Road trip moto à Madagascar

Les Trésors de l’Île Rouge

Depuis 2011, nous partons explorer en Royal Enfield le Nord-Ouest argentin, dans la région de l’Altiplano, le plus vaste désert d’altitude du monde. Notre périple nous emmène jusqu’aux plus hauts sommets andins, pour redescendre les contreforts de la Cordillère des Andes par la Route 40 et arriver dans la région viticole de Cafayate.

L’Argentine est une terre de mythes. De nombreux aventuriers nous ont bercé avec leurs récits de voyages à l’instar d’Ernesto Guevara (le Che) et de son acolyte Alberto Granado qui ont parcouru le pays au guidon d’une Norton 500 cm3 de 1939. Les épopées de Saint-Exupéry, la création de l’Aeroposta Argentin… Mais aussi l’histoire mythique de Fangio, pilote automobile des années 50, sans oublier les traces du Rallye Dakar qui, de 2008 à 2018, a sillonné l’Argentine.

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Modalités de règlement:
– Un acompte de 30% à la réservation.
– Un solde à verser 1 mois avant le départ.
– Une caution de 1500€/moto non débitée.

Le budget comprend toujours :

Reste à charge :

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Jour 1 : SALTA
L’équipe de Mono 500 vous attend à l’aéroport de Salta selon vos horaires de vols. Un transfert privé est organisé vers votre hôtel de centre-ville. Puis, direction le garage pour un petit briefing et l’apéro. Installation à l’hôtel et dîner avec l’équipe.
Nuit : Nous passons la première nuit à l’hôtel colonial Almeria, un emplacement idéal dans le centre de Salta.

Jour 2 : SALTA
Nous quittons Salta par le sud. La roche se fait de plus en plus rouge à l’approche du canyon de Las Conchas. Ici, l’asphalte ondule entre les formations géologiques millénaires. Après le déjeuner, nous récupérons la fameuse Route 40 avant d’entamer l’ascension de l’Abra del Infiernillo, un col à 3 000 m.
Nuit : Le temps s’est arrêté à L’hacienda Los Cuartos. Dans cette maison familiale trois fois centenaire, le mobilier est d’époque et le petit déjeuner maison.

Jour 3 : TAFI DEL VALLE
Nous pénétrons dans la forêt du parc national Campo de los Alisos. La route est parfaitement asphaltée et peu fréquentée. C’est la sinueuse Quebrada de las Sosas qui nous conduit vers les hauts plateaux de la région de Tucuman. Après 40km à travers des zones agricoles, nous bifurquons sur une piste assez sportive pour entamer l’ascension du col de los Alisos
Nuit : Dans un village isolé loin de tous les axes touristiques, l’auberge Olegario offre un confort rustique mais une bonne douche chaude, un lit confortable et une cuisine de terroir.

Pour voir la suite du roadbook, télcharger :

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Installé à Salta depuis le début des années 2000, Franck est devenu un authentique Gaucho. Il n’a de cesse d’arpenter les Andes pour guider des groupes dans toutes les conditions. En véritable leader, il ouvre la route à moto et guide vos voyages aventure. Fort de solides connaissances historiques et naturalistes, et complètement intégré à la vie locale, il partage volontiers ses endroits secrets et insolites avec vous.

Nuni l’accompagne, il assure l’assistance mécanique et logistique de chaque voyage. Mécanicien de métier, fondu de moto et de road-trips, il ferme la marche en 4×4 avec vos bagages et les pièces mécaniques. Il a l’œil rivé sur vos motos et assure leur révision en permanence.
Il assure aussi la logistique de confort du quotidien, il est prêt à répondre à tous les imprévus et il a toujours une place pour vous dans sa voiture.

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Avec son look rétro, le ronronnement reconnaissable de son monocylindre et son confort de conduite, la Royal Enfield Classic 500 est idéale pour vivre un road-trip à l’ancienne. Basse, souple et coupleuse, elle nous emmène aux sommets des Andes et garantit une aventure mécanique et attachante. Pour améliorer le confort des passagers (ères), elles sont équipées d’une sur-selle et d’un dosseret. Les motos sont révisées en permanence.

