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janvier 2013

MARIAGE À MENDOZA, LE ROAD MOVIE DÉJANTÉ

Un road-movie enjoué et léger : cap sur l’Argentine et son vent de liberté !

Qui n’a pas souhaité, sur un coup de tête, traverser l’Amérique du Sud à moto en sortant de Carnets de voyage ? L’ Argentine fait rêver le vieux continent. Elle nous attire, réveille nos fantasmes, chante au loin sa sensualité. Là-bas, même la langue espagnole perd de ses aspérités pour susurrer à nos oreilles des mots caressants. On l’imagine, de l’autre côté de l’océan, trépidante et enflammée, gorgée de soleil et de vin.

Il semblerait que le pays du Sol de Mayo ait exercé son charme sur Edouard Deluc. Ce n’est pas sur la vieille « Vigoureuse » du futur Che que nous dévalons les routes interminables de la Cordillère des Andes, mais au bord d’une voiture rectangulaire aux allures de la Chevrolet deTwo Lanes Blacktop. Au fil de cette traversée picaresque, Deluc nous plonge dans une ambiance enivrante.

Marcus et Antoine sont deux frères si peu semblables que Deluc et ses coscénaristes ont dû eux-mêmes leur donner deux pères différents. Egarés dans leur vie respective, ils atterrissent à Buenos Aires pour se rendre au mariage de leur cousin. De la capitale à leur arrivée à Mendoza, nous voilà embarqués dans une virée de quatre jours, une épopée haute en couleur qui finira par les rapprocher l’un de l’autre.

Tour à tour hilarant, émouvant et suave, Mariage à Mendoza reprend tous les codes du road-movie. Sur la route, se succèdent rencontres incongrues et situations cocasses. Gonzalo (Gustavo Kamenetzky), un maître d’hôtel névralgique, s’attendrit pour ce duo fantasque et s’enfuit avec eux en s’improvisant guide touristique. Puis, une jeune beauté (Paloma Contreras) respirant la poésie et le désir, embarque sans prévenir. Et voilà cette nouvelle famille recomposée en route vers le mariage du cousin, envers et contre tout.
Des nuits « calientes » de Callao y Corrientes aux déserts montagneux de la Cordillère des Andes en passant parles vignobles de Cafayate qui s’étendent à faire tourner la tête, notre joyeuse troupe vit à un rythme fou. En chemin, il y aura les plaisirs du vin et de la chair, une liqueur de prune, des médicaments perdus, une chasse effrénée aux voleurs de voiture, de la poussière de météorite, un cortège explosif de motards, et enfin, un mariage mis en péril par quelques lignes de cocaïne.

Alternant moments de purs divertissements et parenthèses plus profondes sur les rapports humains, on se laisse facilement envelopper par cette généreuse comédie.

Critique Edith Mahieux pour cinergie.be

HORS PISTE SUR LE HUITIÈME CONTINENT

Yves a deux passions, le voyage à moto et les grandes aventures humaines. Alors qu’il a déjà promené ses crampons aux 4 coins du monde, l’île rouge le rappelle toujours irrésistiblement. Quand il a besoin d’oxygène, Yves loue une moto, fait le plein du réservoir et se laisse porter par la douceur de vivre de cette terre chaleureuse où l’aventure et les rencontres sont toujours de la partie… Rencontre.

Propos & images d’Yves V.

Qu’est ce qui t’a décidé à poser tes roues à Madagascar ?

Madagascar me trottait dans la tête depuis une quinzaine d’années. Entre temps, j’ai pas mal voyagé, toujours dans le même état d’esprit, seul ou en comité très restreint, sans trop de préparation, surtout à moto et parfois en mobylette… Cette île-continent n’arrêtait pas de revenir dans les conversations que j’avais  avec d’autres voyageurs, ils me vendaientcette destination comme magique au même titre que l’Inde par exemple. J’avais aussi beaucoup entendu dire que c’est un pays qui se mérite et qui se livre aux voyageurs au long cours qui prennent le temps de s’y attarder.

Comment prépares-tu tes aventures sur la route ?

Le voyage pour moi ne se prépare pas ou très peu. Un vol sec et l’aventure peut commencer… Il débute vraiment à l’aéroport où le hasard des rencontres et des discussions avec les personnes du “cru” m’apporte en général mille fois plus de renseignements que tous les guides et autres agences de voyage. Tout le long du trip, ce sont en fait les malgaches qui organisent le séjour. Il suffit donc de prévoir un petit sac cabine pour pouvoir être mobile et un peu de bagou pour permettre de voir les vrais richesses du pays (les hommes) et c’est parti ! Sans préparation, on évite ainsi d’être pollué par les esprits supérieurs européens qui dépeignent Madagascar comme un pays sous-développé ou les gens sont sales, ou vous pouvez vous faire égorger à tous les coins de rue ….

