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MONO500

La Royal Enfield ne cesse de séduire les français !

Depuis fin 2011, la société DIP basée à Marseille importe la belle Royal Enfield en France et vit un vrai succès.

Alors que le monocylindre n’était pas vendu à plus de 300 exemplaires en 2011 et que le marché français du deux roues broute clairement, la DIP dépasse aujourd’hui les 1 000 motos vendues en 2015. Sur cette même période Harley Davidson atteint à peine 3% de croissance, pendant que Royal Enfield passe la barre des 60% cette année sur l’Hexagone !

Ce phénomène s’explique de plusieurs manières :

D’abord, la DIP a eu du flair…. Stéphane Hruszowski (le patron de la DIP) confie à Moto-Station « On n’est pas néo-rétro, on n’est pas classique, on a un moteur qui est haut comme une cathédrale et qui pèse près de 60 kg. Nos motos sont authentiques, et c’est pourquoi elles ont du succès. »

Il savait que la Royal avait un atout de taille par rapport aux nouveaux modèles, l’authenticité.

Marc Caparros (Directeur Commercial de la DIP) voulait cette moto depuis longtemps.

 Il nous confie avoir déjà un réseau de 450 distributeurs spécialisés parmi lesquels ils ont réussi, à force de travail et de communication à en séduire et former 85, qui aujourd’hui participent au succès de cette moto de légende. M. Caparros est bien conscient que la mission de l’importateur est de lancer la marque et de pouvoir ensuite développer un réseau qui prendra son autonomie à terme, mais une fois de plus, la Royal Enfield n’est qu’une question de passion !

La DIP importe en France et dans les DOM-TOM des véhicules deux roues motorisés. www.dip.fr

Royal Enfield France www.royal-enfield-france.fr

L’agence MONO 500 est spécialisée dans le voyage d’aventure en Royal Enfield et 4×4 en Argentine et en Equateur.

 

Crédit photo : Johnny BeGood Photography

www.facebook.com/BeGoodCreaphiX

Garage Royal Enfield : Interview de Simon, chef d’atelier

Simon et son équipe s’assurent au quotidien de la bonne santé de nos Royal Enfield.

Simon, quel est ton rôle chez Mono 500 ? Présente-nous ton équipe ?

Je suis guide moto et chef de l’atelier à Salta. J’accompagne les groupes sur les routes en Argentine et je m’occupe également de l’entretien des 12 Royal Enfield de l’agence et des véhicules d’assistance. Au quotidien, je travaille avec Nico et Walter, deux mécaniciens avec qui nous avons ouvert le garage. Ils connaissent cette moto par cœur et ont chacun leur spécialité. Nico c’est la soudure et les suspensions, Walter c’est l’électricité et moi la prépa moteur.
Notre travail est de fiabiliser les motos en apportant quelques modifs. Châssis, suspension, électricité, admission et pleins de petites choses qui font de cette machine une bête de piste et lui donne plus de caractère sur la route.
A nous trois, nous gérons les stocks, fabriquons les pièces (celles que l’on modifie ou qui ne sont pas importées), on entretient les motos au quotidien et pendant les voyages.

Pourquoi choisir de rouler en Royal Enfield ?
Nous utilisons autant de pistes que de routes. Il nous faut une bécane polyvalente, confortable et facile à prendre en main. La Royal est basse, coupleuse et légère donc sécurisante. Elle permet à tous les pilotes de rapidement la maîtriser, se sentir à l’aise et profiter des sensations sans prendre de trop de risque.
Après il y a le look ! Simple et authentique, elle inspire la curiosité dans les pueblos que nous traversons, c’est génial !

Comment se comporte la moto pendant les trips ?
Cette moto est vraiment agile sur la piste, dans la caillasse ou dans l’eau. Elle supporte bien l’altitude. En préparant légèrement le moteur et en travaillant le cadre pour le rendre plus rigide et mieux suspendu, nous l’avons rendue super ludique sur route.
Mais nous la sollicitons plus que ce pourquoi elle a été conçue dans les années 50… Ils n’avaient pas prévu grimper les Andes à l’époque ! C’est la toute la folie du concept Mono 500.
Alors, elle déboulonne en permanence. L’électronique reste capricieux donc nous sommes en train de réfléchir pour passer sur des modèles  carbus. Aussi, la partie cycle doit être restaurée régulièrement.
C’est un travail à temps plein pour 3 personnes, c’est très intéressant et la satisfaction de nos voyageurs est vraiment gratifiante.