Note générale des pilotes : 4,5 étoiles
Note générale des passagers (ères): 4 étoiles

Spec. techniques:
Type: Monocylindre 4 temps
Cylindrée: 499 cc
Crit’air: 1
Puissance: 27 ch
Hauteur de selle: 80 cm
Poids: 210 kg avec le plein
Freins: disques av/ar
Roues: 19” à l’avant, 18” à l’arrière
Pneumatiques: mixtes route/piste
Boite: 5 rapports

Légende Hébergement

Une estancia au milieu des vignes, un ancien couvent au pied d’un volcan, un refuge au milieu des condors… Nous arrivons en fin d’après-midi pour vous faire profiter de nos plus belles adresses, sur les plus beaux spots, pour finir la journée en beauté et passer de belles soirées tous ensemble.

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Verreaux's sifaka photographed in the Berenty Reserve of Madagascar.
Circuit 12 jours à Madagascar

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Nos voyageurs témoignent

 

Les 18 ethnies de Madagascar

Quand on parle d’ethnies ou « FOKO » en Malgache, cela définie un groupement humain possédant une structure familiale, économique et sociale homogène dont l’unité repose sur la langue, la culture et la conscience. Le peuple Malgache qui est reconnu comme étant originaire d’Asie et d’Afrique, plus précisément d’Asie du Sud insulaire autrefois appelés Archipel Malais est constitué par plusieurs groupe ethnique qui ont tous leurs particularités. Réputer endogame et très conservateur de leurs traditions, on ne compte pas moins de 18 ethnies formant la population de Madagascar.

Les « ANTAKARANA » qui sont situés dans le Nord de la grande île. Une ethnie conservatrice de tradition et qui se focalise sur la pérennité de la Monarchie.

Les « ANTANDROY » situé dans l’extrême Sud du pays et reconnu comme étant des grands guerriers et attacher aux coutumes ancestrales, tout évènement ne peut se faire qu’après consultation auprès de leurs Devins « Ombiasy».

Les « ANTAIFASY » une ethnie de pêcheurs et de chasseurs dans le sud-est de Madagascar, célèbre pour leurs arts funéraires : les défunts sont enterrés dans la forêt avec tous leurs biens et la tombe est décorée.

Les « ANTAMBAHOAKA » au Sud-Est, reconnu par leurs traditions, le « SAMBATRA » – une circoncision collective tous les 7 ans ; et le tabou des jumeaux « Fady ».

Les « ANTESAKA » situé dans le sud-est, réputé par leurs tabous comme exemple de travailler la terre des autres ou encore des chiens. Ils pratiquent le double ensevelissement lors des enterrements.

Les « BARA », un peuple de semi-nomade du sud qui, d’après l’histoire descende d’un Africain nommé Rabiby. Riche en culture, on peut citer le « Savatse » une circoncision collective et le « Ringy » une lutte à mains nues.

Les « BETSILEO » qui occupent le sud des terres centrales, sont fidèles à la culture malgache et respect les ancêtres. Le « Famadihana » est une des fameuses traditions et chaque foyer est obligé de le faire.

Les « BETSIMISARAKA » occupant l’Est de Madagascar, reconnue sédentaire, ils vivent de la pêche, de l’agriculture et de l’artisanat. Pour demander la bénédiction et la protection aux ancêtres, ils pratiquent le « famadihana ». 

Les « BEZANOZANO », situés le long du haut Mangoro, ils seraient originaires du métissage entre « Vazimba » et « Berahoraho ». Chez eux, un enfant ne peut être accepté dans leur clan qu’après avoir eu sa première coupe de cheveux et être circoncis.

Les « MAHAFALY », une ethnie du Sud-Est dans laquelle chaque village est régi par un sage « Zakan-draza », ils pratiquent le « famadihana » et le « savatse » 

Les « MERINA », dans les hautes terres centrales, se caractérisent par leur communication avec l’esprit des défunts dans la pratique du « Famadihana » et le changement de « LAMBA » ou tenue traditionnelle avec laquelle il a été enterré.

Les « SAKALAVA », dans la partie côtière occidentale, ils pratiquent le « tromba » ou transe qui est un rituel. Ils pratiquent aussi le « Fitampoha » une cérémonie de bain des reliques royales.

Les « SIHANAKA » situés dans la région du Lac Alaotra, sont des grands riziculteurs. On y trouve plusieurs lieux sacrés où « Doany », et les grands évènements sont les « Volam-bita » et « les mariages ».

Les « TANALA », un peuple forestier du Sud-Est pratiquant la tradition du « Mamoka Zaza » ou première sortie de l’enfant.

Les « TSIMIHETY », un groupe dans le Nord-Ouest de Madagascar, ils descendent des pirates européens et des « Vazimba ».

