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septembre 2015

Retour de raid en Mongolie

Dans le cadre de ses « voyages-événements » l’agence a organisé cette année un premier raid en Mongolie au guidon du légendaire side-car Ural russe.

Cela faisait longtemps que nous souhaitions retourner en Asie et partir découvrir de nouvelles rencontrées. En 2010, j’avais eu l’occasion de découvrir le Kirghistan en side-car Ural et je souhaitais renouveler l’expérience en organisant une grande première, la traversée des steppes mongoles au guidon de cette machine d’un autre temps…

Basés à l’année en Amérique du Sud, nous avons choisi de collaborer avec un homme de terrain, un guide expérimenté qui connait bien le pays pour y avoir voyagé à de nombreuses reprises avec des groupes de motards. Notre ami Steven, prêt à relever le challenge, nous a donc dégoté une flotte de 7 machines des années 60 à 70. Sur place, il a arpenté la capitale Oulan Bator pour trouver les deux mécanos qui ont préparé les bécanes et un stock de pièces de 200 kg pour assurer notre expédition.

Pour cette balade, Steven a sélectionné une petite équipe locale (accompagnateur, mécanos, cuisinière et chauffeur) qui nous ont suivis dans « Le Uaz », un petit fourgon russe tout-terrain qui grimpe aux arbres. Aussi, il a prévu une moto de secours sur un plateau.

De notre côté, Chloé et moi avons réuni un groupe de 6 cobayes près à tenter l’aventure. Certains avaient déjà voyagé avec nous en Argentine, seulement 2 d’entre eux avait déjà piloté un sidecar. Pour tous, cette aventure relevait du challenge !

La balade en sidecar aura été de courte durée…

Nous étions partis pour relever un défi mécanique. Nous avons malheureusement échoué.
Au départ d’Oulan Bator, les machines ont rapidement montré des faiblesses et ont enchainé les pannes dès les premiers kilomètres. Suite à ma première expérience au Kirghistan, je savais qu’il allait falloir changer régulièrement les bobines et les bougies… mais j’étais loin de me douter que nous allions trouver les sides dans cet état : dès les premières heures nous avons eu des problèmes plus compliqués comme des joins moteur, des vis patinés à régler en permanence, boite de vitesse, électricité. Après trois journées passées à galérer avec 4 motos roulantes sur 7, Steven et moi avons pris la décision de proposer au groupe de changer de montures. Ce fut une réelle déception et une décision difficile à prendre mais ce raid devait rester un voyage, nous devions tout de même profiter de ce merveilleux pays et proposer une alternative à tous ces pilotes venus de si loin pour découvrir les steppes… A l’unisson, le groupe a validé cette décision. Nous avons donc fait venir 6 bécanes d’enduro (250cc) en camion depuis Oulan-Bator pour pouvoir continuer notre périple. J’ai pris un réel plaisir à jouer avec ces machines qui permettent « d’attaquer » un peu sans prendre de trop gros risques.

Un très bel itinéraire, tranquille et modulable

Grâce à l’expérience de Steven sur place, nous avons dessiné un très bel itinéraire d’une douzaine de jours au départ d’Oulan Bator. Cette boucle comptait des étapes relativement courtes pour faire face aux éventuels problèmes mécaniques. Au milieu du parcours, nous avions aussi prévu 2 jours dans des familles de nomades. Les steppes, beaucoup de pistes, des sentiers de montagne, des lacs, des cols, des nuits en yourtes et cette merveilleuse citée de Karakorum (ancienne capitale de l’empire).

Une belle aventure humaine

Même si le groupe était composé de personnalités très différentes, d’âges différents et d’expériences moto très variées, tout s’est super bien passé, même dans les moments difficiles. Les galères mécaniques ont donné pas mal de fil à retordre à notre équipe locale mais ils n’ont rien lâché !

 

Une météo parfaite

Côté météo nous ne nous sommes pas trompés. Nous avions choisi la fin de l’été, l’époque à laquelle les températures baissent un peu (30°C tout de même !). Le soleil a brillé sur tout le parcours avec seulement 30 minutes de pluies et les nuits fraîches nous ont permis de recharger les batteries sous la yourte.

Bilan personnel

Je garderai un excellent souvenir de ce périple mongol même si je dois avouer ma déception de n’avoir pu mener à terme l’expédition en sidecar… Mon expérience, tout aussi subjective qu’elle puisse être, me pousse à croire que la Mongolie n’est pas forcément la destination moto par excellence ! Malgré les apparences, le pays est peuplé sur tout son territoire et les infrastructures touristiques développées. Nous avons été bien accueillis et notre accompagnatrice Sarrul nous a permis de mieux comprendre les codes du pays et d’échanger (un peu) avec nos hôtes. Cependant, les échanges avec les locaux sont beaucoup trop souvent faussés par le passage un peu trop régulier des touristes se déplaçant en véhicules motorisés.

