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juillet 2018

[Presse] Rouler à Madagascar en Royal Enfield

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Cédric Donck, co-associé de Mono 500, dans le prochain Road Trip Magazine, n°49 à paraître fin juillet.

Pouvez-vous nous présenter la nouvelle destination que vous proposez aujourd’hui ?

Madagascar est surnommée l’île rouge. Ces paysages de latérite, ses baobabs et ses lémuriens sont connus de tous. Mais le pays regorge de bien d’autres richesses.
Il offre une très grande variété de paysages que les parcours de Mono500 mettent parfaitement en lumière : les hautes terres ressemblent à l’Auvergne, suivent ensuite des paysages de rizières qui font penser au Vietnam, des massifs érodés semblables à ceux d’Afrique du Sud, puis quelques de kilomètres plus loin, on se croirait dans les canyons du Colorado avant de traverser la savane kenyane pour aboutir sur une plage qui n’a rien à envier à celles des Caraïbes… Tout un programme !

Les paysages époustouflants ne sont pas le seul attrait de ce pays. Mono500 souhaite faire découvrir le pays dans tous ses aspects : comprendre les traditions, découvrir l’artisanat, sans oublier la gastronomie – car oui, à Madagascar on mange bien, et même très bien -.
Pour couronner tout ça,  il ne faut pas oublier de mentionner la qualité de l’accueil sur place. Les malgaches sont d’une gentillesse sans égale, la pratique du français par la grande majorité de la population permet des contacts aisés, et les gens ne sont jamais avares de sourires, d’une petite conversation improvisée ou d’un selfie en compagnie des voyageurs.

A qui s’adresse un circuit tel que celui-là ?

Mono500 a un positionnement clair : nous voulons offrir des destinations authentiques à des voyageurs qui savent l’apprécier. Nous refusons l’industrialisation du voyage moto. Les groupes que nous guidons sont petits (6 à 8 motos), nous prenons le temps de découvrir le pays et nous choisissons des hébergements de qualité. Voyager en Royal Enfield, c’est un art de vivre, c’est combiner liberté et convivialité. Les guides sont l’âme de Mono500, ils connaissent le pays, savent réparer les motos mais surtout créer des liens entre les voyageurs une fois arrivés à l’étape.

Pourquoi avoir choisi des Royal Enfield pour ce nouveau trip ? Des trails n’auraient-ils pas été plus indiqués ?

Royal Enfield est profondément inscrit dans l’identité de Mono500. C’est une façon de voyager que nous aimons. Polyvalente, cette moto permet de prendre du plaisir sur la route comme sur la piste. Nous ne cherchons pas à attirer les fous du guidon, le pays est beaucoup trop beau pour ça. Nous cherchons à attirer des pilotes – souvent accompagnés par un passager – qui veulent vivre une expérience de découverte en toute liberté et à un rythme raisonnable. 200 à 250 kilomètres par jour sur des routes pas toujours bien entretenues vous permettent d’arriver à l’étape avec le sentiment d’avoir bien roulé et d’avoir encore envie de boire un verre avec vos amis.

La suite à découvrir dans le prochain Road Trip Magazine…

Voyager à moto en Équateur

Par Yves Bessard du Parc
C’est un tout petit pays, pas plus grand que la moitié de la France. Encore peu connu. Pourtant, la nature y est reine, les décors fabuleux et le brassage ethnique et culturel d’une grande richesse. Plages du Pacifique, hauts plateaux andins, chaînes de volcans actifs et jungle amazonienne…L’Équateur réunit dans une ambiance latino-américaine chaleureuse une diversité de paysages unique au monde.

Ce projet de voyage à moto en Équateur, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre. Une rencontre un peu particulière entre deux organisateurs de voyages passionnés par le road-trip à l’ancienne, les découvertes et le partage d’expérience.

Il y a quelques années, alors que j’organisais des sorties en sidecar Chang Yang en Chine, Gauthier était basé en Inde et mettait sur pied des circuits en Royal Enfield pour des petits groupes de motards.