Est-ce que tu trouves des pièces pour t’approvisionner ?

C’est un thème sensible… L’importateur Royal Enfield en Argentine est de bonne volonté mais l’économie protectionniste du pays est un handicap. Les frontières sont fermées et les taxes sont hallucinantes (plus de 150% d’augmentation en 2015). Cela nous amene parfois à payer plus de 7 fois le prix d’une pièce. Alors nous nous approvisionnons en Angleterre, en Inde, en France, en Bolivie, en Uruguay…. Là où il y a de la dispo.
Pour le reste, nous fabriquons nous-mêmes les pièces. Ça nous coûte moins cher mais surtout cela nous permet de les renforcer, de choisir des matériaux plus adaptés à l’utilisation.

Actuellement, toutes des motos sont démontées, Qu’est-ce que tu es en train de faire ?

Les motos ont voyagé sur tous les terrains, avec de nombreux équipages différents. En 2015, elles sont allées au Pérou et en Bolivie pendant 2 mois non-stop, et le reste de l’année elles arpentent la Cordillère sur près de 150.000 km chacune…. Je vous laisse imaginer !
Il est donc temps de leur refaire une beauté, de les restaurer entièrement. C’est simple, on démonte la bécane jusqu’à la dernière goupille, on nettoie, on fait rectifier, on change toutes les pièces moteur, on change tous les caoutchoucs, les joints, les câbles, on refait le faisceau en entier, on les sable entièrement, on soude des renforts châssis et on repeint le tout.

Team MONO 500 : retrouvailles au sommet !

17 janvier 2016. Après 3 semaines intenses sur les pistes les plus folles d’Argentine et de Bolivie, l’édition 2016 du Dakar touche à sa fin.
Pour la deuxième année consécutive, Gauthier, Simon et Yves ont participé à la course aux côtés de l’équipe organisatrice. Basés toute l’année sur le continent sud-américain, nos trois baroudeurs ont mis leurs connaissances du terrain, de la logistique et de la mécanique au service cette course mythique.

Yves, qui gère l’agence Mono 500 en Equateur, profite donc de ce passage en Argentine pour venir retrouver toute l’équipe  dans son QG de Salta. Une belle occasion de se retrouver, de faire connaissances avec les nouvelles recrues  et d’échanger sur les projets à venir.  Avant d’attaquer la nouvelle saison et d’accueillir de nouveaux motards sur les routes, il fait bon profiter de la douceur de vivre de la capitale du nord-ouest pour recharger les batteries…

Nous sommes tous là : Chloé, Justine, Mayra, Gauthier, Simon, Julien, Yves et les mécanos Walter et Nico. Après un barbecue argentin gargantuesque puis et un passage au garage où nous entretenons toutes l’année nos 12 Royal Enfield, nous partons vers la Cordillère des Andes pour un week-end prolongé.

Nous voilà donc tous partis de bonne heure pour un « Sunday Ride » signé Mono500.
Cap au nord, direction l’Abra del Acay, le col carrossable le plus haut d’Amérique ! Nous chargeons les valises des motos avec le strict minimum : une poignée d’outils, un litre d’huile, trois bougies, une chambre à air, une mauvaise pompe à pied et une paire de chaussettes par personne…

Nous descendons d’abord le canyon de las Conchas avant de faire une halte à Cafayate où nous attendent quelques bonnes bouteilles de Malbec chez Piattelli, notre bodéga coup de cœur sur les hauteurs du village. Après une douce nuit dans la magnifique hacienda de Molinos, on plie les gaules tôt le lendemain matin pour attaquer le col de l’Acay

On a profité de ces 3 jours de balade pour tester les modifications que Simon a apporté aux motos : un châssis rigide plus incisif, une suspension raffermie qui rend la moto plus confortable. A l’unanimité, tous les pilotes ont trouvé qu’elles avaient plus de reprise et de couple. Quant aux passagères (Chloé, Mayra et Justine) elles ont pu tester les nouvelles selles confort préparées par notre ami sellier Yves Moillo.