Il faudrait prendre le temps de partager cette vie nomade avec des moyens de locomotion locaux, partir à cheval l’été ou en traineau l’hiver. De plus, il faudrait privilégier les tout petits groupes (pas plus de 5 personnes) pour ne pas se coincer dans une bulle qui rende les rapports « pro-touristiques » avec la population locale.

Pour toutes ces raisons, il est donc peu probable que Mono 500 reconduise un tel périple. Toutefois, je n’abandonne pas l’idée du voyage en Side-car et je poursuis ma quête pour trouver une flotte de machines neuves et fiables pour proposer de nouveaux circuits insolite ailleurs dans le monde…

Je remercie très sincèrement Saruul, Orgilma et Steven pour leur professionnalisme et leur positivité permanente. Aux petits oignons, ils nous ont offert de superbes conditions de voyage et nous ont fait découvrir avec amour et passion leur pays et leurs coutumes. Merci également à nos 6 voyageurs intrépides pour leur confiance et leur bonne humeur tout au long de ce périple.

Gauthier Deschamps

Raid à moto Argentine, Bolivie, Pérou : retour sur un périple exceptionnel !

Cette année, après plusieurs mois de préparation, notre agence de voyages à moto a réalisé une première mondiale : rallier le Macchu-Picchu au Pérou depuis Salta en Argentine au guidon de ses fidèles Royal Enfield Classic 500 EFI.

4 membres organisateurs. 2 mois complet de traversée. 4 itinéraires. Près de 12 000 kilomètres parcourus. 40 baroudeurs audacieux soigneusement sélectionnés et animés par le même désir : relever un défi logistique et mécanique en partant à l’assaut des plus belles routes des Andes au guidon de la belle Royal Enfield. Retour sur une aventure extraordinaire…

Pour mettre toutes les chances de réussite de notre côté, toute l’équipe a été mobilisée : Chloé (logistique), Gauthier (guidage), Simon (mécanique) et Andres (assistance).

Nous avons commencé par ressortir les notes et cartes de nos repérages et avons étudié tous les éléments en collaboration avec les autorités et acteurs locaux pendant plusieurs mois. Il nous a fallu préparer les passages de frontières, optimiser des itinéraires, sélectionner les plus routes, les pistes les plus folles et les sites incontournables du continent sud-américain : Le Salar d’Uyuni, le Lac Titicaca, le Canyon de Colca et le Machu-Picchu.

Inutile de chercher à raconter le détail de chaque journée, un roman de suffirait pas… En revanche, il est intéressant de retenir les moments forts de cette expérience ainsi que les difficultés rencontrées lors de cette expédition à moto inédite.

Le choix des équipages

Nous proposons ce genre d’aventure en priorité aux motards qui ont déjà partagé au moins un voyage avec l’équipe Mono 500. D’abord parce qu’ils le méritent mais aussi parce qu’ils connaissent le fonctionnement de l’agence. Nous avons placé en priorité des groupes d’amis qui voyagent souvent ensemble, qui se connaissent déjà et savent rester soudés face à toutes les situations.

En toute transparence nous les avons tous averti des incertitudes techniques, des dangers et des risques à ne pas négliger. L’idée n’était pas de leur faire peur mais plutôt de nous préparer ensemble à affronter des situations délicates.

Conscients des risques et de l’engagement qu’un tel voyage implique, ces motards de tous horizons se sont préparés pendant plusieurs mois. Certains d’entre eux ont préparé leur organisme pour résister aux conditions extrêmes des Andes. A l’aube de l’hiver, à plus de 4000m d’altitude dans des conditions d’hébergement et d’alimentation parfois spartiates, il est capital de posséder une bonne forme physique et un moral d’acier !

L’aventure humaine était au centre de ce challenge ! Nous avons partagé des grands moments de joie, des moments plus difficiles aussi… mais nous avons toujours pu compter les uns sur les autres. Et on s’est bien marré !

Une météo exceptionnelle

Tout d’abord nous avions choisi le début de l’hiver. Conscient de la forte baisse des températures mais on préfère éviter les pluies qui sont parfois ingérables dans ses régions. Sur 2 mois de traversée, l’équipe n’a essuyé qu’une demi-journée de pluie. Les températures allaient de -10°C à +35°C avec des vents parfois violents.

