avoir donné son nom à la ligne qui coupe la terre en deux mais on connait moins ses atouts touristiques. Il est notamment un paradis pour les motards.

L’Equateur, terre des milles virages, terrain de jeu idéal pour Sylvie, Véronique, Olivier et Hervé, 4 motards passionnés. Les voila partis pour 2300km en deux-roues…

Diffusion le 27 août 2017

DECOUVREZ NOS CIRCUITS A MOTO EN EQUATEUR

Raid des Volcans

terre des 4 mondes

El Grito, retour en interview sur leur traversée de l’Amérique du Sud en moto

Chez Mono 500, nous aimons les aventuriers. Lorsque Tanguy et Théo nous ont contactés pour préparer leur traversée de l’Amérique du Sud sur des Royal Enfield, c’est avec plaisir que nous leur avons offert toute l’assistance dont ils avaient besoin.

Aujourd’hui de retour en France, ils reviennent avec nous sur un voyage qui a coup sûr, va changer le reste de leur vie.

-En quelques mots, qui sont les Gritos ?
On a tous les deux 24 ans et potes depuis longtemps ! Nos chemins se sont croisés dès le lycée à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où Tanguy débarquait tout juste de Malaisie, puis nous avons poursuivi un même Bachelor en Commerce International à l’ESSEC Business School. Une amitié qui s’est donc forgée avec le temps, mais également à travers différents voyages, notre passion pour la moto, la musique et les cultures sud-américaines !

-Quel a été le déclencheur de cette envie de baroude ?
Un rêve d’enfance… qui a pris plus d’ampleur suite à notre séjour universitaire de 8 mois au Mexique en 2012. Nous sommes tombés sous le charme de la culture latine, ses traditions, son histoire, ses fêtes, son altruisme… De retour en France, on était vraiment sur le cul de notre expérience là-bas, ça nous avait fait grandir indéniablement et, surtout, nous a donné envie d’y retourner et de découvrir, par extension, tout le continent d’Amérique du Sud !
Alors on a créé un projet qui mettait la barre assez haut, on en avait tellement rêvé de ce voyage… L’idée était de faire cette traversée à moto, avec une moto de caractère… On se décide alors de se lancer le défi de rejoindre les deux bouts du continent sur la mythique Royal Enfield : 25 000 km de traversée, let’s hit the road Grit’ !!!

-Pourquoi à moto? Pourquoi la Royal Enfield?

Conduire une moto en ville, c’est déjà bien. Alors, imaginez-vous traverser la Patagonie argentine au guidon de votre bécane, la truffe au vent, l’esprit inoccupé, en écoutant « Readhouse Blues » des Doors… et là ça devient sensationnel !

Si on essaye de mettre des mots, ce serait… une douce sensation de liberté qui mêle adrénaline et émerveillement. Rouler à moto c’est vivre libre, pouvoir aller ou d’autres véhicules terrestres ne vont pas, s’arrêter où l’on veut et quand on veut, sans gêner, et prendre le temps d’admirer le paysage… Sans barrière ni carrosserie, la position est idéale pour rencontrer l’autre, et c’était la mission principale de notre projet ! 😉

Gabriel, un ami en devenir à qui nous avons acheté une des deux bécanes, nous avait partagé cette citation : « 4 wheels moves the body, 2 wheels move the soul ». Je crois qu’elle résume parfaitement l’état d’esprit.
Et avec la Royal Enfield, toutes ces sensations sont démultipliées. Une bécane que l’on peut emmener partout, entre terre et boue, cailloux et neige, la faire grimper à 5000 m comme lui faire prendre un petit bain dans la rivière, elle sera toujours là à la fin. Une moto qui nous immerge parfaitement dans le décor, avec une belle exposition à la nature, tout se fait ressentir, le froid, la chaleur, les vents… Couplé avec le ronronnement du monocylindre, c’est un vrai régal !
Sur le plan mécanique, elle ne demande pas beaucoup d’entretien, mais il ne faut jamais la lâcher de l’œil ce qui fait aussi le plaisir du voyage, pouvoir bricoler dessus le temps que les saucisses cuisent… En somme, traverser un continent à dos de Royal Enfield, c’est assez rock !!!

-Quels sont les thèmes autour desquels vous vouliez voyager?

Nous avons préparé ce projet sur toute l’année 2015 en souhaitant lui attribuer une forte dimension culturelle. Et notamment à travers l’idée du motojournalisme, où l’objectif est de découvrir les cultures à travers l’expérience de la moto et de les partager avec des reportages vidéo, photo et des captations sonores ! Une sorte d’épopée de reporter… à moto !