Un beau road trip (trop court) qui nous rappelle que les balades improvisées entre amis sont souvent les plus belles…

Préparer sa moto pour un long voyage

Le voyage à moto peut se réaliser et se vivre de plusieurs façons, Frédérique et Aldo ont eux choisi depuis longtemps sa version la plus légère et authentique. Une préparation au minimum, un itinéraire approximatif, un équipement réduit et la ligne d’horizon à atteindre avant la tombée de la nuit comme objectif.

Comme le dit Aldo : “Bien de belles choses commencent par des rêves. Ainsi, après avoir peuplé
vos nuits, vos rêves d’exotisme à moto s’invitent en pleine journée. Votre
capacité de concentration en est affectée et au boulot votre chef vous trouve
un peu trop « ailleurs ». Il est temps de réagir ! Car, après le temps du rêve
vient celui de la réalisation !”

” Bref, on part, l’air de rien, sans trop se rendre compte…”

Riche de plus de 30 années d’expédition à travers le globe de la Transamazonienne à la Transsibérienne, ajouter à cela une prédilection pour les routes les plus difficiles d’accès qui vous collent des frissons de vertige en regardant par delà le bas côté, voilà ce qui fait vibrer et avancer ce couple de voyageur heureux. Aldo a su compiler toute son expertise et son talent d’explorateur dans un livre qui devrait être la bible du voyageur à moto voulant préparer sa monture de la meilleure des manières.

” Nous pensions encore que pour voyager à moto il fallait de solides connaissances en mécanique et une bonne résistance physique…aujourd’hui nous sommes convaincus que rien de tout cela n’a de réelle importance “

Ce guide pratique du voyage à moto respire le vécu autant que l’ingéniosité nécessaire face aux galères rencontrées sur la route. De la mécanique à l’équipement en passant par le superflu à jeter et l’essentiel à emporter, vous serez déjà presque sur la route en lisant ce recueil d’astuces et de conseils bienveillants.

Mono 500 vous le recommande chaudement, demandez votre exemplaire !

Découvrez également leur récit de Paris à Sydney accompagné de photographies professionnelles

Projet El Grito : Traversée d’Amérique Latine en Royal Enfield

Mono 500 soutient deux jeunes voyageurs intrépides, Tanguy et Théo, se lancent à l’assaut des routes de l’immense continent sud américain au guidon d’une moto de légende, le célèbre monocylindre Royal Enfield !

Ils parcourront environ 25 000 kms à travers 8 pays sur une période de 8 mois à la rencontre des diversités culturelles et des populations locales qu’ils croiseront sur leur chemin.

Avec leur projet EL GRITO, Leur objectif est de ramener une web-série de 7 films accompagnés d’un riche portfolio photographique et de captations sonores afin de retranscrire l’authenticité et la richesse de leur périple.

“Moto-journalisme, à la rencontre des cultures d’Amérique du Sud”

Il traversera de part en part l’Amérique du Sud, nos jeunes motards rallieront les deux extrémités sud/nord en passant par Ushuaïa proche du Cap Horn, pour ensuite quelques mois plus tard se retrouver sur les plages de la mer des Caraïbes à Carthagène en Colombie.

Leur périple s’inscrit dans une démarche de rencontres culturelles où l’Homme et le partage seront au centre de leur action au quotidien. Ils se préparent à relever un beau challenge sportif mais également mécanique, car nous savons tous que la belle Royal Enfield saura leur procurer quelques heures de maintenance nécessaires et de diverses réparations en perspective.

Lors de leur passage en Argentine à Salta, l’équipe de Mono 500 les accueillera à bras ouverts afin de partager quelques belles histoires et conseils d’itinéraires. De plus, notre chef d’atelier Simon se fera un plaisir de les recevoir au garage pour un check-up complet de leurs montures avant de reprendre la route.

Cette expédition aux allures de moto-journalisme, qui nous n’en doutons pas saura nous combler d’un beau carnet de voyages à partager, a besoin de soutiens financiers afin de pouvoir être menée à terme jusqu’à son étape finale en Equateur.

 Soutenez-les et partez rêver avec eux !