Les « VEZO » qui sont des pêcheurs d’où l’ensemble des traditions et coutumes sont liés à la Mer. Ils se distinguent par leurs tombeaux qui sont ornés de statues érotiques.

Les « ANTANOSY », un sous-groupe d’Antandroy dans le Sud-Est, se distinguent dans l’art funéraire en emmenant leurs morts dans le « Kibory » ou sépulture collective. Ils pratiquent le culte de possession, le « Bilo ».

 

Même si les dialectes et les modes de vie sont différents pour chaque ethnie, on constate que la base des coutumes à Madagascar est le respect des ancêtres. 

La gastronomie malgache

A Madagascar, quand vous entendez une personne dire « Manasa hihinana » ou encore « Mandroso hisakafo », cela est une invitation à manger et la population prend le refus comme un manque de respect !

C’est pendant ces moments-là que vous goûterez à la gastronomie purement Malgache qui est, comme sa culture, très riche et très variée. Conformément à la tradition, quand les Malgaches mangent, surtout les jours festifs, c’est pour être rassasié en qualité et en quantité. Diversifiés et richement assaisonnés, la gastronomie Malgache est toujours accompagnée de riz – la base de la cuisine et de l’alimentation Malgache ; et c’est le « loka » ou le plat principal qui diffère selon l’évènement.

Cette gastronomie est reconnue par sa cuisson lente et mijotée qui a pour but de faire sortir le goût, que ce soit de la viande de bœuf ou de porc ou la viande de volailles.  

Dans la vie quotidienne, le plat principal est simple, mais cela ne signifie en aucun cas qu’il n’y aurait pas de goût. Vous pourriez avoir de la viande avec des pois de terre, du ragoût de légume vert avec de l’aubergine africaine et chevaquine rouge ou encore le « ravitoto sy hena-kisoa » qui est un mariage harmonieux entre les feuilles de manioc pilées avec de la viande de porc bien gras. Ce dernier est considéré comme étant le plat préféré des Malgaches. Mais c’est pendant les jours festifs que vous pourrez admirer l’abondance de l’art culinaire Malgache.

Pendant, les grandes fêtes et cela depuis l’époque des Royaumes de Madagascar, la qualité de la cuisine et le fait de manger ensemble est signe de respect pour l’hôte et ses invités. D’où l’appellation « hanim-pitoloha », signifiant « nourriture à 7 têtes », qui représente un moment de plaisir pour les papilles et qui est aussi l’occasion de manger à volonté sans restriction. Anciennement servi aux Rois et Reines de Madagascar, le « hanim-pitoloha » est de nos jours considéré comme étant la gastronomie purement Malgache. 

 

Dans ce menu nous avons ces plats :« vorombe sy henakisoa » : dinde ou oie et du porc, « amalona sy henakisoa » : anguille et porc, « varanga » : filet de zébu désossé et émietté sans condiment et mijoté pour obtenir une viande très tendre et onctueuse, « hen’omby ritra » : viande de bœuf mijoté, « henan-janak’omby sy tsaramaso » : du veau aux haricots blancs.

La cuisine Malgache regroupe généralement toutes les traditions culinaires s’apparentant à la cuisine créole généreuse et épicée. La nourriture reflète l’influence des immigrants d’Asie du Sud-Est, d’Afrique, d’Océanie, d’Inde, de Chine et d’Europe, qui se sont installés sur l’île après les premiers voyages depuis Bornéo. Le plat a ensuite enrichi les traditions culinaires de l’île avec une abondance de nouveaux fruits, légumes et épices. Pour cela on peut se référer aux spécialités  de la côte est de Madagascar, qui sont à base d’épices comme le clou de girofle, la cannelle ou le lait de coco ainsi qu’une multitude de grillades succulentes.