D’un côté, nous avons réalisé de petites vidéos visant à partager les paysages hors du commun du continent. De l’autre, des interviews diverses et variées : nous nous sommes intéressés au continent du point de vue des communautés natives comme les Quechuas, les Mapuches ou encore les Yaneshas avec qui nous avons participé aux récoltes de café, de blé ainsi qu’à la pêche. Nous avons également interviewé des personnes rencontrées par hasard sur notre parcours (chez le coiffeur, dans une station essence, un marché, etc.).

L’idée d’El Grito est de partager leur quotidien pour découvrir et partager d’autres manières de vivre ! Nous terminons en ce moment même la production de nos derniers reportages, à suivre sur Facebook et sur www.el-grito.org !

-Comment avez-vous financé, organisé votre expédition? Qui vous a filé un coup de main pour rendre cette aventure réalisable?

Nous avons cherché à intégrer des entreprises, des particuliers et des institutions publiques qui pouvaient être intéressés par la dimension culturelle et sportive, l’aventure humaine et les challenges liés à la moto… Un travail excitant qui nous a permis d’une part de recevoir des apports financiers et matériels, et d’autre part de donner au projet une ampleur et visée intéressante.

Nombreux ont été ceux qui nous ont aidés à réaliser ce projet. Un des 1ers étant bien entendu l’agence Mono 500 ! Gauthier et Yves, nous ont filé un sacré coup de main essentiel au voyage : la préparation des motos, la mécanique à embarquer, l’itinéraire des pistes à ne surtout pas manquer, la révision complète des bécanes dans leurs garages… et un super accueil chez eux en Argentine et en Équateur. Guillaume de chez Tendance Roadster, la 1ere concession de Royal Enfield en France, nous a aussi beaucoup aidé sur la construction du projet et nous a offert toutes les pièces mécaniques pour le voyage. Kytone, Helstons, DMD, Zulupack, Vintage Motors, LoneRider, nous ont habillés et équipés de la tête au pied avec style ! Étienne de chez MotoMagazine avec qui nous préparons un bel article pour le hors-série 2017. GoPro et Acer qui nous ont aidés avec du matériel pour notre communication. EasyMovie qui nous a aidés à monter notre 1er épisode sur le Chili. Sixième-Son, l’entreprise dans laquelle Théo travaillait, qui nous a aidés financièrement et sur la création d’un générique musical d’intro et de fin pour nos épisodes ! Les mairies de Rueil et Suresnes qui ont aussi contribuées financièrement au projet et à sa construction, et tous nos amis et familles par le biais d’une campagne participative. On en profite pour tous vous remercier chaleureusement, vous avez été sacrément géniaux !

-Quels étaient les plus gros challenges selon vous avant de partir, au final, qu’elles ont été les réelles difficultés?
Je pense qu’on était à mille années-lumière de savoir ce qui nous attendait réellement là-bas, on avait lu des forums de motards avant de partir pour aiguiser notre équipement et le tracé que l’on allait suivre, mais finalement tout s’est vraiment joué sur place ! On savait qu’on allait en chier à des moments, et on se demandait surtout si les motos allaient tenir aussi longtemps… et elles ont tenu !

Le premier challenge était de trouver 2 Enfield en état pour ensuite les préparer (création et installation des supports bagages, crashbars, protèges carter, etc.). Ensuite, légaliser notre achat n’a pas été une mince affaire : on a dû trouver une personne de nationalité chilienne pour légaliser notre statut (en draguant une nana dans un bar !), puis une dizaine d’aller-retour chez le notaire nous ont été nécessaires pour enfin décoller de Santiago du Chili direction Ushuaïa !

salar-de-uyuni-bolivie-2Concernant les difficultés réelles, on s’est aperçu rapidement que la constance physique et mentale présentait forcément un autre visage dans la réalité : 7 mois de moto non-stop sur ces routes-là demandent un vrai travail d’endurance, et on pèse nos mots ! 😉

Plus robuste donc fut le défi moto, car nous ne nous attendions pas à traverser autant de difficultés en altitude comme le froid, la neige, le manque d’oxygène, le passage de rivières ou de pistes rocheuses !

Mais de toute façon on ne voulait pas « s’attendre à quelque chose » particulièrement par ce que dans ce genre de voyage où rien ne se passe véritablement comme prévu !

-Quel souvenir (1 par pays) garderez-vous en tête? Un coup de cœur?