Les Royal Enfield de Mono 500 dans la Vidéo Moto GP de Valences

Présenté par Jorge Lorenzo, double champion du monde 250 cm3 et triple champion du monde MotoGP, voici la vidéo de présentation du moto GP 2015 de Valence. Les Royal Enfield de Mono 500 se sont invitées dans ce très beau montage vidéo qui délivre un message fort aux motards du monde entier…

“Chers camarades,

Aujourd’hui, je ne suis pas là pour parler de mes victoires… ni de mes échecs.
Je souhaiterais partager un message avec tous mes pairs.
Les couleurs peuvent nous différencier. Ceux-là sont ceux qui cherchent les émotions fortes, d’autres au contraire veulent profiter du paysage, il y a aussi les fans de boue et ceux de chrome… Il y a ceux qui passent le relais de génération en génération, les explorateurs aux confins du monde, ceux qui s’en vont seul et ceux qui préfèrent partir en meute. De prime abord, beaucoup de choses nous différencient… mais sous le casque, nous sommes tous les mêmes !”

Mono 500 Equateur dans Road Trip Mag

Avant de pouvoir commercialiser un itinéraire, toute agence de voyage à moto doit bien évidement le valider. Certaines se contente de mandater des sous-traitant quand d’autres mènent elles-même un long travail de reconnaissance et de collectes d’informations sur le terrain. C’est à cette véritable chasse au trésor que Chloé, Gauthier et Yves de l’agence Mono 500 se sont livrés au fil du relief escarpé de l’Équateur…

Extrait…

Après une première nuit passée à étudier les cartes pour fixer les étapes de ce premier repérage en duo, nous embarquons dans ma Coccinelle de 1974 dans laquelle nous jetons nos sacs, une boîte à outil et un CD d’Elvis. L’objectif est d’atteindre rapidement la ville de Quito pour dégoter notre première Royal Enfield Classic 500 équatorienne !

La première étape nous conduit vers les plages du Pacifique où les villages de Puerto Cayo, Puerto Lopez et Manta sont une première invitation à la douceur de vivre du pays. Derrière chaque virage de cette petite route côtière se cache un panorama de carte postale. Ici il fait bon toute l’année, la température de l’eau oscille entre 25 et 28°C et les pêcheurs cohabitent avec les surfeurs venus attendre la bonne vague. Depuis la route, à certaine période de l’année, il n’est pas rare d’apercevoir des baleines à bosse et des dauphins profitant des eaux chaudes pour venir se reproduire près des côtes.

Après un premier arrêt à Montanita dans une paillote les pieds dans l’eau où l’on se régale de crevette géantes, crabes et ceviche de poisson frais, il est temps de mettre le Cap vers les Andes ! Du niveau de la mer à 4000 mètres d’altitude, le dénivelé positif qui nous attentant est impressionnant. Il faut s’enfoncer dans les terres en longeant les forêts de Baobabs par une très belle route asphaltée et traverser la province de Manabi, réputé pour ses plantations de bananes, de café et de cacao. On attaque alors la grimpette qui serpente à flanc de montagne et offre sa dose d’adrénaline…

Article complet à découvrir dans Road Trip Magazine N°33, oct-nov 2015.

Circuit moto Equateur : la grande première !

Ce projet de voyage à moto en Équateur, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre… Notre rencontre avec Yves du Parc, organisateur de voyages à moto passionné par le road-trip à l’ancienne et le partage d’expérience.

Après plusieurs mois d’études et de préparation sur le terrain, Mono 500 lance une nouvelle agence en Equateur avec un parc de motos et une équipe dédiée.
Avec 6 motos Royal Enfields Classic 500cc fraîchement sorties de la concession équatorienne et un premier groupe de motards motivés par cette nouvelle aventure, la première saison en Equateur est lancée !

Claire, Odile, Yves, Bernard, Jean-François et Philippe souhaitaient découvrir ce voyage en pionniers. Comme prévu, le groupe débarque à Guayaquil le 15 octobre où Yves les attend pour cette grande première : le grand tour d’Equateur au guidon du clinquant monocylindre.

Ce tout petit pays, pas plus grand que la moitié de la France, est encore peu connu. Pourtant, la nature y est reine, les décors fabuleux et le brassage ethnique et culturel d’une grande richesse.

Pour accompagner notre groupe d’intrépides motards, Yves était à moto pour donner le rythme de roulage et guider les premiers voyageurs sur sa terre d’adoption.
Ivan, le mécanicien, suivait le convoi à bord du véhicule d’assistance. Avec 30 années road-trip et de mécanique à l’ancienne dans les pattes, ce bon vivant d’origine tchécoslovaque est spécialisé dans la restauration de véhicules anciens et à rejoint Yves dans l’aventure Mono500.