Madagascar reste-t- elle une destination accessible pour le voyageur à moto indépendant ?

Madagascar est une île à découvrir pour ceux qui veulent bien s’en donner la peine. Le fait d’avoir du temps devant soi modifie complètement la façon de voyager. A l’arrivée à Tananarive, j’ai pris le temps de m’imprégner du “comment ça marche ici” en discutant avec un maximum de personnes, autant avec les résidents blancs que les autochtones. En arrivant, j’ai  demandé à tout le monde où je pouvais acheter une moto japonaise digne de ce nom et quinze jours plus tard j’avais en ma possession une Honda 230 CRF quasi neuve et qui s’est révélée être la compagne idéale pour ce trip. En effet, la mécanique a été mise à rude épreuve tout le long du parcours, surtout sur le début de l’itinéraire qui fait la part belle aux pistes très cassantes. J’y ai rencontré tous les types de terrains : sable, boue collante et glissante, verglas, saignées, pierriers,  rivières à traverser sur une pirogue, slalom entre les troupeaux de zébus… Il faut aussi jongler avec les pilotes autochtones qui conduisent des véhicules hors d’âge.

Selon toi, quels sont les sites à ne pas rater ?

Des endroits magnifiques comme à Antsirab, ses thermes et sa douceur de vivre. Morondave et son allée des baobabs, ses” tsyngs” et ses plages. Tuléar, sa vie nocturne délurée et ses villages de pêcheurs. La côte Sud sauvage avec des plages désertes. Fort Dauphin qui donne l’impression d’être au bout du monde tellement la piste est difficile pour y arriver. Tamatave et sa vie portuaire…

Et les malgaches, ils sont sympas ?

La population locale est très disparate suivant les régions, elle se divise en ethnies avec des rites propres et des façons de penser différentes. C’est le système à l’africaine, une ethnie domine et les autres subissent. Les malgaches sont très complexes, difficiles à cerner mais aussi extrêmement intelligents. Si vous arrivez avec votre arrogance et votre supériorité supposée d’occidental, vous vous rendrez vite compte et à vos dépends que vous êtes chez eux et que c’est eux qui fixent les règles. Ici c’est clair, nous ne sommes pas dans un pays asiatique!

En revanche, le contact est facile. Il ne faut pas hésiter à échanger avec les malgaches, s’adonner à leurs coutumes diverses et variées, s’immerger dans  leurs “vies” et les laisser rentrer dans la notre. Finalement, ils sont extrêmement curieux de ces “blancs argentés”.

Parmi tous tes périples à Madagascar, gardes-tu en mémoire une rencontre particulière ?

La moto me permet de prendre des gens en stop. Ce qui fut le cas avec cette jeune fille qui rentrait de l’école, située à 15 kms à pied de chez elle. Elle m’a invité dans son village en bord de mer, m’a installé dans un “bungalow les pieds dans l’eau” avec une cuisinière à ma disposition. Le chef du village est venu s’entretenir avec moi en me souhaitant la bienvenue, m’informant des choses qu’il fallait savoir pour m’éviter  les “fadys”(choses interdites). Il m’a  donné son aval pour rester dans le village, le tout dans un français châtié. Les villageois m’ont pris en charge en me faisant participer à la vie locale. J’ai eu l’occasion de faire une promenade en brousse avec les enfants qui m’ont montré avec fierté la faune et la flore, j’ai participé à la pêche et même à la toilette dans la rivière ou tout le monde se lave sans pudeur. Mais le plus cocasse fut ma participation à la messe du dimanche matin, l’orateur était tellement fier qu’un blanc soit présent qu’il m’a demandé de faire un discours devant tout le village…

Et en cas de pépin sur la route, comment ça marche ?

Madagascar est le pays de la débrouille, du système D, il y a toujours quelqu’un pour vous aider dans toutes les circonstances. Une piste inondée ? Pas de problème, les jeunes se proposent pour vous transporter la moto à dos d’hommes. Un problème mécanique ? Chacun vient avec ses outils pour vous aider même en pleine brousse ou vous croyez que vous êtes seul au monde. Mais il y a des limites… Lorsque je me suis fracturé une cheville suite à un accident de moto,  ma conscience m’a dicté de ne pas aller à l’hôpital local et d’attendre le retour en France pour me faire opérer.