Au Chili, la route de Puerto Natales jusqu’à Torres del Paine, en pleine Patagonie chilienne, avec un vent pas possible : tu es le point de détail d’une vaste peinture où se mêlent des couleurs ocre, orange, blanche et toi tu traverses ses paysages, seul sur la route, entourée de guanacos et survolée par les condors des Andes, tu sens réellement l’immensité et l’hostilité de la nature à tes côtés, le bout du monde est proche !

En Argentine : y’en a pleins ! C’est un pays dingue ! Mais en visant large notre coup de cœur est la région de Salta, parce qu’à moto c’est vraiment le pied ! Sur asphalte ou sur piste, on est en permanence entouré de paysages hors du commun : des roches rouges parfois violettes, avec de la végétation ou parfois des zones plus que désertiques ! On a suivi la route 40 quelques jours, on était fou ! Puis en direction d’Atacama on a passé le col d’Acay, un des cols les plus hauts des Andes accessibles par la piste ! C’était grandiose ! On comprend maintenant pourquoi Mono 500 est à Salta maintenant ! 😉

salta-cafayateEn Bolivie : Le salar d’Uyuni et la sensation de rider sans fin, sans limites sur un interminable désert de sel ! On a même tenté la luge tractée par moto là-bas !

Au Pérou : Les routes en direction de Lircay, sur de l’asphalte tout neuf dans une multitude de lacets au cœur des Andes verdoyantes à 3 000 mètres d’altitude ! Une sensation unique de solitude en traversant les différents flancs de montagnes pour finir dans un village caché entre troupeaux de lamas, vigognes et moutons pour rencontrer une communauté quechua étonnante de partage et de sympathie avec qui nous avons vécu quelques jours !

lircay-quechuas-perouEn Équateur, petit pays, mais puissant dans son potentiel géographique ! Avec le triptyque montagne-jungle-océan c’est toujours une découverte et tu passes de l’un à l’autre en quelques heures, et ça, c’est vraiment une sensation exceptionnelle ! On a fait en 1 journée 4000 mètres de dénivelé depuis le lac du Quilotoa, avec un bonnet, jusqu’à la côte en passant par la jungle, et ses 35 °C !!

La Colombie, une population vivante, des paysages tropicaux également où l’on a traversé de nombreuses pluies tropicales ! Le meilleur souvenir : l’arrivée à Bogota après 5 jours sans s’arrêter à travers les montagnes et les villages farcs ! Tout ça pour regarder la finale des bleus à l’Euro… et on connaît la suite !

– Quelle mentalité représente le plus la mentalité d’Amérique du Sud?

Globalement ce sont des mentalités beaucoup plus vivantes, et si l’histoire de ses populations, beaucoup plus récente que celle du vieux continent, a été entachée par des guerres et des dictatures militaires, leur lien commun aujourd’hui réside surement dans leur enthousiasme naturel au quotidien, et ne voyait pas de niaiserie là-dedans ! Un Sud-Américain a également un amour inconditionnel de la famille et une grande fierté pour sa patrie. Ici le chauvinisme ne crée pas d’amalgame ! 😉

– Vous avez choisi la Royal Enfield pour faire plus de 25.000 km de routes et de pistes en tous genres, vos bécanes ont tenu le coup ou vous avez passé vos soirées à les bricoler? Recommanderiez-vous cette moto pour voyager?

C’est vrai qu’en 8 mois nos motos ont eu la vie dure, et on a évidemment eu des petites bricoles à réparer, des vis à resserrer, mais on n’a jamais eu de graves problèmes !
Là-bas, les routes ne sont pratiquement jamais les belles lignes asphaltées que nous avons en France : plus écorchées, elles sont aussi moins bien entretenues et on trouve encore souvent des pistes sur des voies principales de circulation (notamment en Patagonie). Les motos ont passées toutes ces épreuves !

ruta-40-abra-del-acayBien sûr ! On recommande cette moto pour voyager, car elle est pratique en plus d’avoir du style : elle est fidèle dans le temps, super maniable – une GS par exemple ne passe dans les montagnes rocheuses qu’on a pu faire en Bolivie par exemple – se répare facilement avec son moteur ouvert et surtout elle inspire tous ceux qui croisent sa route ! 😉

– Vous venez de terminer votre voyage, qu’en avez-vous retiré

Une compréhension beaucoup plus pertinente d’un continent unique qui partage la même langue, mais où chaque pays est fort d’une histoire, une culture et d’un mode de vie distinct. En tant que français, on a compris également comment les idées françaises ont pu être une source d’influence pour ces cultures à partir de la Révolution française : les idées des Lumières dans ses valeurs démocratiques comme dans le système éducatif avant-gardiste de l’époque. Il y a vraiment une bonne image de la France partout sur le continent. D’ailleurs bon nombre de ces populations ont appris le français en seconde langue jusqu’à la génération de nos parents !

