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mars 2014

EN DUO SUR LES PISTES… TÉMOIGNAGE ET PHOTOS

Extrait du carnet de voyage de Madeleine et Christophe, un couple d’Alsacien en tour du monde qui nous a fait le plaisir de partager un bout de route avec nous dans le nord ouest argentin, aux frontières de la Bolivie et du Chili…

Chloé, Gauthier, Madeleine, Christophe et Camille

« Nous apprécions chaque étape de notre tour du monde, mais ce circuit à moto, Christophe espérait secrètement pouvoir le réaliser. Une parenthèse qui tient de l’exploit…

Salta, place du 9 de Julio, nous avons rendez-vous avec l’équipe de Mono 500, Chloé, Gauthier et Camille. Tous les trois forment une équipe bien sympathique. Nous faisons plus ample connaissance autour d’un repas clôturé par un briefing concernant les 5 jours à venir… Chloé nous a concocté un circuit condensé sur mesure au nord de Salta, un circuit entre route et piste à travers les hauts plateaux désertiques andins..

Nous découvrons les motos rutilantes, rouge et chromes scintillants avant d’attaquer la Cornisa, une petite route sinueuse à souhait qui traverse une forêt dense.

Nous passons la ville de Jujuy et entrons dans la Quebrada de Humahuaca. L’érosion de la montagne laisse apparaître des strates ondulantes de couleurs chatoyantes, appelées palette du peintre. Le cactus candélabre est la principale végétation dans ce décor minéral.

Nous rejoignons ensuite la piste, passons le col Abra del Condor à 4000 m puis descendons au cœur du canyon pour arriver au soleil couchant dans le village encaissé d’Iruya. Les nuits sont fraiches en altitude mais oh combien reposantes loin des agitations d’une ville.

Pour mieux supporter le mal de l’altitude nous mâchons des feuilles de coca, un usage emprunté aux locaux qui s’avère plus ou moins efficace. Une belle piste passant par des villages hors du temps nous fait découvrir des scènes de vie locales, un gaucho sur son cheval, des enfants nous saluant, des troupeaux de lamas, les habitants d’un hameau qui fêtent carnaval et qui ne manquent pas de nous faire participer au baptême de la farine.

Le lendemain, c’est reparti vers la laguna de los Pozuelos. Cette étendue d’eau salée à plus de 4000 m est déclarée monument national. L’endroit est désertique et pour cause, l’accès y est restreint. Chloé et Gauthier ont su développer depuis leurs 2 années de présence en Argentine un réseau social leur autorisant l’accès à des endroits féeriques uniques. Nous apprécions le pique-nique sur les berges du lac en compagnie de quelques flamants roses. Nous poursuivons à travers des paysages variés entre pistes poussiéreuses et routes à lacets pour atteindre en fin de journée Tilcara.

La Cuesta de Lipan s’engouffre dans la montagne avant d’amorcer une série de virages en épingle pour passer un col à 4170 m puis redescendre vers las Salinas Grandes. Le spectacle est magique, cette petite tache blanche aperçue depuis la montagne, s’est transformée en immense salar.

Nous rejoignons la portion la plus exigeante de la Ruta 40, empruntée quelques semaines auparavant par le Dakar. Tôle ondulée, nids de poule, bacs à sable, cette piste à travers les hauts plateaux et des paysages 3 magnifiques demande une grande concentration.

En fin de journée après une longue étape, un moment d’inattention, de fatigue et plouf… C’est le plongeon! Heureusement dans un bac à sable à vitesse réduite. Nous nous en tirons avec quelques bleus et quelques égratignures sans gravité pour la moto. Le nouvel appareil photo acheté en Australie n’a pas survécu ! La piste continue et la Royal Enfield se laisse à nouveau dompter pour terminer le circuit de la journée.

Tous les soirs, Gauthier et Camille effectuent une révision des niveaux et des pneumatiques, le nettoyage du filtre à air et de la chaine pour assurer la sécurité des motards mais aussi la longévité des motos. Ce soir, suite à notre chute, l’entretien de la moto sera un peu plus long…

Le dernier jour nous longeons la ligne de chemin de fer du train des nuages. La route serpente à flanc de montagne puis se rétrécie et laisse place à une piste qui rejoint le site pré-incas de Tastil. Niché au sommet d’une colline, ce village abritait environs 1100 personnes regroupées dans 300 habitations.

Nous enfourchons une dernière fois notre monture, suivons le lit de la rivière Toro, atteignons la vallée de Lerma qui marque notre retour à Salta et la fin de notre périple.