Raconte-nous une de tes plus belles expériences…

Ma plus grande expérience a été humaine. Là encore, j’ai pris des gens en stop, un couple de malgaches : madame institutrice, monsieur agriculteur. A trois sur la moto (le malgache est svelte), nous nous sommes rendus dans leur village. J’y ai passé trois jours inoubliables ! J’ai eu l’occasion de partager le quotidien de cette prof et ses élèves de cours élémentaire et les travaux des champs où j’ai essayé humblement d’aider. En contrepartie, j’ai amené le cinéma et la discothèque avec mon PC et j’ai ouvert un compte au bar local afin d’offrir la bière… soirée mémorable !

Sur place, quel accessoire t’est le plus utile ?

L’accessoire le plus utile est ma langue ! Le fait de chercher à communiquer vous ouvre toutes les portes.

Et celui qui ne te sert pas à grand-chose ?

Ma carte bleue.  Avec un minimum d’argent, on peut voyager confortablement à Madagascar.

Pour tous ceux qui ont pour projet de partir rouler à Madagascar, aurais-tu un petit conseil ?

Laissez vos aprioris à la maison et laissez vous porter par les rencontres. N’ayez pas peur de rester seul dans un village perdu. Du moment que le chef vous accepte, tout se passe à merveille. Si vous voulez voyager avec des gens passionnés en moto allez sur www.flashmoto.net ; super bécanes et voyage à la carte sans problème.

LE DAKAR VU PAR… MONO 500

Cette année, le rallye a fait deux passages par la Cordillère des Andes côté Argentine.. Il est rentré par le Nord ouest argentin en traversant la Cordillère et les Salinas Grande. Les concurrents sont allés patauger dans les vallées Calchaquies avant de faire étape à Tucuman.

La course s’est déroulée sans encombre dans les plaines de Catamarca. Les vraies difficultés d’orientation et de pilotage ont été essuyé sur les hautes dunes de Fiambala.

Retour sur les 6 étapes suivies en direct par Gauthier de Mono 500, des hauts plateaux de l’Altiplano jusqu’aux plaines de la région de Tucuman…

Etape 7: 11/01/13 Calama-Salta – J1 Argentine:

Après plusieurs jours au Pérou, les coureurs arrivent enfin en Argentine par les hauts plateaux de la Puna. Sur le fameux désert de sel « Salinas Grandes », perché à 3600m, ils changent de cap direction San Antonio de Los Cobres. Sur la piste qui longe le Train de las Nubes les pluies diluviennes emportent de nombreuses portions de pistes, rendant ainsi l’orientation délicate avant d’atteindre Salta la Linda. (La belle)

Etape 8: 12/01/13 Salta -Tucuman – J2 Argentine:

Les pluies ont duré toute la nuit, forçant l’organisation à relever les chronos au km 86 dans les vallées de Calchaquies.Mono 500 accompagne le convoi sur la route 40 jusqu’à Cafayate, Andalgala puis Tucuman pour 24h de repos.

Etape 9: 14/01/13 Tucuman – Cordoba – J4 Argentine:

Les pilotes (et co-pilotes) n’ont pas beaucoup dormi cette nuit. Pourtant, c’est une spéciale de 550km qui les attend aujourd’hui pour rejoindre les lignes de crêtes de La Sierras. Seuls quelques déboires mécaniques sont à déplorer.

Etape 10 : 15/01/13 Tucuman – La Rioja – J5 Argentine:

Belle étape pour les gaulois qui sont les premiers à l’arrivée dans les catégories auto et moto. Le terrain a bien séché, l’orientation est plus facile, les pilotes arrivent tous à bond port à La Rioja.

Etape 11/ 16/01/13 La Rioja – Fiambala – J6 Argentine:

L’étape du jour est raccourcie à cause des déluges des jours précédents. Ce sont les dunes de Fiambala, culminant à 3400m d’altitude qui attendent nos pilotes. Cyril Despres reprend du poil de la bête et rattrape son retard alors que beaucoup continuent de rincer leurs carters dans les rios en crue.

Etape 12 : 17/01/13 Fiambala – Copiapo (Chili) – J7 Argentine:

Au programme aujourd’hui, une dernière traversée de la Cordillère. La course traverse la région de Catamarca d’Est en Ouest avant d’atteindre l’Altiplano. Du sable, des cailloux et des moteurs réduits à 60% de leur puissance à cause des 4500m qui les séparent du niveau de la mer.