On a rencontré un état d’esprit beaucoup plus facile à vivre, plus souriant que ce que l’on connait en Europe, une simplicité de vie et un enthousiasme qui font beaucoup réfléchir ! Et puis toutes les personnes que nous avons rencontrées… ce sont finalement ces relations courtes, mais intenses qui ont façonnées et données du sens à cette belle expédition !

-Et maintenant que vous êtes de retour à la vie normale, quel nouveau projet vous titille?

Déjà, on va continuer sur le projet El Grito, finir les reportages et surement faire une exposition ! On a énormément de contenus qu’on a envie de mettre en valeur et montrer ici en France ! Ensuite, Tanguy va reprendre un master en Urbanisme et Immobilier tandis que Théo va suivre sa voie dans la communication et l’audiovisuel, et surement le documentaire !
Question moto, toujours en Enfield, s’attaquer à la France beaucoup plus (quand même !), l’Espagne et le Portugal aussi ! Puis préparer un autre grand voyage… l’avenir nous le dira !

Carnet de route – Le journal d’un guide moto en Argentine

Julien notre guide, vous raconte son dernier voyage avec nos clients. Anecdotes, impressions et une passion pour la Royal Enfield qui permet de rouler là où d’autres ne peuvent pas.

La chevauchée andine en Royal Enfield: carnet de voyage d’un guide moto en Argentine

des royal enfield personnalisées

Chacun la sienne avec nos nouvelles peintures

L’équipe Mono 500 est prête pour accueillir un joyeux groupe d’amis motards, composé de 5 pilotes dont 3 voyageant en duo. Dès leur arrivée, nous nous retrouvons au garage où nous faisons connaissance. Après avoir découvert nos locaux, chacun écoute attentivement le briefing de roulage puis choisit sa Royal Enfield, les nouvelles couleurs de peintures que nous avons réalisés font sensation ! Après avoir gouté à la gastronomie locale autour d’une bonne parilla de viande et dégusté quelques bouteilles de torrontes et de malbec, le rendez-vous du départ est donné pour 8h le lendemain matin.

Le départ

Notre groupe d’aventuriers quitte Salta et prend la direction du sud, en tant que guide j’ouvre donc la route suivi des 5 motos. Chacun prend ses marques avec la Royal Enfield et commence à ouvrir grand les yeux avec l’apparition des montagnes rouges ocres. Walter et Miguel, notre équipe d’assistance, ferment le convoi à bord du 4×4 chargé de pièces mécaniques et des bagages.

Des pistes vers Tafi del Valle

Des pistes vers Tafi del Valle

Nous faisons route vers notre première étape, Tafi del Valle. La fraîcheur de fin de journée nous rappelle que nous commençons à prendre de l’altitude. Un magnifique spectacle nous attend dans la lumière du soir, nous descendons l’asphalte vers une mer de nuage spectaculaire qui entoure le lac Angostura.

Quoi de mieux au petit matin qu’une descente de 40 kms en lacet avec des virages zigzaguant à travers une forêt envoûtante semi-tropicale ? Nos pilotes sont aux anges ! Le GPS de Philippe un peu moins, puisqu’étant mal arrimé à son guidon il ne passera pas le test du bus de 20 tonnes lui roulant dessus.

Un paysage démesuré

ruines de Quilmes

Les ruines de Quilmes

De Andalgala en direction de Fiambala, chacun prend la mesure de la démesure grandiose du territoire Argentin. Les bandes de bitume déroulent sur parfois plus de 40 kms, sans l’ombre d’un virage digne de ce nom à l’horizon ! Nous ménageons nos montures ainsi que le monocylindre 500cc en adoptant un rythme de croisière propice à l’évasion de l’esprit donnée par cette immensité géographique de liberté.  Puis ce sont les paysages plus arides et désertiques qui nous ouvrent les bras, avec une pépite nichée au sein de la roche volcanique où nous faisons étape, Fiambala et ses thermes d’eau chaude !