Un challenge mécanique relevé

Partant du principe que le parc de motos de l’agence ne verrait pas de garage pendant 2 mois, Simon a d’abord passé 1 mois complet pour démonter entièrement chaque moto, refaire les moteurs, renforcer les châssis et faire quelques modifications pour que les bécanes ne lâchent pas sur la route. Aussi, Simon a préparé un stock de pièces complet pour les motos et les véhicules d’assistance comptant près de 2000 références sans compter les outils.

Sur 2 mois, nous avions quelques journées de repos prévues pour l’entretien des machines. Nous en avons profité pour changer des suspensions et des roulements, réglé des problèmes électriques et des soupapes.

Une fois sur la route, nous n’avons eu aucun problème mécanique réel, ni même une crevaison…. Chapeau Simon !

Le passage des frontières, une vraie galère

Le second choix tactique était celui des postes frontière. Nous savions que nous aurions du mal à passer les véhicules dans la mesure où les lois sur le sujet restent floues et ne sont pas toujours appliquées… Dans ce genre de situation il faut être méfiant, car le risque au-delà de la corruption est de se voir confisquer les motos ou même séquestrer en personne par des autorités locales pas toujours bienveillantes.

Nous avons d’abord perdu 48h à l’aller pour sortir d’Argentine. Ensuite il a fallu négocier une demi-journée entre la Bolivie et le Pérou. Idem au retour. Même si nous en sommes venus à bout, nous retiendrons de cette expérience une dose de stress insupportable et un risque démesuré.

Le choix des itinéraires… presque sans faute !

En Royal Enfield dans des régions isolées, le kilométrage quotidien peut-être une limite. Par ailleurs, nous tenions à ce que cela reste un voyage et non une course. Partant du principe que nous pouvions perdre du temps (frontière, météo, mécanique, fatigue etc…) il fallait prévoir des journées tampons. Pour que ce type de raid reste accessible à tous les pilotes, nous devions nous assurer que chaque étape était faisable et respectait nos critères de sécurité (proximité de points de chute et de centre hospitaliers par exemple).

Sans perdre ces éléments de vue, nous avons calibré chaque étape pour qu’elles soient une découverte unique et une expérience motarde hors norme. A l’approche du Salar d’Uyuni en Bolivie l’état de la piste nous a fait perdre 2 jours que nous avons donc modifié pour le retour. Au Pérou, nous avons aussi modifié l’approche de la ville d’Arequipa car un syndicat minier avait lancé une grève nationale violente. Tout le reste du parcours était magnifique, parfois très technique mais magnifique.

3 chutes, le point noir de l’expédition

Malgré un travail de préparation minutieux qui ne laisse rien au hasard, il est difficile d’organiser ce type d’expédition sans avoir conscience des vrais risques encourus. Sur les 12.000 kms parcourus avec 10 motos (soit 120.000 kms cumulés) nos pilotes ont subi le froid, le chaud, la fatigue, la technicité de la piste ou le capharnaüm des grandes villes d’Amérique du Sud… Dans de telles conditions il est impossible de garantir à 100% la maitrise de sa moto, surtout sur des terrains nouveaux et piégeux.

Malheureusement, 3 de nos pilotes sont tombés pendant le road-trip. Dans les trois cas, le véhicule d’assistance tout terrain équipé de matériel médical nous a permis de réagir rapidement et de rapatrier en urgence les blessés. Les membres de l’équipe, formés aux gestes de premiers secours, ont pu prendre en charge les premiers soins avant de passer le relais au centre médicaux les plus proches. Aujourd’hui, ces 3 voyageurs vont bien mais je crois qu’il est important de rappeler les dangers inhérents au voyage à moto, qu’il soit encadré par une équipe de professionnel ou pas.

Bilan de l’expédition

Vous êtes nombreux à nous demander si nous reconduirons ce périple dans les années à venir. La réponse est oui, mais pas tout de suite ! Comme vous avez pu le constater, cette première grande traversée andine est une réussite dans la mesure où tous les participants nous ont témoigné leur gratitude et satisfaction à leur retour. Le challenge est intéressant et les paysages sont absolument uniques. En revanche, je dois avouer que d’un point de vue logistique, l’incertitude qui plane au-dessus des passages de frontières est un vrai frein à l’organisation d’un tel voyage. L’Argentine et la Bolivie sont en train de rédiger les lois et signer les accords qui régissent cette problématique. D’après les autorités locales, ces lois devraient entrer en vigueur dans les 3 années à venir (oui, tout prend du temps en Amérique du Sud). Dans ce seul cas, l’agence proposera à nouveau l’expédition.

Remerciements

Je profite de ce témoignage pour remercier tous les voyageurs qui nous ont accompagnés sur cette expédition ainsi que tous ceux qui n’ont pas pu nous rejoindre cette année. Votre confiance, votre convivialité et vos encouragements sont un réel soutien pour nos équipes. C’est exactement ce qui nous donne envie de nous dépasser chaque jour un peu plus pour partager avec vous la planète au fur et à mesure que nous la découvrons.