Nous disons aurevoir à notre Royal Enfield, décidément idéale pour ce genre de circuit. Très maniable pour affronter les pièges des pistes et juste ce qu’il faut de puissance pour apprécier les belles routes de montagne. Elle n’a jamais souffert du manque d’oxygène en altitude, ce qui n’a pas toujours été notre cas. Son look retro attire les regards et les curieux, même dans les villages les plus reculés… Notre périple argentin se termine ici. »

UNE SÉLECTION DE ROMANS POUR PLONGER DANS LA CULTURE ARGENTINE

La 34ème édition du Salon du livre de Paris, qui se tient actuellement à la porte de Versailles  met à l’honneur les lettres argentines. Avec une délégation de trente écrivains parmi les plus représentatifs de la littérature argentine actuelle, l’édition 2014 du Salon du livre de Paris promet d’être à l’image de ce pays à la dimension d’un continent: foisonnante et multiculturelle

Cet événement est l’occasion de vous présenter notre sélection de romans argentins, des auteurs classiques aux jeunes talents, que vous souhaitiez préparer votre voyage, le prolonger ou tout simplement vous plonger dans la culture de ce pays à la croisée des monde…

TANGO de Elsa Osorio

Ana, une Française d´origine argentine, rencontre Luís, un réalisateur argentin venu en France chercher des financements pour un film. Réunis pour un projet de documentaire sur le tango, ces deux inconnus se découvrent peu à peu une histoire commune. Leurs aïeuls se sont déjà croisés sur fond de tango, justement, dans le Buenos Aires du début du XXe siècle, avant les dictatures, quand l´Argentine était une terre promise qui attirait des immigrants venus de partout…

FICTIONS de Luis Borges

Un grand classique ! Paru en 1944, ce recueil de nouvelles à l’écriture très limpide aborde les thèmes récurrents dans l’œuvre de l’auteur : les labyrinthes, les livres imaginaires, la question du temps, le rôle de la mémoire, les miroirs, etc. Ce recueil a fondé tout un pan du genre fantastique moderne, avec ses jeux de logique, ses mises en abyme malicieuses, son onirisme philosophique et sa manière de faire correspondre la réalité et l’imaginaire.

MARELLE de Julio Cortazar

Horacio Oliveira est un nihiliste dont les maîtres mots sont hasard, rêve, fantaisie… L’épopée de cet exilé argentin débute à Paris où il vit un amour total avec Maga ; elle se poursuit à Buenos Aires à la recherche de cette dernière. Et sa vie prend bientôt un cours étrange quand il se persuade de deux phénomènes extraordinaires : la réincarnation de sa maîtresse dans une autre femme et la découverte, dans le mari de celle-ci, de son propre double… Avec ce roman puzzle qui offre la possibilité d’une lecture linéaire ou « butineuse », Julio Cortazar invente le roman interactif.

VOYAGE A MOTOCYCLETTE d’Ernesto Guevara

Le Che, c’est une icône, un visage, un message, la promesse de la révolution au temps où celle-ci avait un sens. Mais le Che n’est pas que cela. Car Ernesto Che Guevara a aussi été une voix et des mots, comme en témoigne le carnet de route qu’il tint lors de son périple en Amérique latine, en compagnie de son ami Alberto Granado. Nous sommes en 1951. Le révolutionnaire n’a alors que 24 ans et la vie devant lui. Son initiation à la lecture politique du monde, c’est sur les routes qu’il la fera, en se portant à la rencontre des opprimés, des exclus, des rebus de la société. De toutes les sociétés.

LE TUNNEL d’Ernesto Sabato

Difficile de ne pas donner raison à Albert Camus et à Graham Greene qui y voient un pur chef-d’oeuvre. On y découvre la confession implacable, sans afféterie et sans psychologie inutile d’un homme timide. Le peintre Juan Pablo Castel l’avoue d’emblée, il a tué Maria Iribarne Hunter, et va raconter par le détail ce qui l’a amené à commettre pareil geste. A décrire comment il en vint à être obsédé par une femme croisée un jour qu’il n’avait ensuite de cesse de revoir.

A DÉCOUVRIR DANS MOTO JOURNAL CETTE SEMAINE

Dans le numéro du 6 mars de Moto Journal, le carnet de voyage de Patrick. Extraits.

 » La piste que nous rejoignons l’après-midi est désertée. La découverte d’Iruya se mérite ! Pour rejoindre cette localité de mille habitants située au fond d’un canyon étroit, il nous faudra avaler 60km de pistes caillassées, passer un col à 4000m et redescendre dans un enchaînement d’épingles en surveillant les bacs à sable… »

« Dernière étape avant le désert d’Atacama chilien, Susquès nous plonge dans une ambiance western. Quelques broussailles emportées par le vent roulent sur un sol poussiéreux. Une station-service digne de Bagdad Café nous accueille. Nous faisons le plein avant de piquer vers le sud pour longer la Cordillère, sur une nouvelle piste du Dakar… »

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