Le domaine de Piatelli à Cafayate

Le domaine de Piatelli à Cafayate

Pendant 2 jours nous remontons vers le nord avec pour objectif Cafayate. Nous y arriverons en empruntant la célèbre Route 40 et en profitons pour visiter un des trésors culturels du Nord argentin, les Ruines de Quilmes.

Cafayate sait accueillir le visiteur de passage en lui offrant les meilleurs vins de la région, nos voyageurs en profitent pour souffler un peu et se détendre pendant que notre mécano Walter alias Poppy en profite pour faire quelques réglages mécaniques et bichonner nos belles Royal Enfield avant d’attaquer la piste.

Visite d'une bodega à Cafayate

Visite d’une bodega à Cafayate

Une visite de bodega suivi d’un déjeuner dans un endroit tutoyant le paradis, laisse bien souvent nos motards avec les yeux qui brillent d’émerveillement. Ce jour-là, nous serons gâtés puisqu’une célèbre chanteuse de Buenos Aires attablée à côté de nous nous offrira une session acoustique privée remplie d’émotions. Même Laurent et Christophe iront de leurs petits pas de danse !

La spéciale

Aujourd’hui nous attaquons une des spéciales du Rally Dakar, Cafayate-Cachi.

Une piste emprunté par le Dakar, passage un peu gras, une formalité pour nos Royal Enfield

Une piste emprunté par le Dakar, passage un peu gras, une formalité pour nos Royal Enfield

Nous sommes accueillis dès l’entrée de la piste par un superbe bac à sable, tout le monde est dorénavant confronté à la vraie aventure avec ce bel exercice de pilotage. Nous dégonflons un peu les pneus et c’est parti ! Même les novices du off-road qui, en l’avouant à demi-mot appréhendaient un peu ce genre de terrain, s’en sortent haut la main et prennent même du plaisir à rouler en glisse. C’est poussiéreux mais heureux que nous arrivons en longeant le Rio Calchaquies.

La Royal Enfield est vraiment excellente pour ces belles pistes qui permettent d’avoir de bonnes sensations de pilotage sans être un pro de l’enduro.

Des paysages… et une histoire

La piste vers Iruya

La piste vers Iruya

Après un passage par Salta, nous continuons vers le Nord avec la fameuse route de la Cornisa et ses centaines de virages étroits. Quand soudain apparait devant nous la célèbre Quebrada de Humahuaca avec ses montagnes de minerais multicolores, quel décor ! Une crevaison, un réglage d’injection et un col à 4000m plus tard, nous faisons étape dans le petit village d’Iruya niché au fin fond d’un canyon envoûtant. Nous sommes seuls au monde sur la piste qui y mène, seulement quelques condors planent au-dessus de nos casques.

Le jour suivant, nous découvrons les localités de Humahuaca et Tilcara où les passionnés d’histoire peuvent satisfaire leur curiosité avec la visite des vestiges vieux de mille ans d’une ancienne forteresse Inca, Pucara.

Salinas Grandes... que dire de plus...

Salinas Grandes… que dire de plus…

Pour notre dernier jour, une des merveilles naturelles du nord-ouest argentin nous attend, les Salinas Grandes. Ce désert de sel de prêt de 500 km² nous hypnotise dès que nous l’apercevons au détour des hauteurs d’un passage de col à 3800m d’altitude. Une seule envie, aller y poser nos roues ! Le froid mordille le bout des doigts, la descente en lacets permet de s’en donner à cœur joie et de prendre de l’angle, quelques vigognes nous coupent la route et nous y sommes ! Toujours aux petits soins pour nos amis voyageurs, l’équipe leur sort le grand jeu avec une copieuse picada de charcuterie et de fromages locaux, improvisée au milieu de l’immensité de sel blanc.

Bonheur et souvenir garantis !

Et si vous aussi vous voulez nous rejoindre, consultez nos prochaines dates de départ !

L’Équateur en Royal Enfield !

Grâce à Mono 500 vous pouvez visiter l’Équateur sur une moto mythique : La Royal Enfield.

mono500-equateur-royal-enfied-8Petit pays situé entre le Pérou et la Colombie, l’Équateur est un véritable bijou pour les amoureux de paysages et d’aventures. En quelques jours, au guidon de votre moto, vous pourrez découvrir les plages idylliques de la côte Pacifique, emprunter des pistes au coeur de la forêt Amazonienne pour finir par rouler sur les magnifiques routes pour atteindre les sommets de la Sierra, partie équatorienne de la Cordillière des Andes.

Dans ce court article, nous allons vous présenter en quelques lignes ce que vous pourrez voir en prenant la route avec nous, mais à votre retour, vous aurez de quoi écrire un livre !

