Road trip moto dans les Balkans

Les Secrets de l’Adriatique

Depuis 2011, nous partons explorer en Royal Enfield le Nord-Ouest argentin, dans la région de l’Altiplano, le plus vaste désert d’altitude du monde. Notre périple nous emmène jusqu’aux plus hauts sommets andins, pour redescendre les contreforts de la Cordillère des Andes par la Route 40 et arriver dans la région viticole de Cafayate.

L’Argentine est une terre de mythes. De nombreux aventuriers nous ont bercé avec leurs récits de voyages à l’instar d’Ernesto Guevara (le Che) et de son acolyte Alberto Granado qui ont parcouru le pays au guidon d’une Norton 500 cm3 de 1939. Les épopées de Saint-Exupéry, la création de l’Aeroposta Argentin… Mais aussi l’histoire mythique de Fangio, pilote automobile des années 50, sans oublier les traces du Rallye Dakar qui, de 2008 à 2018, a sillonné l’Argentine.

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Modalités de règlement:
– Un acompte de 30% à la réservation.
– Un solde à verser 1 mois avant le départ.
– Une caution de 1500€/moto non débitée.

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Jour 1 : SALTA
L’équipe de Mono 500 vous attend à l’aéroport de Salta selon vos horaires de vols. Un transfert privé est organisé vers votre hôtel de centre-ville. Puis, direction le garage pour un petit briefing et l’apéro. Installation à l’hôtel et dîner avec l’équipe.
Nuit : Nous passons la première nuit à l’hôtel colonial Almeria, un emplacement idéal dans le centre de Salta.

Jour 2 : SALTA
Nous quittons Salta par le sud. La roche se fait de plus en plus rouge à l’approche du canyon de Las Conchas. Ici, l’asphalte ondule entre les formations géologiques millénaires. Après le déjeuner, nous récupérons la fameuse Route 40 avant d’entamer l’ascension de l’Abra del Infiernillo, un col à 3 000 m.
Nuit : Le temps s’est arrêté à L’hacienda Los Cuartos. Dans cette maison familiale trois fois centenaire, le mobilier est d’époque et le petit déjeuner maison.

Jour 3 : TAFI DEL VALLE
Nous pénétrons dans la forêt du parc national Campo de los Alisos. La route est parfaitement asphaltée et peu fréquentée. C’est la sinueuse Quebrada de las Sosas qui nous conduit vers les hauts plateaux de la région de Tucuman. Après 40km à travers des zones agricoles, nous bifurquons sur une piste assez sportive pour entamer l’ascension du col de los Alisos
Nuit : Dans un village isolé loin de tous les axes touristiques, l’auberge Olegario offre un confort rustique mais une bonne douche chaude, un lit confortable et une cuisine de terroir.

Pour voir la suite du roadbook, télcharger :

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Installé à Salta depuis le début des années 2000, Franck est devenu un authentique Gaucho. Il n’a de cesse d’arpenter les Andes pour guider des groupes dans toutes les conditions. En véritable leader, il ouvre la route à moto et guide vos voyages aventure. Fort de solides connaissances historiques et naturalistes, et complètement intégré à la vie locale, il partage volontiers ses endroits secrets et insolites avec vous.

Nuni l’accompagne, il assure l’assistance mécanique et logistique de chaque voyage. Mécanicien de métier, fondu de moto et de road-trips, il ferme la marche en 4×4 avec vos bagages et les pièces mécaniques. Il a l’œil rivé sur vos motos et assure leur révision en permanence.
Il assure aussi la logistique de confort du quotidien, il est prêt à répondre à tous les imprévus et il a toujours une place pour vous dans sa voiture.

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Avec son look rétro, le ronronnement reconnaissable de son monocylindre et son confort de conduite, la Royal Enfield Classic 500 est idéale pour vivre un road-trip à l’ancienne. Basse, souple et coupleuse, elle nous emmène aux sommets des Andes et garantit une aventure mécanique et attachante. Pour améliorer le confort des passagers (ères), elles sont équipées d’une sur-selle et d’un dosseret. Les motos sont révisées en permanence.