LA GASTRONOMIE ARGENTINE S’INVITE SUR LES TABLES FRANÇAISES

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200g par jour par habitant. C’est la moyenne de consommation de viande en Argentine ! Et pour cause, le bœuf fait partie intégrante de la gastronomie argentine. En parillada, à la plancha ou en sauce, la viande argentine est réputée tendre et gouteuse. Accompagnée d’empanadas, ces petits chaussons fourrés à la viande et d’une bonne bouteille de Malbec, elle ravira les papilles des gastronomes les plus exigeants.

Pour découvrir ou redécouvrir les spécialités du pays des gauchos, nous vous proposons une sélection de restaurants argentins réputés pour leur cuisine, leur accueil et leur ambiance caliente.

A PARIS

Cueva del Diablo
Rue du Cardinal Lemoine, l’Argentine a trouvé son antre gastronomique. En effet, La Cueva del Diablo est spécialiste des grillades traditionnelles sud-américaines cuites à la braise de quebracho blanco (charbon de bois issu d’un arbre d’Amérique du Sud).

Dans un décor moderne, fait de bois que relève le rouge flamboyant des chaises, vous serez emportés dans la Pampa dès l’entrée avec les Chorizos (recette maison) ou les Empanadas (faites maison) puis les grillades exquises et enfin les desserts, comme le Dulce de Leche (confiture de lait artisanale). Tout le monde y trouvera son bonheur, des hommes d’affaires aux visiteurs d’un soir ou encore aux étudiants du quartier.
Ici, tout est fait pour que l’on s’évade en Amérique du Sud, aussi bien avec les photos au mur que la boutique de produits à emporter (plats, viandes, alcools).

13 Rue du Cardinal Lemoine – 75005 Paris – Tél : 01 43 26 37 01

El Unico
Dans une vieille boucherie au design années 70, carrelage et lampe orange. Atmosphère cosy et service en VO pour l’une des tables argentines les plus cotées de la capitale.  L’Argentine se déguste version viande et vins. Assis à la table “compartida” (une grande table en verre), commandez un morceau de viande argentine grillée à point et cuite au charbon de bois, par un parillero (un Argentin)… La spécialité carnivore de Unico : le lomo aux épis de maïs et sa sauce “chimichurri”.

15, Rue Paul-Bert – 75011 Paris – Tél.: 01 43 67 68 08.

Café El Sur
Escalope, pièce de bœuf, chausson farci, bananes à la confiture de lait, pâte de patate douce sur une tranche de fromage en dessert, …et bière du Brésil ! L’exotisme et la découverte sont au rendez-vous dans ce café aux multiples facettes. Outre une carte aux prix raisonnables, El Sur reçoit des émissions de radio en direct, organise des expositions, des présentations de livres et propose à la vente des produits d’Amérique Latine dans un cadre sobre.

35, Boulevard Saint-Germain – 75005 Paris  – Tel : 01 43 25 58 28

Tango de Buenos Aires
Cet établissement est l’un des plus anciens restaurants argentins de Paris. Ici vous pourrez déguster les meilleures viandes d’Argentine grillées. La salle est petite mais chaleureuse avec ses poutres apparentes et la musique de Buenos Aires en fond. Ici on ne danse peut-être pas le tango, mais en fermant les yeux, on se croirait à un barbecue en pleine pampa !

77, Rue Mouffetard – 75005 Paris – Tel : 01 43 37 54 42

A LYON

Puerto Argentino
Retrouvez un petit morceau d’Argentine au coeur de Lyon !
La cuisine, riche en couleurs et en goûts, l’accueil chaleureux, simple et convivial du personnel, le charme latin du restaurant font du restaurant Puerto Argentino un lieu incontournable pour s’embarquer dans un agréable voyage gustatif aux saveurs argentines.

20 rue Rize 69003 – Tél. : 04 27 44 66 42

A MARSEILLE

La Paricha
Au cœur du Panier, dans un cadre intimiste, simple mais coquet, l’équipe de La Paricha sert une cuisine aux saveurs variées basée sur le grill argentin. Spécialité de la maison à tester absolument : “L’Assado argentin”.

40 Rue de la Caisserie – 13002 Marseille Tel : 04 91 91 99 39

A LILLE

La Villa Caletas
Viandes grillées comme en Argentine, fajitas, poissons et mille tapas bien sûr. Les vins ne sont pas mal non plus, directement importés d’Amérique Latine ! L’établissement a aussi l’avantage de servir après 23 heures. Un bon plan après le ciné ou le théâtre.

64 Rue Saint André – 59000 Lille – Tel : 03 20 74 94 34

MONO 500 DANS LE FIGARO MAGAZINE

“Au départ de Salta, à l’extrême nord-ouest de l’Argentine, Gauthier et Chloé, tous deux rompus à l’organisation de voyages rares à moto, partagent leur passion avec quelques privilégiés qu’ils emmènent sur des itinéraires hors normes au guidon d’une belle anglaise, la Royal Enfield.”

