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décembre 2012

J’ACHÈTE UNE ROYAL ENFIELD À DELHI ET JE PARS EN HIMALAYA!

BENJAMIN TROUVE UNE ROYAL ENFIELD 350CC À NEW-DELHI ET PART EN SOLO DÉCOUVRIR LES CONTREFORTS HIMALAYENS

Comment est né ton projet de voyage ?

Depuis tout petit déjà je prenais le guidon de mon vélo, m’imaginant derrière le phare de ma moto prêt pour un voyage au long court. A 14 ans je partais dans le Cantal m’offrir un trip de 150 Km avec une mobylette. Après quelques périples en France et en Europe et toujours à moto, j’envisageais cette fois quelque chose de plus grand. Après une mission de quelque temps en Inde, un peu de temps devant moi, j’avais envie de partir seul, avec ma moto me confronter aux éléments, partir découvrir les routes indiennes par moi-même. Il ne me restait plus qu’ à trouver une bécane, une Royal Enfield bien évidemment, une destination, le Nord de l’Inde l’ Himachal Pradesh et l’Uttarkand et le projet était lancé.

Comment as-tu préparé ton voyage ?

Trois bonnes semaines de préparation, trouver les cartes, les témoignages de routards et autres aventuriers directement sur place à Delhi, les outils, tracer l’itinéraire, trouver la moto, la préparer. J’ai rencontré des personnes extra sur Delhi qui ont su me conseiller sur les routes à prendre et les erreurs à ne pas commettre. C’était vraiment du « fait maison ».

Pourquoi avoir choisi cet itinéraire ?

Je voulais m’approcher de l’Himalaya, j’aurai même aimé passer au Ladakh mais je savais que les cols étaient fermés et qu’il m’était impossible de passer en cette saison. Les régions que j’ai donc ciblé, l’Himachal Pradesh et l’ Uttarkand font parties des contreforts Himalayens et elles semblaient être un beau terrain de jeu pour un motard. De la belle route bitumée, de la montagne, des chemins, des beaux spots tout était réuni pourse faire plaisir en Royal Enfield.

Comment as-tu été accueilli sur place ?

Toujours avec le sourire, les indiens sont formidables, prêt à aider, à vous inviter sans rien attendre en retour, quel décalage avec l’occident ! Je garde un très bon souvenir de ces personnes qui m’ont accueilli et m’ont aidé dans ce périple. Je me rappelle d’une question que l’on m’a souvent posée lors de mon trip, « mais pourquoi voyager seul comme ça à moto ? » Pour beaucoup d’entre eux, cela leur semblait inutile et même incompréhensible. Comme souvent lorsque l’on voyage à moto, et spécialement en Royal Enfield en Inde on vous accueille respectueusement et mes échanges avec les gens du cru ont était riche d’enseignement.

Et ta plus belle expérience ?

Un des plus grand kiff aura été de gravir le Jalori pass, un col à à 3120 mètres d’altitude. Une route qui se transforme en piste, s’enfonçant dans la forêt, et qui ne fait que monter. Des allures folles sont atteintes, 10 à 20 Km/h de moyenne, des cailloux, des crevasses et la moto chargée qui fait son poids.

Plus je monte en altitude, plus les paysages sont extraordinaires. Les derniers hectomètres me paraissent longs, mais quelle chance d’arriver au sommet, certes une belle vue m’y attend mais pas seulement, je tombe également sur des autochtones, ramasseurs de champignons, et pas n’importe quel type de champignons…des morilles. Il n’y avait plus qu’à demander des œufs et franchement une petite omelette aux morilles devenait une belle récompense après un tel effort.

Quel accessoire t’a été le plus utile pendant ton périple ?

Ma carte. Seul élément me permettant de savoir à peu près ou je me trouvais. Car en sortant des sentiers battus, ne vous attendez pas à trouver des panneaux ou autres indications. En pleine campagne, les indiens parlent rarement anglais et trouver son chemin peut vite devenir compliqué. Étant parti sans GPS, je me suis perdu quelques fois, à mon plus grand plaisir d’ailleurs, l’imprévu fait partie du voyage et je dois dire qu’il ajoute de l’excitation à l’aventure.

Et le moins utile ?

Mon pantalon de rechange. Mon jean est resté au fond du sac, tout propre, prêt à l’emploi lors de mon retour sur Delhi. Je ne vous cache pas que l’autre une fois enlevé tenait debout.

Un petit conseil pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure ?

Deux choses importantes lorsque l’on part à moto,bien préparer son itinéraire, et bien choisir sa monture. En effet il est important d’avoir une bonne carte et de choisir des objectifs atteignables. Rien ne sert de courir …

Il faut prévoir chaque étape avant de partir. Quant à la moto, il ne faut pas faire n’importe quoi. Quand je me suis mis à la recherche d’une Royal Enfield sur Delhi, je savais qu’il me fallait une bécane propre et sûre. A mon avis il ne faut pas chercher à faire d’économie, ce n’est pas en partant avec un vieux tromblon que l’on arrive à destination… Par ccontre, n’hésitez pas à marchander ! Et surtout n’oubliez pas les pièces de rechange, avec comme grands classiques les câbles de freins et d’embrayage, l’huile et les chambres à air …

 10) Un projet en préparation ?

Oh oui ! plusieurs choses sont en préparation, dont un beau projet dans les cartons, une agence de voyage moto, tout un programme !  à suivre …

Propos & images de Benjamin G.