Note générale des pilotes : 4,5 étoiles
Note générale des passagers (ères): 4 étoiles

Spec. techniques:
Type: Monocylindre 4 temps
Cylindrée: 499 cc
Crit’air: 1
Puissance: 27 ch
Hauteur de selle: 80 cm
Poids: 210 kg avec le plein
Freins: disques av/ar
Roues: 19” à l’avant, 18” à l’arrière
Pneumatiques: mixtes route/piste
Boite: 5 rapports

Légende Hébergement

Une estancia au milieu des vignes, un ancien couvent au pied d’un volcan, un refuge au milieu des condors… Nous arrivons en fin d’après-midi pour vous faire profiter de nos plus belles adresses, sur les plus beaux spots, pour finir la journée en beauté et passer de belles soirées tous ensemble.

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Nos voyageurs témoignent

 

La forteresse des Balkans

Historiquement, l’Albanie est une terre isolée. Pendant des décennies, le pays des bunkers semblait être une destination impossible à visiter. Comme figée dans le temps.

Changement de cap avec l’effondrement du communisme. On découvre une nouvelle facette de la perle de l’Adriatique. Ce petit endroit qui a des allures de bout du monde, est dominé par la loi des familles et des traditions. Mais aussi – et surtout? – par la chaleur méditerranéenne, l’amitié, le partage. Le mythe albanais réussit à transcender tous les clivages, tous les préjugés, toutes les barrières. Une nouvelle Albanie prend le dessus sur le passé. Le voyageur pourra poser ses sacoches et découvrir une Albanie pittoresque et insolite où on rit, où le vin et le raki coulent à flots et où l’étranger est accueilli à bras ouverts, dans une atmosphère unique. Générosité, fête et histoire sont au rendez-vous.

Au carrefour
des civilisations

L’Albanie compte 60 % de musulmans et 40 % de chrétiens: la religion est un pilier fondamental de la culture du pays. Alors que les sociétés européennes se déchirent à propos de l’accueil des migrants et que l’extrême droite a imposé la question de l’islam au cœur des débats; sunnites, chiites, orthodoxes, catholiques, et juifs cohabitent sur ce petit territoire ouvert sur la Mediterranée. L’extrême droite n’y a d’ailleurs jamais été représentée au Parlement. En 1967, alors sous la dictature stalinienne d’Enver Hoxha (1944-1985), l’Albanie s’était déclarée « premier Etat athée de la planète». Depuis le retour de la liberté de culte en 1991, les missionnaires sont venus en nombre, mais la pratique religieuse reste peu répandue et la coexistence des différentes religions fait souvent la fierté des Albanais.

Les costumes traditionnels ne sont pas des souvenirs . Ils sont la mémoire de la culture albanaise, ils sont portés pour les grandes occasions. Dans la région de Laberi, les chants polyphoniques rappellent les chants de Corse ou de Sardaigne. 

Comme toutes les autres grandes villes des Balkans, Tirana a connu une profonde transformation au cours des dernières années. La capitale albanaise est un mélange de styles architecturaux de l’histoire du pays et d’une forme de modernité, d’une jeunesse connectée et branchée. 

L’architecture ottomane

Avant d’entamer un voyage, il y a toujours une phase préparatoire où, même lorsque cette phase est réduite à son strict minimum, chacun d’entre-nous se projette en imaginant décors et mises en situations dans cette destination prochaine.

Or, en imaginant les Balkans (soit, le sud-est de l’Europe), il y a un aspect « facile » à oublier : celui de l’influence du vaste empire Ottoman dans la région. Pourtant, avec une expansion qui courait de l’actuelle Autriche au golf arabo-persique, de part et d’autre de la Méditerranée et ce, six siècles durant, à la réflexion il devient difficile de croire qu’aucune trace ne puisse persister !

Caravansérails, ponts de pierres, hammams et bien sûr mosquées font partie de cet héritage culturel souvent oublié car longtemps mal accepté. L’émergence des Etats dans la péninsule balkanique s’est en effet souvent faite en tentant d’annihiler un héritage artistique qui ne convenait pas à la nouvelle idéologie. 

A l’inverse, c’est en s’appuyant sur un héritage multiculturel (chrétien, islamique, byzantin) que les ottomans ont créé leur style architectural communément qualifié de  grandiose et harmonieux. Dans les Balkans, l’architecture ottomane a ainsi fait apparaître de nouvelles constructions qui n’existaient pas auparavant dans la région : mosquées cathédrales, mosquées à coupole unique, tours de l’horloge, couvents de derviches, fortifications…

A Mostar, au sud de la Bosnie-Herzégovine, le « Stari Most » (un vieux pont  en arche) enjambe le fleuve Neretva à 30 m au dessus de l’eau. Il date du XVIème et constitue un bel exemple de cette architecture Ottomane (comme la mosquée voisine). Il est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’unesco depuis 2005. En Albanie la ville de  Gjirokaster (140 km au sud de Tirana), a bénéficié d’une inscription la même année pour son centre historique. Construite autour d’une citadelle du XIIIème siècle, elle est un exemple rare de ville ottomane bien conservée. On y trouve des maisons à tourelles qui évoquent des petites forteresses, coiffées de toits de lauze et qui sont, elles aussi,  héritées des ottomans. 