Des amis voyageurs nous ont alors mis en relation, devinant les nombreux centres d’intérêt que nous pouvions partager. L’envie de se retrouver sur un projet commun à commencer à germer… Quelques mois plus tard, je quittai finalement l’Asie à bord de mon sidecar pour rallier Paris par les terres. Un exploit mécanique de 22000 kilomètres qui serait une belle transition pour entamer une nouvelle vie de l’autre côté de la planète… Changement de cap, direction l’Équateur !

De son côté, Gauthier partait s’installer en Argentine pour proposer de nouveaux itinéraires en Royal Enfield à ses motards.

Des mois durant, je lui ai vanté les merveilles de ma nouvelle terre d’adoption, le rythme de vie très tranquille, le soleil toute l’année et la splendeur des paysages… Et puis un jour de février, en rentrant du rallye Dakar après une longue saison à moto dans les Andes, Gauthier m’a passé un coup de fil : «  J’ai eu ma dose de poussière et de caillasses, je veux voir la mer ! Et puis…Il est grand temps d’étendre le terrain de jeu de la petite Royal Enfield… ». 3 jours plus tard, on se retrouvait chez moi à Guayaquil et l’aventure commençait…

Après une première nuit passée à étudier les cartes pour fixer les étapes de ce premier repérage en duo, nous embarquons dans ma Coccinelle de 1974 dans laquelle nous jetons nos sacs, une boîte à outil et un CD d’Elvis. L’objectif est d’atteindre rapidement la ville de Quito pour dégoter notre première Royal Enfield Classic 500 équatorienne !

La première étape nous conduit vers les plages du Pacifique où les villages de Puerto Cayo, Puerto Lopez et Manta sont une première invitation à la douceur de vivre du pays. Derrière chaque virage de cette petite route côtière se cache un panorama de carte postale. Ici il fait bon toute l’année, la température de l’eau oscille entre 25 et 28°C et les pêcheurs cohabitent avec les surfeurs venus attendre la bonne vague. Depuis la route, à certaine période de l’année, il n’est pas rare d’apercevoir des baleines à bosse et des dauphins profitant des eaux chaudes pour venir se reproduire près des côtes. Après un premier arrêt à Montanita dans une paillote les pieds dans l’eau où l’on se régale de crevette géantes, crabes et ceviche de poisson frais, il est temps de mettre le Cap vers les Andes ! Du niveau de la mer à 4000 mètres d’altitude, le dénivelé positif qui nous attentant est impressionnant. Il faut s’enfoncer dans les terres en longeant les forêts de Baobabs par une très belle route asphaltée et traverser la province de Manabi, réputé pour ses plantations de bananes, de café et de cacao. On attaque alors la grimpette qui serpente à flanc de montagne et offre sa dose d’adrénaline.

Le ciel jusqu’alors dégagé commence à s’assombrir et nous essuyons nos premières pannes mécaniques. C’est la première sortie en montagne pour la jolie Cox et l’altitude nous contraint à revoir la carburation puis à refroidir le moteur. Nous finissons par casser 2 freins et perdre un filtre qui emporte avec lui la courroie. Après une réparation rapide sous une pluie battante, nous poursuivons notre ascension jusqu’au majestueux volcan Quilotoa. En Equateur, les averses tropicales font place aux éclaircies en un temps record ! C’est avec un rayon de soleil que nous attaquons la piste qui s’aventure jusqu’au sommet du volcan. Là, nous découvrons un lac aux couleurs cristallines qui occupe désormais le cratère du Volcan, un site d’une beauté rare !

Cette première journée ambitieuse nous contraint à terminer de nuit en franchissant des cols dans un brouillard épais avant d’atteindre Quito.

Fondée en 1534 par les espagnols sur les ruines d’une cité inca, la ville de Quito mérite franchement le détour. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour son centre historique préservé, la ville située au pied du volcan Pichincha permet de s’imprégner de l’ambiance cosmopolite du pays et recèle de nombreux trésors architecturaux. A quelques kilomètres de la ville, sur le site « mitad del mundo » qui marque la ligne d’équateur, on peut vivre une expérience particulièrement insolite en ayant un pied dans chaque hémisphère !