Le groupe est d’abord parti vers la côté pacifique pour y déguster des langoustes grillées et ceviches les pieds dans le sable avant d’attaquer l’ascension vers les Andes pour rejoindre les chaînes de volcans et faire halte au Quilotoa, qui abrite une lagune d’eau turquoise. Ils ont ensuite passé la fameuse ligne de l’Equateur en posant une roue dans chaque hémisphère avant de s’enfoncer dans la forêt amazonienne.

En fin de trip, l’équipe a lâché le guidon pour prendre le large, en bateau, et rejoindre l’île de la Plata où ils ont pu nager avec les tortues géantes, observer les oiseaux migrateurs et observer les baleines à bosse venues se reproduire dans les eaux chaudes de la côte Pacifique…

Les témoignages des voyageurs

Cela fait mon troisième voyage Mono 500 en 12 mois (record à battre !!!!) Argentine : octobre 2014 / Bolivie-Pérou:mai 2015 /et maintenant Equateur : octobre 2015.
Trois voyages totalement différents : Equateur: ce fut super, nous nous sommes tous parfaitement entendus et sommes prêts à repartir ensemble vers d’autres destinations. Voyage très varié et dépaysant ,,la côte Pacifique, les Andes et l’Amazonie, de vraies vacances même si nous avons fait près de 2000 km de moto, en passant parfois le même jour de 0 à 4200 mètres. Jean-François C. (64)

 

Un grand défi pour moi… 52 ans.. sur une moto que depuis 4 ans .jamais conduit de ROYAL ENFIELD …jamais de piste …seule pilote femme au milieu de “vieux” baroudeurs…..2500 KM a l ‘ autre bout du monde…. un peu d’ appréhension  et….. C’ETAIT GENIAL  TROP BIEN ;; SUPER …QUE DU BONHEUR !!! Des paysages de rêves …une organisation au TOP  et une EQUIPE  FORMIDABLE. MERCI A MONO 500  et a tout le groupe qui m’ a aidée soutenue et encouragée tout le long de cette belle aventure. Claire  S. (69)

 

Merci encore pour ce beau voyage, c’est que du bonheur ! L’équipe Yves-Ivan est top ! Mille mercis. Yves M. (69)

 

La Royal Enfield, très bonne moto pour les routes des Andes, la montagne et le hors piste, couple à bas regime, très bonne et agréable reprise mais un peu moins adaptée pour les longs trajets sur autoroute (100 km/h max).
Les paysages sont très variés, océan, montagne, jungle, etc . Très belles routes dans les Andes. L’entrée dans la foret amazonienne est magique !!
Par contre j’ai moins apprécié la traversée de Quito à 6 motos !
Je recommande ce voyage, l’Équateur mérite d’être découvert et avec Mono500 c’est une expérience inoubliable. Philippe B.(Belgique)

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Découvrir le reportage complet du repérage à moto de Gauthier et Yves qui a précédé l’ouverture de la nouvelle agence dans le magazine Road Trip n°33 oct/nov 15.

Retour de raid en Mongolie

Dans le cadre de ses « voyages-événements » l’agence a organisé cette année un premier raid en Mongolie au guidon du légendaire side-car Ural russe.

Cela faisait longtemps que nous souhaitions retourner en Asie et partir découvrir de nouvelles rencontrées. En 2010, j’avais eu l’occasion de découvrir le Kirghistan en side-car Ural et je souhaitais renouveler l’expérience en organisant une grande première, la traversée des steppes mongoles au guidon de cette machine d’un autre temps…

Basés à l’année en Amérique du Sud, nous avons choisi de collaborer avec un homme de terrain, un guide expérimenté qui connait bien le pays pour y avoir voyagé à de nombreuses reprises avec des groupes de motards. Notre ami Steven, prêt à relever le challenge, nous a donc dégoté une flotte de 7 machines des années 60 à 70. Sur place, il a arpenté la capitale Oulan Bator pour trouver les deux mécanos qui ont préparé les bécanes et un stock de pièces de 200 kg pour assurer notre expédition.

Pour cette balade, Steven a sélectionné une petite équipe locale (accompagnateur, mécanos, cuisinière et chauffeur) qui nous ont suivis dans « Le Uaz », un petit fourgon russe tout-terrain qui grimpe aux arbres. Aussi, il a prévu une moto de secours sur un plateau.