Au Monténégro, Podgorica, la capitale présente un curieux mélange d’architecture Soviétique et ottomane. Parsemée de petites mosquées, l’exemple le plus caractéristique est la haute tour de l’horloge, érigée au XVIIIème siècle, et qui avec ses 20 m de haut est longtemps resté le plus haut édifice de la ville. 

A Skopje (capitale de Macédoine), c’est le bazar du XVème siècle qui constitue l’héritage majeur des ottomans. Mais la ville renferme également d’autres trésors de la même époque comme l’impressionnante mosquée Mustafa Pacha, mais aussi des hammams, une tour de l’horloge, et des ruelles étroites bordées de bâtisses blanches. 

Finalement, quel que soit le lieu de pérégrination dans les Balkans, les exemples architecturaux de cette histoire commune avec l’empire Ottoman ne manqueront pas d’interpeller le voyageur. Mais après tout, le mot Balkan en lui-même (qui signifie chaine de montagne) est aussi d’origine turque !

La tradition culinaire

C’est souvent la première chose dont vous parlent les amoureux de l’Albanie: ce pays est un véritable melting-pot culturel, social et technologique. Occupé successivement par les Grecs, les Italiens, les Ottomans, chaque civilisation y a laissé sa marque, jusque dans la gastronomie. On retrouve des kebab et de la viande de mouton, témoins de l’influence turque; mais aussi de la polenta, des feuilles de vignes farcies et du goulash, typiques des pays des Balkans. C’est en général très copieux, très bon et accompagné par le Kalmett – un cépage endémique. Dans les rues de Tirana, certains restaurants misent sur la tradition mais attention, toujours soignée! Fruits et légumes attendent le chaland sur les étals des marchés, tandis que de belles tables nappées et décorées tendent les bras aux épicuriens: le cadre est superbe et n’oublie jamais une petite « note folklorique »!

Slow-food et bistronomie : la nouvelle garde est dynamique et une palanquée de jeunes chefs, formée par ses aînés, a décidé de redorer le blason de la cuisine albanaise

Côté desserts, le baklava est roi mais le riz au lait parfumé à la cannelle vaut le détour. Et surtout, il ne faut pas manquer le fromage: c’est du grand art!

Le site des Météores en Grèce

La richesse d’un voyage, et le plaisir qui en découle, se mesure à l’aune de critères qui sont généralement propres à chacun. Qualité de la nourriture ou des hébergements, belles rencontres, dépaysements, etc. De la pure subjectivité en somme. Mais s’il y a un critère qui fait l’unanimité, c’est sans doute les décors exceptionnels dans lesquels tout voyageur aime se plonger. Ainsi, lorsque dans un road trip, le motard voyageur arrive au détours d’un virage face à un paysage rare, qui relève du décor de cinéma, mais pourtant bien réel, il ya tout lieu de ranger ce décor là dans la catégorie de « ceux qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie » !

Or, en Europe, et donc finalement à faible distance de notre Hexagone, la Grèce est souvent évoquée en tant que berceau pour notre civilisation occidentale. Ce n’est pourtant pas son unique qualité. À partir d’Athènes, il suffit de rouler 350 km vers le nord, en plein cœur du territoire hellène, pour ce retrouver face à un de ces décors exceptionnels : les Météores. Entre reliefs et vallées, cette étrange formation géologique due au lent travail de l’érosion présente des pitons rocheux aux sommets desquels trônent des monastères. La mythologie y voit des roches « envoyées du ciel par la Providence » pour permettre aux ascètes de se retirer dans la prière de ces « monastères suspendus au ciel »… 

Les scientifiques nous renvoient eux à l’ère tertiaire et à des formations sédimentaires sous-marines avant que la mer ne se retire. Avant de cocher sa « to do list », le voyageur n’aura qu’à choisir sa version préférée ! Quoi qu’il en soit, 24 monastères furent construits entre les XIVème et XVIème siècles avec une technique qui reste pour le moins mystérieuse. En effet, des escaliers ont été aménagés dans les années 1920 mais auparavant, c’était uniquement à l’aide de paniers, de poulies et de cordes que l’accès était possible… Car, en dehors de l’aspect divin,  il s’agissait aussi pour les religieux orthodoxes d’échapper aux invasions musulmanes. 