La jungle amazonienne

L’Amazonie couvre près de la moitié du territoire. Plus vieille forêt du monde, elle abrite l’écosystème le plus riche du monde. L’Équateur abrite une partie des rivières qui se rejoindront pour former le fleuve de l’Amazone, au guidon de votre Royal Enfield spécialement préparée dans nos ateliers, vous arpenterez les pistes en profitant des paysages magnifiques et d’une immersion totale dans cette partie du monde encore sauvage.

La Panamericaine

Célèbre route qui relie l’Alaska à Ushuaïa, vous pourrez emmener votre Royal Enfield entre volcans, océan et forêt. En Équateur, la route est très bien entretenue et vous permettra de profiter des paysages uniques qu’offre le pays.

La route des volcans

Il faudra bien respirer avant d’emprunter les 200km de cette route sinueuse, car les paysages qui se cachent derrière chaque virage sont époustouflants. Avec comme point d’orgue le Quilotoa, volcan éteint abritant en son centre un lac aux eaux cristallines.

La côte Pacifique

Après avoir arpenté les routes escarpées et les pistes au coeur de forêts tropicales, la côte Pacifique offrira un havre de paix aux voyageurs fourbus. Plages désertes habitées par les tortues et les albatros, baignade dans une eau limpide, repos au son du marimba…

Chez Mono 500, nous sommes fiers de vous proposer ce voyage de plus de 2400km en 11 jours. Découvrez-le dès aujourd’hui et réservez votre place, le prochain départ est proche !
Pour vivre notre aventure au quotidien, rejoignez-nous sur Facebook

Quelques images pour vous faire saliver

Préparer sa moto pour un long voyage

Le voyage à moto peut se réaliser et se vivre de plusieurs façons, Frédérique et Aldo ont eux choisi depuis longtemps sa version la plus légère et authentique. Une préparation au minimum, un itinéraire approximatif, un équipement réduit et la ligne d’horizon à atteindre avant la tombée de la nuit comme objectif.

Comme le dit Aldo : « Bien de belles choses commencent par des rêves. Ainsi, après avoir peuplé
vos nuits, vos rêves d’exotisme à moto s’invitent en pleine journée. Votre
capacité de concentration en est affectée et au boulot votre chef vous trouve
un peu trop « ailleurs ». Il est temps de réagir ! Car, après le temps du rêve
vient celui de la réalisation ! »

 » Bref, on part, l’air de rien, sans trop se rendre compte… »

Riche de plus de 30 années d’expédition à travers le globe de la Transamazonienne à la Transsibérienne, ajouter à cela une prédilection pour les routes les plus difficiles d’accès qui vous collent des frissons de vertige en regardant par delà le bas côté, voilà ce qui fait vibrer et avancer ce couple de voyageur heureux. Aldo a su compiler toute son expertise et son talent d’explorateur dans un livre qui devrait être la bible du voyageur à moto voulant préparer sa monture de la meilleure des manières.

 » Nous pensions encore que pour voyager à moto il fallait de solides connaissances en mécanique et une bonne résistance physique…aujourd’hui nous sommes convaincus que rien de tout cela n’a de réelle importance « 

Ce guide pratique du voyage à moto respire le vécu autant que l’ingéniosité nécessaire face aux galères rencontrées sur la route. De la mécanique à l’équipement en passant par le superflu à jeter et l’essentiel à emporter, vous serez déjà presque sur la route en lisant ce recueil d’astuces et de conseils bienveillants.

Mono 500 vous le recommande chaudement, demandez votre exemplaire !

Découvrez également leur récit de Paris à Sydney accompagné de photographies professionnelles

Raid à moto Argentine, Bolivie, Pérou : retour sur un périple exceptionnel !

Cette année, après plusieurs mois de préparation, notre agence de voyages à moto a réalisé une première mondiale : rallier le Macchu-Picchu au Pérou depuis Salta en Argentine au guidon de ses fidèles Royal Enfield Classic 500 EFI.

4 membres organisateurs. 2 mois complet de traversée. 4 itinéraires. Près de 12 000 kilomètres parcourus. 40 baroudeurs audacieux soigneusement sélectionnés et animés par le même désir : relever un défi logistique et mécanique en partant à l’assaut des plus belles routes des Andes au guidon de la belle Royal Enfield. Retour sur une aventure extraordinaire…

Pour mettre toutes les chances de réussite de notre côté, toute l’équipe a été mobilisée : Chloé (logistique), Gauthier (guidage), Simon (mécanique) et Andres (assistance).