De notre côté, Chloé et moi avons réuni un groupe de 6 cobayes près à tenter l’aventure. Certains avaient déjà voyagé avec nous en Argentine, seulement 2 d’entre eux avait déjà piloté un sidecar. Pour tous, cette aventure relevait du challenge !

La balade en sidecar aura été de courte durée…

Nous étions partis pour relever un défi mécanique. Nous avons malheureusement échoué.
Au départ d’Oulan Bator, les machines ont rapidement montré des faiblesses et ont enchainé les pannes dès les premiers kilomètres. Suite à ma première expérience au Kirghistan, je savais qu’il allait falloir changer régulièrement les bobines et les bougies… mais j’étais loin de me douter que nous allions trouver les sides dans cet état : dès les premières heures nous avons eu des problèmes plus compliqués comme des joins moteur, des vis patinés à régler en permanence, boite de vitesse, électricité. Après trois journées passées à galérer avec 4 motos roulantes sur 7, Steven et moi avons pris la décision de proposer au groupe de changer de montures. Ce fut une réelle déception et une décision difficile à prendre mais ce raid devait rester un voyage, nous devions tout de même profiter de ce merveilleux pays et proposer une alternative à tous ces pilotes venus de si loin pour découvrir les steppes… A l’unisson, le groupe a validé cette décision. Nous avons donc fait venir 6 bécanes d’enduro (250cc) en camion depuis Oulan-Bator pour pouvoir continuer notre périple. J’ai pris un réel plaisir à jouer avec ces machines qui permettent « d’attaquer » un peu sans prendre de trop gros risques.

Un très bel itinéraire, tranquille et modulable

Grâce à l’expérience de Steven sur place, nous avons dessiné un très bel itinéraire d’une douzaine de jours au départ d’Oulan Bator. Cette boucle comptait des étapes relativement courtes pour faire face aux éventuels problèmes mécaniques. Au milieu du parcours, nous avions aussi prévu 2 jours dans des familles de nomades. Les steppes, beaucoup de pistes, des sentiers de montagne, des lacs, des cols, des nuits en yourtes et cette merveilleuse citée de Karakorum (ancienne capitale de l’empire).

Une belle aventure humaine

Même si le groupe était composé de personnalités très différentes, d’âges différents et d’expériences moto très variées, tout s’est super bien passé, même dans les moments difficiles. Les galères mécaniques ont donné pas mal de fil à retordre à notre équipe locale mais ils n’ont rien lâché !

 

Une météo parfaite

Côté météo nous ne nous sommes pas trompés. Nous avions choisi la fin de l’été, l’époque à laquelle les températures baissent un peu (30°C tout de même !). Le soleil a brillé sur tout le parcours avec seulement 30 minutes de pluies et les nuits fraîches nous ont permis de recharger les batteries sous la yourte.

Bilan personnel

Je garderai un excellent souvenir de ce périple mongol même si je dois avouer ma déception de n’avoir pu mener à terme l’expédition en sidecar… Mon expérience, tout aussi subjective qu’elle puisse être, me pousse à croire que la Mongolie n’est pas forcément la destination moto par excellence ! Malgré les apparences, le pays est peuplé sur tout son territoire et les infrastructures touristiques développées. Nous avons été bien accueillis et notre accompagnatrice Sarrul nous a permis de mieux comprendre les codes du pays et d’échanger (un peu) avec nos hôtes. Cependant, les échanges avec les locaux sont beaucoup trop souvent faussés par le passage un peu trop régulier des touristes se déplaçant en véhicules motorisés.

Il faudrait prendre le temps de partager cette vie nomade avec des moyens de locomotion locaux, partir à cheval l’été ou en traineau l’hiver. De plus, il faudrait privilégier les tout petits groupes (pas plus de 5 personnes) pour ne pas se coincer dans une bulle qui rende les rapports « pro-touristiques » avec la population locale.

Pour toutes ces raisons, il est donc peu probable que Mono 500 reconduise un tel périple. Toutefois, je n’abandonne pas l’idée du voyage en Side-car et je poursuis ma quête pour trouver une flotte de machines neuves et fiables pour proposer de nouveaux circuits insolite ailleurs dans le monde…

Je remercie très sincèrement Saruul, Orgilma et Steven pour leur professionnalisme et leur positivité permanente. Aux petits oignons, ils nous ont offert de superbes conditions de voyage et nous ont fait découvrir avec amour et passion leur pays et leurs coutumes. Merci également à nos 6 voyageurs intrépides pour leur confiance et leur bonne humeur tout au long de ce périple.

