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février 2016

Garage Royal Enfield : Interview de Simon, chef d’atelier

Simon et son équipe s’assurent au quotidien de la bonne santé de nos Royal Enfield.

Simon, quel est ton rôle chez Mono 500 ? Présente-nous ton équipe ?

Je suis guide moto et chef de l’atelier à Salta. J’accompagne les groupes sur les routes en Argentine et je m’occupe également de l’entretien des 12 Royal Enfield de l’agence et des véhicules d’assistance. Au quotidien, je travaille avec Nico et Walter, deux mécaniciens avec qui nous avons ouvert le garage. Ils connaissent cette moto par cœur et ont chacun leur spécialité. Nico c’est la soudure et les suspensions, Walter c’est l’électricité et moi la prépa moteur.
Notre travail est de fiabiliser les motos en apportant quelques modifs. Châssis, suspension, électricité, admission et pleins de petites choses qui font de cette machine une bête de piste et lui donne plus de caractère sur la route.
A nous trois, nous gérons les stocks, fabriquons les pièces (celles que l’on modifie ou qui ne sont pas importées), on entretient les motos au quotidien et pendant les voyages.

Pourquoi choisir de rouler en Royal Enfield ?
Nous utilisons autant de pistes que de routes. Il nous faut une bécane polyvalente, confortable et facile à prendre en main. La Royal est basse, coupleuse et légère donc sécurisante. Elle permet à tous les pilotes de rapidement la maîtriser, se sentir à l’aise et profiter des sensations sans prendre de trop de risque.
Après il y a le look ! Simple et authentique, elle inspire la curiosité dans les pueblos que nous traversons, c’est génial !

Comment se comporte la moto pendant les trips ?
Cette moto est vraiment agile sur la piste, dans la caillasse ou dans l’eau. Elle supporte bien l’altitude. En préparant légèrement le moteur et en travaillant le cadre pour le rendre plus rigide et mieux suspendu, nous l’avons rendue super ludique sur route.
Mais nous la sollicitons plus que ce pourquoi elle a été conçue dans les années 50… Ils n’avaient pas prévu grimper les Andes à l’époque ! C’est la toute la folie du concept Mono 500.
Alors, elle déboulonne en permanence. L’électronique reste capricieux donc nous sommes en train de réfléchir pour passer sur des modèles  carbus. Aussi, la partie cycle doit être restaurée régulièrement.
C’est un travail à temps plein pour 3 personnes, c’est très intéressant et la satisfaction de nos voyageurs est vraiment gratifiante.

Est-ce que tu trouves des pièces pour t’approvisionner ?

C’est un thème sensible… L’importateur Royal Enfield en Argentine est de bonne volonté mais l’économie protectionniste du pays est un handicap. Les frontières sont fermées et les taxes sont hallucinantes (plus de 150% d’augmentation en 2015). Cela nous amene parfois à payer plus de 7 fois le prix d’une pièce. Alors nous nous approvisionnons en Angleterre, en Inde, en France, en Bolivie, en Uruguay…. Là où il y a de la dispo.
Pour le reste, nous fabriquons nous-mêmes les pièces. Ça nous coûte moins cher mais surtout cela nous permet de les renforcer, de choisir des matériaux plus adaptés à l’utilisation.

Actuellement, toutes des motos sont démontées, Qu’est-ce que tu es en train de faire ?

Les motos ont voyagé sur tous les terrains, avec de nombreux équipages différents. En 2015, elles sont allées au Pérou et en Bolivie pendant 2 mois non-stop, et le reste de l’année elles arpentent la Cordillère sur près de 150.000 km chacune…. Je vous laisse imaginer !
Il est donc temps de leur refaire une beauté, de les restaurer entièrement. C’est simple, on démonte la bécane jusqu’à la dernière goupille, on nettoie, on fait rectifier, on change toutes les pièces moteur, on change tous les caoutchoucs, les joints, les câbles, on refait le faisceau en entier, on les sable entièrement, on soude des renforts châssis et on repeint le tout.

Team MONO 500 : retrouvailles au sommet !

17 janvier 2016. Après 3 semaines intenses sur les pistes les plus folles d’Argentine et de Bolivie, l’édition 2016 du Dakar touche à sa fin.
Pour la deuxième année consécutive, Gauthier, Simon et Yves ont participé à la course aux côtés de l’équipe organisatrice. Basés toute l’année sur le continent sud-américain, nos trois baroudeurs ont mis leurs connaissances du terrain, de la logistique et de la mécanique au service cette course mythique.