La faune à Madagascar

Madagascar, est la 5ème plus grande île du monde, la plus grande île de l’Océan Indien est reconnue mondialement comme étant un point chaud de la biodiversité. Un territoire à la  beauté fascinante et gâté par la nature avec une structure écologique unique, elle est considérée comme étant l’arche de Noé pour sa richesse en espèces faunistiques terrestres. Ses couloirs forestiers luxurieux qui sont des véritables sanctuaires regorgent de variétés et d’espèces animales observables nulle part ailleurs dans le monde. Plus de 5% des espèces animales du monde vivent dans cet écosystème riche et jusqu’à 90% d’entre elles sont endémiques et spécifiques au pays. Parmi ces espèces, on distingue les classes des mammifères, des amphibiens, des reptiles, …

Nous ne pouvons parler de faunes de Madagascar sans commencer par les emblématiques « Lémuriens » qui sont considérés comme les ancêtres des singes, et qui ne sont visibles que dans son habitat naturel dans la grande île. On compte actuellement plus de 1000 espèces et pour les observer ou même être en contact avec eux, il existe plusieurs parcs et aires protégées nationaux qui sont encore en pleine nature. Les variétés les plus célèbres sont les « SIFAKA », intelligent et très à l’aise avec l’homme, il pourrait vous surprendre par leurs déplacements et leur mode de vie et qui sait, il pourrait même se placer sur votre épaule lors de votre visite en forêt. 

A part les lémuriens et autres mammifère, on y retrouve également des amphibiens, principalement des grenouilles et des crapauds, qui sont représentés uniquement par les espèces de l’ordre des « anoure ». Ce groupe est caractérisé par sa diversification et les amphibiens sont principalement carnivores et n’ont pas de queue. On y enregistre actuellement un nombre de 285, mais il y a encore un grand nombre d’espèces non répertorié. A l’exception de deux espèces : Ptychadena mascareniensis et Hoplobatrachus tigerinus, ce sont tous des espèces endémique et la majorité est considéré par l’Unité International pour la Conservation de la nature comme en voie de disparition.

Toutefois, Madagascar possède également un grand nombre de variétés de reptiles, ils font partie des faunes exceptionnelles et tiennent une grande place dans la diversité juste après les lémuriens. 358 de ces variétés endémiques sont terrestres. A part les serpents et les crocodiles, les reptiles ne présentent aucun danger pour l’homme. Dans cette catégorie de reptiles, il y a les caméléons comme le « calumma, l’arboricole et le brookesia » qui ont la possibilité de changer de couleur grâce à leurs facultés unique de copier leur environnement. Mais vous avez la possibilité de voir jusqu’à 80 espèces de serpents, dont la majorité est aussi endémique, les plus convoités sont le BOA de Madagascar ou Sanzania Madacascariensis  qui sont inoffensifs. 

La multitude de couleurs des amphibiens, les cris des lémuriens dans les bois, les variétés de reptiles qu’on ne peut voir que dans la grande île, nous force à admettre que c’est un paradis pour les amoureux de la nature !

Activités économique à Madagascar

Madagascar, un pays en voie de développement, a entamé sa croissance économique en 2003. Ce développement fut interrompu par une crise politique en 2009. Madagascar fait partie des pays les moins avancés avec un RNB par habitant de 522 USD (en 2019). L’indice de développement humain (IDH) de Madagascar est très bas (164 sur 189 pays et territoires). L’inégalité sociale est très distincte avec 80 % de la population vivant en zones rurales, et parfois très isolées. Cependant, plusieurs sources de revenus offrent de nombreuses opportunités pour que le pays puissent s’en sortir, parmi cela on peut citer : l’Agriculture, la pêche, le tourisme et l’exploitation minière. 

Pour l’agriculture, il y a 36 millions d’hectares de terres potentiellement arables, mais seuls 3 millions d’hectares sont effectivement exploités. Le nombre d’exploitations est d’environ 2,4 millions. Il s’agit pour la plupart de petites exploitations familiales (moyenne de 0,8 ha) et très dispersées : mauvaise utilisation des ressources et mécanisation. Les rendements des cultures sont encore très faibles. L’agriculture Malgache appartient à une agriculture qui n’a jamais connu de  privatisation à grande échelle, des solutions chimiques (moins de 3% des terres concernées) et une transition agricole vers les infrastructures nécessaires à la transformation et à la transformation des produits récoltés.

Les principaux cultures sont vivrières comme le riz, mais Madagascar exporte aussi des fruits et épices : litchis ou vanille.

La pêche, moyen de subsistance dans les côtes de Madagascar, est l’une des trois principaux secteurs porteurs avec la mine et le tourisme sur lesquels le Gouvernement malgache compte asseoir le développement économique du pays. On peut distinguer la pêche traditionnelle, à pied ou dans des petites embarcations avec des harpons, filet maillot et tulle moustiquaire, ce type de pêche et principalement pour l’autoconsommation mais cela n’empêche pas la vente d’une partie des produits. Ensuite, il y aussi la pêche industrielle, dédiée spécialement pour l’exportation, les principaux produits sont les crevettes et le thon. Ce domaine est considéré comme exclusif aux étrangers : des thoniers senneurs ou crevettiers avec des embarcations de moins de 50 CV en utilisant des filets maillant.  