Gauthier Deschamps

Raid à moto Argentine, Bolivie, Pérou : retour sur un périple exceptionnel !

Cette année, après plusieurs mois de préparation, notre agence de voyages à moto a réalisé une première mondiale : rallier le Macchu-Picchu au Pérou depuis Salta en Argentine au guidon de ses fidèles Royal Enfield Classic 500 EFI.

4 membres organisateurs. 2 mois complet de traversée. 4 itinéraires. Près de 12 000 kilomètres parcourus. 40 baroudeurs audacieux soigneusement sélectionnés et animés par le même désir : relever un défi logistique et mécanique en partant à l’assaut des plus belles routes des Andes au guidon de la belle Royal Enfield. Retour sur une aventure extraordinaire…

Pour mettre toutes les chances de réussite de notre côté, toute l’équipe a été mobilisée : Chloé (logistique), Gauthier (guidage), Simon (mécanique) et Andres (assistance).

Nous avons commencé par ressortir les notes et cartes de nos repérages et avons étudié tous les éléments en collaboration avec les autorités et acteurs locaux pendant plusieurs mois. Il nous a fallu préparer les passages de frontières, optimiser des itinéraires, sélectionner les plus routes, les pistes les plus folles et les sites incontournables du continent sud-américain : Le Salar d’Uyuni, le Lac Titicaca, le Canyon de Colca et le Machu-Picchu.

Inutile de chercher à raconter le détail de chaque journée, un roman de suffirait pas… En revanche, il est intéressant de retenir les moments forts de cette expérience ainsi que les difficultés rencontrées lors de cette expédition à moto inédite.

Le choix des équipages

Nous proposons ce genre d’aventure en priorité aux motards qui ont déjà partagé au moins un voyage avec l’équipe Mono 500. D’abord parce qu’ils le méritent mais aussi parce qu’ils connaissent le fonctionnement de l’agence. Nous avons placé en priorité des groupes d’amis qui voyagent souvent ensemble, qui se connaissent déjà et savent rester soudés face à toutes les situations.

En toute transparence nous les avons tous averti des incertitudes techniques, des dangers et des risques à ne pas négliger. L’idée n’était pas de leur faire peur mais plutôt de nous préparer ensemble à affronter des situations délicates.

Conscients des risques et de l’engagement qu’un tel voyage implique, ces motards de tous horizons se sont préparés pendant plusieurs mois. Certains d’entre eux ont préparé leur organisme pour résister aux conditions extrêmes des Andes. A l’aube de l’hiver, à plus de 4000m d’altitude dans des conditions d’hébergement et d’alimentation parfois spartiates, il est capital de posséder une bonne forme physique et un moral d’acier !

L’aventure humaine était au centre de ce challenge ! Nous avons partagé des grands moments de joie, des moments plus difficiles aussi… mais nous avons toujours pu compter les uns sur les autres. Et on s’est bien marré !

Une météo exceptionnelle

Tout d’abord nous avions choisi le début de l’hiver. Conscient de la forte baisse des températures mais on préfère éviter les pluies qui sont parfois ingérables dans ses régions. Sur 2 mois de traversée, l’équipe n’a essuyé qu’une demi-journée de pluie. Les températures allaient de -10°C à +35°C avec des vents parfois violents.

Un challenge mécanique relevé

Partant du principe que le parc de motos de l’agence ne verrait pas de garage pendant 2 mois, Simon a d’abord passé 1 mois complet pour démonter entièrement chaque moto, refaire les moteurs, renforcer les châssis et faire quelques modifications pour que les bécanes ne lâchent pas sur la route. Aussi, Simon a préparé un stock de pièces complet pour les motos et les véhicules d’assistance comptant près de 2000 références sans compter les outils.

Sur 2 mois, nous avions quelques journées de repos prévues pour l’entretien des machines. Nous en avons profité pour changer des suspensions et des roulements, réglé des problèmes électriques et des soupapes.

Une fois sur la route, nous n’avons eu aucun problème mécanique réel, ni même une crevaison…. Chapeau Simon !