Yves, qui gère l’agence Mono 500 en Equateur, profite donc de ce passage en Argentine pour venir retrouver toute l’équipe  dans son QG de Salta. Une belle occasion de se retrouver, de faire connaissances avec les nouvelles recrues  et d’échanger sur les projets à venir.  Avant d’attaquer la nouvelle saison et d’accueillir de nouveaux motards sur les routes, il fait bon profiter de la douceur de vivre de la capitale du nord-ouest pour recharger les batteries…

Nous sommes tous là : Chloé, Justine, Mayra, Gauthier, Simon, Julien, Yves et les mécanos Walter et Nico. Après un barbecue argentin gargantuesque puis et un passage au garage où nous entretenons toutes l’année nos 12 Royal Enfield, nous partons vers la Cordillère des Andes pour un week-end prolongé.

Nous voilà donc tous partis de bonne heure pour un « Sunday Ride » signé Mono500.
Cap au nord, direction l’Abra del Acay, le col carrossable le plus haut d’Amérique ! Nous chargeons les valises des motos avec le strict minimum : une poignée d’outils, un litre d’huile, trois bougies, une chambre à air, une mauvaise pompe à pied et une paire de chaussettes par personne…

Nous descendons d’abord le canyon de las Conchas avant de faire une halte à Cafayate où nous attendent quelques bonnes bouteilles de Malbec chez Piattelli, notre bodéga coup de cœur sur les hauteurs du village. Après une douce nuit dans la magnifique hacienda de Molinos, on plie les gaules tôt le lendemain matin pour attaquer le col de l’Acay

On a profité de ces 3 jours de balade pour tester les modifications que Simon a apporté aux motos : un châssis rigide plus incisif, une suspension raffermie qui rend la moto plus confortable. A l’unanimité, tous les pilotes ont trouvé qu’elles avaient plus de reprise et de couple. Quant aux passagères (Chloé, Mayra et Justine) elles ont pu tester les nouvelles selles confort préparées par notre ami sellier Yves Moillo.

Un beau road trip (trop court) qui nous rappelle que les balades improvisées entre amis sont souvent les plus belles…

Préparer sa moto pour un long voyage

Le voyage à moto peut se réaliser et se vivre de plusieurs façons, Frédérique et Aldo ont eux choisi depuis longtemps sa version la plus légère et authentique. Une préparation au minimum, un itinéraire approximatif, un équipement réduit et la ligne d’horizon à atteindre avant la tombée de la nuit comme objectif.

Comme le dit Aldo : « Bien de belles choses commencent par des rêves. Ainsi, après avoir peuplé
vos nuits, vos rêves d’exotisme à moto s’invitent en pleine journée. Votre
capacité de concentration en est affectée et au boulot votre chef vous trouve
un peu trop « ailleurs ». Il est temps de réagir ! Car, après le temps du rêve
vient celui de la réalisation ! »

 » Bref, on part, l’air de rien, sans trop se rendre compte… »

Riche de plus de 30 années d’expédition à travers le globe de la Transamazonienne à la Transsibérienne, ajouter à cela une prédilection pour les routes les plus difficiles d’accès qui vous collent des frissons de vertige en regardant par delà le bas côté, voilà ce qui fait vibrer et avancer ce couple de voyageur heureux. Aldo a su compiler toute son expertise et son talent d’explorateur dans un livre qui devrait être la bible du voyageur à moto voulant préparer sa monture de la meilleure des manières.

 » Nous pensions encore que pour voyager à moto il fallait de solides connaissances en mécanique et une bonne résistance physique…aujourd’hui nous sommes convaincus que rien de tout cela n’a de réelle importance « 

Ce guide pratique du voyage à moto respire le vécu autant que l’ingéniosité nécessaire face aux galères rencontrées sur la route. De la mécanique à l’équipement en passant par le superflu à jeter et l’essentiel à emporter, vous serez déjà presque sur la route en lisant ce recueil d’astuces et de conseils bienveillants.

Mono 500 vous le recommande chaudement, demandez votre exemplaire !

Découvrez également leur récit de Paris à Sydney accompagné de photographies professionnelles