Nous prenons le temps de flâner dans le centre colonial mais aussi dans le « quartier mécano » pour trouver des pièces de rechange. A 17h00 le même jour, nous sommes les heureux propriétaires d’une clinquante Royal Enfield Classic 500 d’occaz que je convoite depuis des mois sur un site amateur qui rassemble les propriétaires d’Enfield en Equateur. Notre belle indienne a effectivement un fan club local très actif qui rassemble une cinquantaine d’adhérents et organise des sorties toute l’année.

Au rythme de nos deux intrépides machines, nous reprenons la route exaltés par la promesse d’aventure que nous offre cette nouvelle conquête…

Les Andes équatoriennes offre des paysages à couper le souffle ! Les routes sinueuses offre des panoramas saisissant sur les sommets enneigés et les chaînes de volcans. Nous somme bluffés par le changement soudain de paysage à la descente du col Papallacta situé à 4000 mètres d’altitude. Très rapidement, les décors arides laissent place à une végétation dense qui annonce la forêt amazonienne…

Se balader en moto dans cette jungle équatoriale est une expérience unique. L’Equateur a goudronné l’ensemble de son réseau routier, ce qui nous permet de nous enfoncer dans la forêt en toute sécurité. Nous retirons nos foulards et nos pulls car le climat change brusquement et l’air devient chaud et humide. Nous traversons de nombreux villages, souvent peu développés et dépourvus de véhicules à moteur. Nous ne passons pas inaperçus avec notre Royal Enfield qui pétarade, les gamins nous interpellent et nous bombardent de questions, curieux de savoir ce qu’on est venus faire par ici. Tandis que je profite de la halte pour tenter de trouver un stock de boulons pour la bécane, Gauthier s’est déjà fait un nouveau copain qui l’invite à siroter un jus de canne au bord de la route.

Nous surveillons nos jauges d’essence car dans la jungle, les pompes ne sont pas approvisionnées régulièrement. Il nous reste encore un bout de route pour atteindre Tena où nous passons la nuit. Le lodge qui nous attend est enfouis dans la forêt, nous devons abandonner nos véhicules sur les berges du fleuve pano et remonter une rivière en pirogue pour découvrir un site extraordinaire, d’une quiétude absolue. La nuit pourtant, on se rend bien compte que nous ne sommes pas tous seuls, entre les cris des animaux, les stridulations des millions d’insectes et le bruit du vent dans les arbres la forêt est paradoxalement un lieu extrêmement bruyant !

C’est en parcourant le pays par la route qu’on se rend compte de l’incroyable diversité d’écosystèmes que renferme ce tout petit pays. L’étape du lendemain nous le prouve une nouvelle fois en nous propulsant de la jungle à l’Avenue des Volcans, la colonne vertébrale de l’Equateur… Cette portion de la panaméricaine qui rallie Quito à Riobamba par des routes sinueuses, tutoie les volcans les plus hauts du monde. Au cœur d’un décor majestueux, les cimes enneigées des plus hauts volcans du monde émergent des brumes… Parmi eux, le Cotopaxi, mastodonte actif culminant à 5897m, s’est réveillé cette année après 140 d’inactivité. A moto, la route est un vrai bonheur, la Royal Enfield est dans son élément et enchaîne les virolos à travers des décors surréalistes ponctués de cratères fumants, de glaciers et de lacs cristallins. C’est sur cette portion que la panaméricaine atteint son point culminant située à 4600 mètres.

 

 

Ce voyage de reconnaissance touche à sa fin. Nous prenons conscience du potentiel touristique incroyable qu’offre le pays. Nous décidons alors de proposer ces nouveaux itinéraires à nos premiers voyageurs.

Deux mois plus tard, nous accueillons Olivier à Quito. Ce motard passionné sillonne la planète depuis près de 10 ans et partage ses plus belles photos de road-trip sur son site axetrip.com. Sa bonne humeur, son énergie débordante et sa grande connaissance du monde font de lui le partenaire idéal pour tester ces nouveaux parcours. L’aventure Royal Enfield Equateur peut commencer !

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