“Connue pour être la seule moto qui soit encore assemblée à la main (en Inde, désormais), la Royal Enfield s’adapte parfaitement à l’altitude, ce qui en fait la monture idéale pour partir à la conquête de la cordillère des Andes et de la mythique Ruta 40.”

MAXIME PART SEUL EN MOTO EN MONGOLIE

A 24 ans, Maxime décide non-seulement de partir seul à moto en Mongolie, mais surtout en Hiver « afin d’être vraiment le seul touriste »

Comment est né ton projet de voyage ?

Pour moi la Mongolie a toujours renvoyé au mode de vie nomade synonyme de liberté. Plutôt que de m’y rendre en avion, j’ai préféré la moto me permettant de découvrir tous les pays sur la route.La moto est aussi un excellent vecteur de communication permettant de partir à la rencontre de la population locale dans les endroits les plus reculés.

Comment as-tu préparé ton voyage ?

Entre le moment où l’idée m’est venue et le départ il s’est passé 6 mois. Le temps d’être sûr de partir, de s’informer sur les différentes démarches administratives, de s’informer sur l’itinéraire, de préparer la moto et de réunir le matériel nécessaire.

Pourquoi avoir choisi cet itinéraire ?

France, Italie, Slovénie, Bosnie, Croatie, Albanie, Monténégro, Macédoine, Grèce, Turquie, Géorgie, Azerbaidjan, Kazakhstan, Russie, Mongolie

Pour aller en Mongolie je n’ai pas pris la route la plus directe, mais je voulais absolument traverser l’Albanie, la Géorgie et le Kazakhstan qui ne sont pas trop fréquentés par les touristes afin de s’en faire une idée précise. L’idée était aussi d’éviter les grands axes voire les routes afin d’emprunter les routes où les touristes se font rare.J’ai même poussé le vice jusqu’à arriver en Mongolie au début de l’hiver afin d’être vraiment le seul touriste.

Comment as-tu été accueilli sur place ?

Dans tous les pays j’ai été étonné par la facilité à aller dormir chez l’habitant. Ca a été pour moi l’occasion d’en apprendre sur les us et coutumes dans tous les pays. Le plus difficile a été la communication. N’ayant pas de langue commune, la gestuelle et l’intonation jouent un rôle prépondérant.

Une rencontre t’a marquée en particulier ?

Le fait de voyager seul m’a permis de faire d’innombrables rencontres, d’être vraiment ouvert aux autres. Je me souviens notamment des mamans russes qui m’ont aidé à prendre le transsibérien pour rentrer et surtout à mettre la moto dans le train.

Quelle a été ta plus grosse galère ?

Mon arrivée en Mongolie a été terrible. Après avoir dormi avec les douaniers je me suis élancé en direction d’Olgy. 100 km à parcourir avec entre 20 et 30 cm de neige à travers l’Altai. 8h de galère dans un décor de rêve, j’en ai bavé mais ça restera gravé à jamais.

Et ta plus belle expérience ?

Mon plus beau souvenir est sans aucun doute les trois jours que j’ai passé dans l’Altai seul et en autonomie d’eau, de nourriture et d’essence. Après avoir galéré 8h pour rejoindre Olgy, je n’ai pas pu résister à aller voir les lacs d’altitude à l’extrême ouest de la Mongolie. Camper à 2km à vol d’oiseau de la Chine par – 20 degrés a vraiment été un moment fort.

Quel accessoire t’a été le plus utile pendant ton périple ?

Sans aucun doute mon gps, sans lui je n’aurai pas osé m’aventurer dans des coins aussi déserts à l’écart des routes et de toute civilisation.

Et le moins utile ?

En Mongolie mon téléphone a surement été l’accessoire le moins utile car il captait nul part. C’est bien pratique quand le seul moyen d’appeler l’assurance rapatriement est justement le téléphone. Prochaine fois j’embarque une balise gps, c’est sûr.

Un petit conseil pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure ?

Je pense le plus important est de ne pas attendre que tout soit parfait pour partir.
En effet, le risque est de laisser filer le temps sans saisir l’occasion au bon moment.

Un projet en préparation ?

Après un tel voyage, on ne pense qu’à repartir, j’aimerai faire l’Amérique du Sud en moto, et en profiter pour aller faire de l’alpinisme en Bolivie.

Sites: Vagabondages autour du monde

Facebook de Max en Mongolie

Une bonne presse pour la Kawa Versys