Le tourisme est l’activité génératrice de revenus la plus importante à Madagascar, l’une des principales sources de devises du pays. En 2016, un peu plus de 300000 touristes ont visité le pays. Le gouvernement s’attend à ce que le nombre de touristes atteigne 500000 par an en 2020.  Le tourisme de nature se concentre sur les parcs naturels du pays. La flore et la faune de Madagascar sont vraiment parmi les mieux préservées au monde, dont tous les types de lémuriens qui sont endémiques. Mais ce secteur est actuellement en baisse suite aux impacts et restrictions face à la COVID-19.

L’exploitation minière est un secteur qui ne peut être négligé à Madagascar, sans parler des nombreux emplois dans la petite et la micro-exploitation minière. Ce secteur est la source d’investissements directs étrangers la plus importante pour son développement. Comme à Ambatovy,  plus de 8 milliards de dollars et pour le cas de QMM plus de 1 milliard de dollars. Parmi les richesses minières, on peut citer : le nickel, le cobalt, l’or, les pierres précieuse ou encore du pétrole. 

Le parc national d’Anbasibe

Créé en 1989, le parc national d’Andasibe – Mantadia fait partie de la province de Toamasina, dans la région d’Alaotra Mangoro à 140 km de la ville d’Antananarivo en suivant la route nationale n°2. Le parc a une superficie de 16310 hectares, dont 810 ha sont occupés par la réserve Spéciale Analamazaotra et 15500 ha par le parc Mantadia. Vu que le parc se trouve dans la côte est, son climat est très humide. Le parc se compose à 80 % de forêts primaires et 13 % de forêts secondaires, qui sont affectées par l’activité humaine. Une réserve spéciale a été désignée pour protéger le plus grand lémurien de Madagascar et on y trouve aussi des flores spécifiques au pays. 

Presque la totalité du parc est couverte d’une forêt dense humide sempervirente. Celle-ci est réputée pour être le foyer d`une grande variété d’espèces de lémuriens (14 espèces diurnes et nocturnes) dont le légendaire Indri Indri – le plus grand lémurien vivant du haut de ces 80 cm ; le solitaire Aye-aye et le Varecia variegata. Si vous êtes matinale, et qu’une balade vous tente, vous entendrez probablement les magnifiques chants des Indri Indri. On peut aussi croiser d`innombrables animaux inoffensifs et font  plaisir à voir, jusqu’à 51 espèces de reptiles, 84 espèces d’amphibiens, 72 espèces de mammifères, 117 espèces d’oiseaux, ainsi que d’innombrables chauves-souris insectivores. Notons que Mantadia compte parmi les meilleurs sites pour observer les oiseaux « Birdwatching » dans tout Madagascar.

Le parc abrite aussi une flore exceptionnellement riche,  des plantes sublimes et surprenant dotée d’une végétation d’une vert unique et fastueux, cette réserve contient toute une catalogue de variété persistante toujours verte :

épiphytes (plantes qui vivent sur d’autres plantes), mousses, fougères, bambous, palmiers, feuillus et bois précieux, ananas sauvages et vignes.

Ce parc est également réputé pour ses orchidées, comptant jusqu’à 120 espèces avec un taux endémique de 100%. Ils fleurissent entre Septembre et Janvier. Et vu que la pluviométrie de la région s’étale presque tout au long de l’année, la végétation ne manque pas d’eau. Traversée par de grands fleuves, le parc abrite aussi un lac, une piscine naturelle et une cascade hallucinante qui sont tous considéré sacrés. La rivière « Vohitra » qui alimente le barrage hydroélectrique d’Andekaleka, source d’énergie pour la capitale ainsi que toutes les localités sur cet axe passe aussi à travers le parc. 

Pour profiter à maximum de cet endroit paradisiaque, plusieurs circuits sont proposés et ce sera à vous de choisir entre : découverte d’espèce endémique d’oiseau, rencontre avec les lémuriens, avoir la possibilité d’observer la culture, se baigner dans une piscine naturelle en observant les grenouilles ou encore, pour les amateurs de marche à pieds une randonnée en pleine forêt. Le parc est ouvert toute l’année, mais le meilleur moment de la visiter est en fin du mois de Septembre, c’est durant cette période que le festival Indri Indri se tient dans le parc, ce festival est dans le fond une sensibilisation pour la conservation de cet espèce emblématique. 