Nous avons commencé par ressortir les notes et cartes de nos repérages et avons étudié tous les éléments en collaboration avec les autorités et acteurs locaux pendant plusieurs mois. Il nous a fallu préparer les passages de frontières, optimiser des itinéraires, sélectionner les plus routes, les pistes les plus folles et les sites incontournables du continent sud-américain : Le Salar d’Uyuni, le Lac Titicaca, le Canyon de Colca et le Machu-Picchu.

Inutile de chercher à raconter le détail de chaque journée, un roman de suffirait pas… En revanche, il est intéressant de retenir les moments forts de cette expérience ainsi que les difficultés rencontrées lors de cette expédition à moto inédite.

Le choix des équipages

Nous proposons ce genre d’aventure en priorité aux motards qui ont déjà partagé au moins un voyage avec l’équipe Mono 500. D’abord parce qu’ils le méritent mais aussi parce qu’ils connaissent le fonctionnement de l’agence. Nous avons placé en priorité des groupes d’amis qui voyagent souvent ensemble, qui se connaissent déjà et savent rester soudés face à toutes les situations.

En toute transparence nous les avons tous averti des incertitudes techniques, des dangers et des risques à ne pas négliger. L’idée n’était pas de leur faire peur mais plutôt de nous préparer ensemble à affronter des situations délicates.

Conscients des risques et de l’engagement qu’un tel voyage implique, ces motards de tous horizons se sont préparés pendant plusieurs mois. Certains d’entre eux ont préparé leur organisme pour résister aux conditions extrêmes des Andes. A l’aube de l’hiver, à plus de 4000m d’altitude dans des conditions d’hébergement et d’alimentation parfois spartiates, il est capital de posséder une bonne forme physique et un moral d’acier !

L’aventure humaine était au centre de ce challenge ! Nous avons partagé des grands moments de joie, des moments plus difficiles aussi… mais nous avons toujours pu compter les uns sur les autres. Et on s’est bien marré !

Une météo exceptionnelle

Tout d’abord nous avions choisi le début de l’hiver. Conscient de la forte baisse des températures mais on préfère éviter les pluies qui sont parfois ingérables dans ses régions. Sur 2 mois de traversée, l’équipe n’a essuyé qu’une demi-journée de pluie. Les températures allaient de -10°C à +35°C avec des vents parfois violents.

Un challenge mécanique relevé

Partant du principe que le parc de motos de l’agence ne verrait pas de garage pendant 2 mois, Simon a d’abord passé 1 mois complet pour démonter entièrement chaque moto, refaire les moteurs, renforcer les châssis et faire quelques modifications pour que les bécanes ne lâchent pas sur la route. Aussi, Simon a préparé un stock de pièces complet pour les motos et les véhicules d’assistance comptant près de 2000 références sans compter les outils.

Sur 2 mois, nous avions quelques journées de repos prévues pour l’entretien des machines. Nous en avons profité pour changer des suspensions et des roulements, réglé des problèmes électriques et des soupapes.

Une fois sur la route, nous n’avons eu aucun problème mécanique réel, ni même une crevaison…. Chapeau Simon !

Le passage des frontières, une vraie galère

Le second choix tactique était celui des postes frontière. Nous savions que nous aurions du mal à passer les véhicules dans la mesure où les lois sur le sujet restent floues et ne sont pas toujours appliquées… Dans ce genre de situation il faut être méfiant, car le risque au-delà de la corruption est de se voir confisquer les motos ou même séquestrer en personne par des autorités locales pas toujours bienveillantes.

Nous avons d’abord perdu 48h à l’aller pour sortir d’Argentine. Ensuite il a fallu négocier une demi-journée entre la Bolivie et le Pérou. Idem au retour. Même si nous en sommes venus à bout, nous retiendrons de cette expérience une dose de stress insupportable et un risque démesuré.

Le choix des itinéraires… presque sans faute !

En Royal Enfield dans des régions isolées, le kilométrage quotidien peut-être une limite. Par ailleurs, nous tenions à ce que cela reste un voyage et non une course. Partant du principe que nous pouvions perdre du temps (frontière, météo, mécanique, fatigue etc…) il fallait prévoir des journées tampons. Pour que ce type de raid reste accessible à tous les pilotes, nous devions nous assurer que chaque étape était faisable et respectait nos critères de sécurité (proximité de points de chute et de centre hospitaliers par exemple).

