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avril 2013

8 HOMMES, 8 MACHINES, UN GRAND VOYAGE.

30 mars 2013, nous rentrons dans l’automne argentin. A salta, le soleil brille et un brin d’air vient rafraichir les terrasses de la place 9 de julio, en plein centre de la petite ville coloniale. Ils sont tous là, après avoir passé quelques jours à Buenos Aires, ils ne se connaissent pas encore et pourtant, ils auraient pu se rencontrer avant… ou ailleurs.

Ils sont 8, certains frôlent la soixantaine et certains l’ont déjà bien entamé, ils ont tous beaucoup travaillé, beaucoup voyagé. Ils ont des choses à raconter les bonhommes. Première rencontre, premiers échanges et les premiers mots d’esprit fusent.  Ils ont soif de d’aventure, ils ont faim de rencontres, ils ont parcouru la planète mais n’en sont pas encore rassasié.

Ils sont venus découvrir l’Argentine à moto, la Cordillère des Andes en Royal Enfield. Nous les avons accompagné pendant 15 jours fabuleux. On aura bien roulé, bien mangé, bien bu aussi. On aura surtout beaucoup ri. On aura redécouvert un parcours qu’on pensait bien connaître, on se sera peut être même un peu redécouvert nous mêmes…

Didier, Philippe et Bernard. Henri et Jack. Philippe et Charly. François. Quelle équipe, quel voyage !

Voici quelques images qui ont parfois du mal à retranscrire le réel mais vous donneront un aperçu des endroits fascinants que nous avons traversés sur ce dernier périple.

L’équipe Mono 500

LE KIRGHIZSTAN EN SIDE-CAR URAL

SYLVAIN ET GAUTHIER PARTENT SUR LES ROUTES DE LA SOIE EN SIDE-CAR URAL

 » Depuis longtemps nous voulions rencontrer des nomades, voyager sur une moto vintage dans un pays où on ne parle pas anglais….Quand nous avons demandé à nos amis voyageurs ce qu’ils pensaient de l’Asie Centrale, on s’est rendu compte que très peu y avaient mis les pieds.
Puis en cherchant sur le net, j’ai trouvé des photos de ce fameux side-car Ural en Kirghizie. Le propriétaire acceptait de nous les louer mais il insistait très honnêtement sur le défaut de fiabilité de ces machines, il nous a même suggéré de venir  avec quelques pièces de rechange pour réaliser notre trip… Mon frangin et moi, on s’y voyait déjà !  »

LA PRÉPARATION

Une fois les sides trouvés, un agent de voyage local nous a trouvé un mécano à Bishkek (un ancien synchroniseur de carburateurs sur la fameuse Ural pour l’armée russe de la grande époque). Ensuite, nous avons simplement pris un vol vers Bishkek où nous avions rendez-vous avec nos montures et notre mécano pour mettre au point ce trip en side-car.

UN ITINÉRAIRE UNIQUE

Le Kirghizstan est une petit pays (5 M  d’habitants pour 15 M de têtes de bétail) enclavé entre le Kazakhstan, la Chine et l’Uzbekistan. C’est donc l’une des mythiques routes de la soie qui s’offrait à nous. Nous avions choisi la fin de l’hiver pour profiter des paysages enneigés et de l’absence de touriste. Au programme, de la Steppe, des lacs d’altitude, quelques cols à passer, des  rencontres avec les nomades et une belle balade à cheval à la frontière chinoise.

DES ÉCHANGES PAS TOUJOURS SIMPLES…

Nous avions une tente et de quoi être complètement autonomes sur les pistes, mais nous avons aussi été accueillis chez l’habitant, dans les villages et chez les nomades (yourtes). Les échanges étaient difficiles car ils ne parlent pas l’anglais et je ne parle pas le Russe…. mais rien de grave, ils mettent toujours les petits plats dans les grands et le langage des signes est apprécié.

UN MECANO DE CHOC

Nous avons fait peu de rencontres lors de ce voyage, tout simplement parce que le climat est très rude en hiver et les nomades se montrent peu en altitude. La belle rencontre de ce voyage fut celle de Victor, le mécano.

Un homme d’une soixantaine d’années passionné par cette bécane et assoiffé d’aventure. D’une patience hors norme, Victor n’a jamais baissé les bras ni même perdu le sourire devant les 60 pannes mécaniques (véridique) de notre trip.

Il a passé 3 semaines sans nous comprendre, à nous dorloter, nous trouver de la viande quand elle était inexistante, nous trouver des pistes pour contourner les rivières… bref, comme un tonton bienveillant.

63 PANNES EN 3 SEMAINES

La seule galère reste la mécanique. Pour 2 motos en 3 semaines, pas moins de 63 pannes dont 53 bougies cramées et une dizaine de bobines d’allumage, un moteur changé en pleine nuit… En partant de Bishkek, un motard Suisse nous avait mis en garde, « vous avez de la chance si vous pouvez sortir de la ville en une seule journée »… Et il avait raison! Il nous a fallu une journée complète pour régler les moteurs et quitter la capitale, d’où l’intérêt d’organiser des points de rendez-vous très réguliers avec le mécano.

LE PRINTEMPS, LA MEILLEURE SAISON

Y aller au printemps fut la meilleur idée car nous n’avons pas croisé un seul touriste mais surtout la nature est en éveil! A 3500m d’altitude au beau milieu de nulle-part, nous avons assisté à la naissance d’un petit Yak et d’un poulain dans la même journée, cadeau de la nature…

RÉVEILLEZ VOTRE ÂME DE BOY SCOUT !

Le matériel de camping permet de s’arrêter n’importe où. Avec une tente, un barbeuk et du bois (rangés dans le panier du side),    on peut dormir et manger partout.
Pour la mécanique, il faut prévoir un bon nombre de bobines d’allumage, des bougies et beaucoup de patience!

Il faut aussi acheter des cartes topographiques sur place en cyrillique (bon courage!) car les carte que l’on trouve en France ne sont pas exhaustives.

OUBLIEZ VOTRE BLACKBERRY…

Le téléphone ne passe nulle-part et la carte GPS est vierge.

CHOISISSEZ UNE MACHINE RÉCENTE

Pour s’éviter les galères, mieux vaut choisir un side plus réçent car les nouveaux modèles sont plus fiable que les vieux. Sur place on en trouve d’occasion mais très vieux et mal entretenus car les pièces viennent de Chine…

ET APRÈS ?

Nous reviendrons c’est sur, moi j’aimerais voir le Tadjikistan et le Kazakhstan en side Ural, même si nous ne parlons pas la langue nous sommes vraiment tombés sous le charme de cette moto, des paysages et de « l’ambiance post URSS ».