Ce site est aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’unesco (depuis 1981) et sur ces 22 monastères six sont en activité. Un circuit de 17 km permet d’en faire le tour, avant de choisir celui ou ceux que chacun voudra visiter. Pour cela, il faudra bien se résoudre à laisser sa moto au parking et emprunter les escaliers ! Celui de Metamorphosis (ou Grand Météore, ou monastère de la Transfiguration) est le plus ancien et le plus grand. C’est aussi le seul qui n’a jamais cessé d’être occupé depuis sa création et sans doutes le plus visité aujourd’hui. Perché à plus de 600 m d’altitude, il est orné de fresques remarquables.

Le Monastère de Varlaam est peut-être le plus spectaculaire des monastères des Météores par sa situation sur un promontoire et la vue qu’il offre sur la vallée et les autres monastères. Mais les moins courageux choisiront certainement de visiter le monastère Agio Stefanos puisqu’il suffit de traverser un pont pour y accéder. Pour conclure on pourrait dire en paraphrasant N.Armstrong : quelques petits pas pour l’homme mais une grande vision sur ce que peut produire l’humanité ! 

Monténégro : le canyon de Tara

Lors d’un voyage à moto sur la route d’Istanbul, je longeais la côte Adriatique Croate lorsque je suis tombé sur un poste frontière inconnu ! 

Une enclave Bosniaque de moins de 10 km, l’enclave de Neum, seul accès à la mer de la Bosnie-Herzégovine,… avant de repasser en Croatie. Un territoire que je n’avais simplement pas intégré ! 

En principe la carte de l’Europe est, à peu près, gravée dans la tête de tout ceux qui ne dormaient pas pendant leur cours de géo à l’école. Seulement voilà, pour les moins jeunes d’entre-nous, il existait la Yougoslavie et c’était simple à mémoriser. 

Puis, le long processus de dislocation de la République socialiste fédérative de Yougoslavie (débuté dans les années 1990) est venu « brouiller les cartes » et redessiner le tracé de cette Europe du sud que l’on regroupe aujourd’hui sous l’appellation de Balkans. 

Une histoire mouvementée et chargée de conflits armés qui, bien que récente, a trouvé un point final avec l’indépendance du Monténégro en 2006 (et du Kosovo en 2008).  

C’est donc sur un pays jeune (d’un point de vue géopolitique) que les regards se tournent aujourd’hui. C’est aussi l’occasion d’y découvrir des merveilles naturelles, jusque là passées sous les radars.

Parmi ces merveilles, dans la région montagneuse nord du pays (Monténégro signifie montagne noire!) coule la rivière Tara. Une rivière qui a creusé son sillon au fil du temps au point d’en faire un immense canyon. 

Avec 82 km de long et une profondeur qui atteint 1300 m, les monténégrins n’hésitent pas à le comparer au grand canyon du Colorado aux USA. Une « découverte » internationale qui attire déjà les amateurs de canyoning, rafting et autres amateurs de sports d’eaux vives. Mais pas uniquement. Car cette pépite de la nature est entourée d’une végétation du même ressort, c’est à dire luxuriante et riche. Des espèces végétales endémiques, et une faune abondante pour en profiter. Bref, une biodiversité aujourd’hui protégée par la création d’un parc national : le parc national du Durmitor. 

Pour les motards qui n’aiment pas l’eau (!), il existe une route tortueuse au fil de l’eau qui permet de profiter de cette pépite avec à la clé des paysages à couper le souffle. En passant par des tunnels, des grottes ou des arches rocheuses, on se retrouve parfois au fond du canyon pour ensuite remonter et admirer le spectacle de nuages formés autour des montagnes, en faisant face à des falaises abruptes. 

Le canyon de la rivière de la Tara est l’un des sites naturels les plus prestigieux de la péninsule balkanique, il est d’ailleurs inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’unesco.

Les pachas des Balkans

Plusieurs fois unifiés au cours de l’histoire, sillonner les Balkans aujourd’hui revient à franchir quelques frontières et circuler, de fait, dans des Etats différents. Pourtant, au hasard d’un road-trip quelques points communs ne manqueront pas d’interpeller le voyageur, comme les différentes constructions historiques (civiles ou religieuses) qui rappellent qu’une partie de l’histoire est commune à cet ensemble du sud-est européen. 