Sans perdre ces éléments de vue, nous avons calibré chaque étape pour qu’elles soient une découverte unique et une expérience motarde hors norme. A l’approche du Salar d’Uyuni en Bolivie l’état de la piste nous a fait perdre 2 jours que nous avons donc modifié pour le retour. Au Pérou, nous avons aussi modifié l’approche de la ville d’Arequipa car un syndicat minier avait lancé une grève nationale violente. Tout le reste du parcours était magnifique, parfois très technique mais magnifique.

3 chutes, le point noir de l’expédition

Malgré un travail de préparation minutieux qui ne laisse rien au hasard, il est difficile d’organiser ce type d’expédition sans avoir conscience des vrais risques encourus. Sur les 12.000 kms parcourus avec 10 motos (soit 120.000 kms cumulés) nos pilotes ont subi le froid, le chaud, la fatigue, la technicité de la piste ou le capharnaüm des grandes villes d’Amérique du Sud… Dans de telles conditions il est impossible de garantir à 100% la maitrise de sa moto, surtout sur des terrains nouveaux et piégeux.

Malheureusement, 3 de nos pilotes sont tombés pendant le road-trip. Dans les trois cas, le véhicule d’assistance tout terrain équipé de matériel médical nous a permis de réagir rapidement et de rapatrier en urgence les blessés. Les membres de l’équipe, formés aux gestes de premiers secours, ont pu prendre en charge les premiers soins avant de passer le relais au centre médicaux les plus proches. Aujourd’hui, ces 3 voyageurs vont bien mais je crois qu’il est important de rappeler les dangers inhérents au voyage à moto, qu’il soit encadré par une équipe de professionnel ou pas.

Bilan de l’expédition

Vous êtes nombreux à nous demander si nous reconduirons ce périple dans les années à venir. La réponse est oui, mais pas tout de suite ! Comme vous avez pu le constater, cette première grande traversée andine est une réussite dans la mesure où tous les participants nous ont témoigné leur gratitude et satisfaction à leur retour. Le challenge est intéressant et les paysages sont absolument uniques. En revanche, je dois avouer que d’un point de vue logistique, l’incertitude qui plane au-dessus des passages de frontières est un vrai frein à l’organisation d’un tel voyage. L’Argentine et la Bolivie sont en train de rédiger les lois et signer les accords qui régissent cette problématique. D’après les autorités locales, ces lois devraient entrer en vigueur dans les 3 années à venir (oui, tout prend du temps en Amérique du Sud). Dans ce seul cas, l’agence proposera à nouveau l’expédition.

Remerciements

Je profite de ce témoignage pour remercier tous les voyageurs qui nous ont accompagnés sur cette expédition ainsi que tous ceux qui n’ont pas pu nous rejoindre cette année. Votre confiance, votre convivialité et vos encouragements sont un réel soutien pour nos équipes. C’est exactement ce qui nous donne envie de nous dépasser chaque jour un peu plus pour partager avec vous la planète au fur et à mesure que nous la découvrons.

Gauthier D. à Salta le 1er/08/2015.

LE JOUR OÙ ROYAL ENFIELD À DOUBLÉ HARLEY !

C’est officiel, Royal Enfield a vendu plus de motos dans le monde en 2014 que Harley-Davidson !

Basée à Chennai en Inde, Royal Enfield a vendu plus de 300 000 motos en 2014, dépassant les ventes globales de Harley qui sont de 267 000 motos.

Il y a 10 ans, Royal Enfield était encore un acteur en marge du marché, vendant essentiellement des motos sur le marché domestique (l’Inde) et tourmenté par ses 50 ans de moteurs en fonte…

Depuis 2008, après la modernisation de son portefeuille et le déploiement de ses modèles contemporains, comme la classique, la Thunderbird et la Continentale GT, Royal Enfield profite d’un engouement rare en Europe. Alors que dans le monde, les ventes de Harley Davidson augmentent de 3 %, celles de RE ont augmentées de 70 % !!

Eicher Moteurs, le constructeur, ne compte pas s’arrêter là. Il souhaite désormais construire une présence forte en Europe occidentale et aux Etats-Unis, tandis que la demande nationale de ses motos reste toujours forte.

Rappelons qu’en France, l’importateur officiel (la DIP), affiche une progression honorable de 46,9% (520 motos vendues cette année sur le territoire), un chiffre cependant encore bien éloigné des ventes de Harley qui culmine à 8070 motos immatriculées en 2014.

Source : The Times of India