Gauthier D. à Salta le 1er/08/2015.

Recrutement : 3 postes à pourvoir en Amérique Latine

1/ (H/F) Vendeur/guide de voyages à moto en Argentine
(CDD local de 12 mois)

Pour compléter son équipe polyvalente, l’agence Mono 500 recherche un profil  autonome, dynamique, organisé et proactif pour vendre et guider ses voyages à moto. Dans le cadre de ces deux missions, vous partagez votre temps entre les bureaux de Salta et les routes du nord-ouest argentin (50/50). Vous êtes convivial, réactif, concentré et responsable. Vous justifiez des compétences suivantes :

  • Maîtrise de l’espagnol et du français.
  • Excellente capacité rédactionnelle et expression orale.
  • Maîtrise du Pack-Office Windows.
  • Forte sensibilité commerciale (écoute, capacité de synthèse et argumentation).
  • Bon niveau de conduite auto/moto.

Les plus de votre profil : bonne connaissance du continent sud-américain, intérêt et maîtrise de la mécanique moto, expérience professionnelle dans le secteur du tourisme, maîtrise de l’anglais, photographie et montage vidéo.

Situation du poste : Salta en Argentine

Date de prise de poste : février 2016.

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2/ (H/F) Guide/mécanicien moto en Équateur

(CDD local 12 mois)

Pour son agence équatorienne ( Guayaquil), Mono 500 recherche un mécanicien moto expérimenté parlant couramment espagnol.

Responsable du garage, vous êtes en charge de l’approvisionnement en pièces et de l’entretien du parc de motos au quotidien. Vous partagez votre temps entre l’atelier à Guayaquil et l’accompagnement des groupes sur le terrain.

Vous possédez une solide expérience, une grande capacité d’adaptation et une forte implication. Vous êtes méticuleux, autonome et dynamique.

Compétences requises :

  • Formation mécanique.
  • 2 ans minimum d’expérience professionnelle dans un atelier.
  • Maîtrise de l’espagnol et du français.
  • Titulaire du permis A et B depuis 2 ans minimum.
  • Disponible un an minimum (période d’essai de 3 mois).

Les plus de votre profil : bonne connaissance de l’Équateur et de la Colombie, bonne connaissance de la Royal Enfield, expérience professionnelle dans le secteur du tourisme, maîtrise de l’anglais.

Situation du poste : Guayaquil en Équateur.

Date de prise de poste : janvier 2016.

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3/ (H/F) Chef de projet Web-Marketing en Argentine

(Stage de 6 mois minimum)

Dans le cadre de son développement, l’agence recherche un profil marketing enthousiaste et passionné par la moto ancienne et « néo-rétro ».
Vous fréquentez déjà les communautés ciblées et vous justifiez de plusieurs expériences en entreprise.
Issu d’une formation Ecole de communication avec une spécialisation digital, vous êtes à la fois créatif, méthodique et rigoureux.

Compétences requises :

-Suite Adobe (Photoshop, Illustrator, Indesign, Dreamweaver)
-Wordpress
-Adwords, Analytics
-Outils de veille et agrégateurs de contenu
-Espagnol et Anglais opérationnels.

Situation du poste : Salta en Argentine.

Période de prise de poste : 1er trimestre 2016.

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POSTES POURVUS

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(H/F) Guide/mécanicien moto en Argentine

(CDD local 12 mois)

Mono 500 recherche un mécanicien moto expérimenté parlant couramment espagnol.

Responsable du garage, vous êtes en charge de l’approvisionnement en pièces et de l’entretien du parc de motos au quotidien. Vous partagez votre temps entre l’atelier à Salta et l’accompagnement des groupes sur le terrain.

Vous possédez une solide expérience, une grande capacité d’adaptation et une forte implication. Vous êtes méticuleux, autonome et dynamique.

Compétences requises :

  • Formation mécanique.
  • 2 ans minimum d’expérience professionnelle dans un atelier.
  • Maîtrise de l’espagnol et du français.
  • Titulaire du permis A et B depuis 2 ans minimum.
  • Disponible un an minimum (période d’essai de 3 mois).

Les plus de votre profil : bonne connaissance de l’Équateur et de la Colombie, bonne connaissance de la Royal Enfield, expérience professionnelle dans le secteur du tourisme, maîtrise de l’anglais.

Situation du poste : Salta en Argentine.

Date de prise de poste : janvier 2015.

Ce poste à été pourvu par Simon C., cliquez ici pour voir son profil.