Délimitée sur trois faces (ouest, sud et est) par la mer (Adriatique, Ionienne, Egée et mer Noire) et au nord par le Danube et son affluent la Save, la péninsule des Balkans est un vaste territoire européen aux facettes multiples. La Grèce, la Turquie d’Europe, la Bulgarie, la Macédoine du Nord, l’Albanie, la Serbie, le Monténégro, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine composent aujourd’hui ce « sud-est européen » autrefois partie occidentale de l’Empire Ottoman. 

L’immense empire ottoman qui a exercé son pouvoir pendant plus de 6 siècles (du XIIIème au XXème siècle) s’est étendu à son apogée de l’actuel Iran au pourtour méditerranéen, en passant par les rives de la mer Rouge. Il était caractérisé par une hiérarchie religieuse musulmane (dont le calife était souverain) et une administration centralisée inféodée à l’autorité religieuse (dont le pouvoir exécutif était détenu par le sultan). Au sommet du système politique se trouvait donc le sultan qui, pour pouvoir administrer un empire de cette taille (découpé en plus de 50 provinces), nommait un pacha à la tête de chacune de ces provinces.

Même si le rôle du pacha est d’assoir l’autorité de l’empire, celui-ci qui est en principe originaire de la région, bénéficie d’une relative autonomie. Au cours des siècles, nombreux sont ceux qui ont inscrit leur nom dans l’histoire. Certains pour leur qualité de chefs de guerre ou au contraire de diplomates, mais aussi pour d’autres par leur cruauté légendaire ou leurs trahisons !

Des historiens prêtent d’ailleurs au pouvoir de ces pachas d’être à l’origine de la montée des nationalismes, des désirs d’indépendances et par conséquent de l’extinction de l’empire Ottoman.

Véritable piqûre de rappel de cette longue période, il est pratiquement impossible de nos jours de partir à la découverte de cette région sans en croiser des expressions, dans l’architecture par exemple. En effet, parmi les vestiges historiques qui subsistent aujourd’hui dans les Balkans, et témoins de cette présence ottomane dans la région, nombreux sont ceux qui sont dus à ces pachas ou qui en portent le nom. 

À Višegrad, en Bosnie-Herzégovine, Pont Mehmed Pacha Sokolović en est un exemple. Inscrit au patrimoine mondial de l’unesco en 2007, outre la transmission et l’adaptation des techniques, il témoigne d’importants échanges culturels entre les Balkans, l’Empire ottoman et le monde méditerranéen, entre la chrétienté et l’islam. En contrexemple, Ali Pacha de Janina, qui a exercé son pouvoir en Albanie au début du XIXème siècle est devenu un personnage légendaire (qui a notamment inspiré Alexandre Dumas dans Les Crimes Célèbres). Cruel et rusé à la fois, il tenta par diverses manœuvres et tromperies de prendre son indépendance vis à vis de l’Empire Ottoman qu’il était pourtant censé représenter.

Entre faits historiques, légendes et monuments bien réels, partir à la découverte des Balkans c’est donc rencontrer une Europe méconnue, car longtemps ignorée. Or, faire face à l’inconnu reste l’essence même de l’aventure !

Le patrimoine mondial naturel et culturel

L’Albanie n’a rien à voir avec les pays slaves ou sa voisine grecque. Sa langue est unique, tout comme son histoire. Ce territoire des Balkans a subi un grand nombre d’invasions successives, sa situation géographique étant stratégique pour les grandes civilisations antiques. Romains, Slaves, Latins et Ottomans ont successivement annexé ce pays. Chaque occupant a emmené avec lui sa culture, sa religion, son architecture, sa cuisine etc.

Des merveilles ont émergé de ce mélange de civilisation, aujourd’hui classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

Butrint : Aux confins de l’Albanie, face à l’ile grecque de Corfou, se trouve l’un des trésors archéologiques et naturels du pays : Butrint. Véritable microcosme de l’histoire de la Méditerranée dans un écrin de nature luxuriante.

Berat, “la Ville aux Mille Fenêtres”. La vie y est douce et la gastronomie à vous faire tomber par terre!

Gjirokastër, “la Ville de Pierre”: son ambiance festive nous fait voyager dans le temps. 

Le lac d’Ohrid, aussi vieux que le lac Titicaca et le lac Baïkal. Ce joyau de la nature est classé patrimoine naturel et culturel, et ensorcele par sa beauté. 

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