Le passage des frontières, une vraie galère

Le second choix tactique était celui des postes frontière. Nous savions que nous aurions du mal à passer les véhicules dans la mesure où les lois sur le sujet restent floues et ne sont pas toujours appliquées… Dans ce genre de situation il faut être méfiant, car le risque au-delà de la corruption est de se voir confisquer les motos ou même séquestrer en personne par des autorités locales pas toujours bienveillantes.

Nous avons d’abord perdu 48h à l’aller pour sortir d’Argentine. Ensuite il a fallu négocier une demi-journée entre la Bolivie et le Pérou. Idem au retour. Même si nous en sommes venus à bout, nous retiendrons de cette expérience une dose de stress insupportable et un risque démesuré.

Le choix des itinéraires… presque sans faute !

En Royal Enfield dans des régions isolées, le kilométrage quotidien peut-être une limite. Par ailleurs, nous tenions à ce que cela reste un voyage et non une course. Partant du principe que nous pouvions perdre du temps (frontière, météo, mécanique, fatigue etc…) il fallait prévoir des journées tampons. Pour que ce type de raid reste accessible à tous les pilotes, nous devions nous assurer que chaque étape était faisable et respectait nos critères de sécurité (proximité de points de chute et de centre hospitaliers par exemple).

Sans perdre ces éléments de vue, nous avons calibré chaque étape pour qu’elles soient une découverte unique et une expérience motarde hors norme. A l’approche du Salar d’Uyuni en Bolivie l’état de la piste nous a fait perdre 2 jours que nous avons donc modifié pour le retour. Au Pérou, nous avons aussi modifié l’approche de la ville d’Arequipa car un syndicat minier avait lancé une grève nationale violente. Tout le reste du parcours était magnifique, parfois très technique mais magnifique.

3 chutes, le point noir de l’expédition

Malgré un travail de préparation minutieux qui ne laisse rien au hasard, il est difficile d’organiser ce type d’expédition sans avoir conscience des vrais risques encourus. Sur les 12.000 kms parcourus avec 10 motos (soit 120.000 kms cumulés) nos pilotes ont subi le froid, le chaud, la fatigue, la technicité de la piste ou le capharnaüm des grandes villes d’Amérique du Sud… Dans de telles conditions il est impossible de garantir à 100% la maitrise de sa moto, surtout sur des terrains nouveaux et piégeux.

Malheureusement, 3 de nos pilotes sont tombés pendant le road-trip. Dans les trois cas, le véhicule d’assistance tout terrain équipé de matériel médical nous a permis de réagir rapidement et de rapatrier en urgence les blessés. Les membres de l’équipe, formés aux gestes de premiers secours, ont pu prendre en charge les premiers soins avant de passer le relais au centre médicaux les plus proches. Aujourd’hui, ces 3 voyageurs vont bien mais je crois qu’il est important de rappeler les dangers inhérents au voyage à moto, qu’il soit encadré par une équipe de professionnel ou pas.

Bilan de l’expédition

Vous êtes nombreux à nous demander si nous reconduirons ce périple dans les années à venir. La réponse est oui, mais pas tout de suite ! Comme vous avez pu le constater, cette première grande traversée andine est une réussite dans la mesure où tous les participants nous ont témoigné leur gratitude et satisfaction à leur retour. Le challenge est intéressant et les paysages sont absolument uniques. En revanche, je dois avouer que d’un point de vue logistique, l’incertitude qui plane au-dessus des passages de frontières est un vrai frein à l’organisation d’un tel voyage. L’Argentine et la Bolivie sont en train de rédiger les lois et signer les accords qui régissent cette problématique. D’après les autorités locales, ces lois devraient entrer en vigueur dans les 3 années à venir (oui, tout prend du temps en Amérique du Sud). Dans ce seul cas, l’agence proposera à nouveau l’expédition.

Remerciements

Je profite de ce témoignage pour remercier tous les voyageurs qui nous ont accompagnés sur cette expédition ainsi que tous ceux qui n’ont pas pu nous rejoindre cette année. Votre confiance, votre convivialité et vos encouragements sont un réel soutien pour nos équipes. C’est exactement ce qui nous donne envie de nous dépasser chaque jour un peu plus pour partager avec vous la planète au fur et à mesure que nous la découvrons.

Gauthier D. à Salta le 1er/08/2015.