Histoire du royaume de Madagascar

Le Royaume de Madagascar est le nom officiel du Royaume Merina auparavant appelé « royaume d’Ancove » ou encore « royaume d’Emyrne », un royaume situé au centre de Madagascar entre le 27 octobre 1817 et le 01 mars 1897 (le jour où le général Gallieni l’aboli suite au protectorat français mis en place en 1882). C’est durant ces 80 années que les souverains « Merina » s’autoproclamèrent « Mpanjakan’i Madagascar » signifiant « Souverain de Madagascar ». La Grande-Bretagne a été le premier pays occidental à reconnaître ce titre, suivie par la France, de l’Allemagne et puis des États-Unis. 

Dans le pays, tous les monarques restés à la tête de leurs peuples respectifs reconnaissaient les liens de la suzeraineté, à l’exception de ceux qui vivaient dans certains territoires non encore conquis. Tanala Ikongo au sud-est, l’extrême sud du semi-désert et enfin Ambongo, une zone très peu peuplée au nord-ouest de l’île.

Le royaume Merina est apparu depuis le règne de « RALAMBO », à la deuxième moitié du XVIème siècle. Néanmoins, dès le XIIe siècle, certains livres documentent déjà l’existence des premiers souverains de la région Merina.

Andrianerinrina était l’un des dirigeants connus pour avoir gouverné la région jusqu’au XIIème siècle. Cependant, c’est le roi Andrianampoinimerina de son nom Ramboasalama Razaka qui, au début du XIXème siècle, était considéré comme un puissant intégrateur et fondateur du puissant royaume de Merina. Grand conquérant, il mena plusieurs expéditions contre plusieurs royaumes, dont les royaumes de Bezanozano, Sakalava et Betsileo. Son slogan était « Ny ranomasina no valaparihiko » qui veut dire que « la mer était sa limite de rizière »,  il était donc prêt à tout pour devenir le souverain de l’île entière. 

Dirigeant prudent, Andrianampoinimerina a pu fortifier le royaume de Merina grâce à des politiques administratives habiles. Afin de maintenir la cohésion du royaume, Andrianampoinimerina a poursuivi une politique de centralisation. Ce royaume se distinguait particulièrement par sa structure et son organisation, appelé le « Fokonolona ». Il se réfère à des unités socio-politiques formées à partir des structures traditionnelles. Pour se charger des transmissions et aussi pour appliquer ces décisions, Andrianampoinimerina faisait appelle à ces 70 vaditany (greffier), c’est le prince Lehidama, mieux connu sous le nom de roi Radama Ier, qui est entré dans l’histoire en tant que « premier roi de Madagascar » vers les années 1810. Il était aussi l’héritier du grand intégrateur d’Imerina.

Et ce n’est qu’à partir du règne de Radama Ier que le royaume s’est ouvert à l’occident, en commençant par l’accueil des missionnaires protestants du London Missionary Service ou LMS – qui ont construit les premières écoles et ont aussi apportés leur aide dans la première Manufaction. Après son règne, le trône fut laissé à sa veuve Ranavalona Ière, une souveraine radicale qui luttait contre l’invasion de la culture étrangère, puis à son fils Radama II, reconnu comme laxiste et fut assassiné en 1863. Après cela, c’est le Premier Ministre « Rainilaiarivony » qui va conserver ce règne en épousant 3 reines : Rasoherina, Ranavalona II et Ranavalona III jusqu’à l’abolition du royaume de Madagascar. 

Le parc National d’Isalo

Déclarée en 1999 comme parc national de Madagascar, le Parc National d’Isalo dans le Sud de l’île, est situé à 269 km de Fianarantsoa et à 80 km d’Ihosy, il se trouve dans la Commune de Ranohira. Avec une superficie comprise entre 81 000 et 85000 hectares selon le site du « World Database on Protected Area » et s’étendant sur près de 100 km suivant le sens Nord-Sud. Sous la protection du parc, on retrouve un massif montagneux homonyme formé par de grès jurassique et entaillé par de canyons profonds et hérissé par de pics causé par l’érosion des roches. D’une altitude de 820 à 1240 mètres, on peut y observer des rivières, des plantes rupicoles abondantes ; le parc est aussi le domaine des makis et les lémuriens.

Une variété de couleurs et de formes, des panoramas à couper le souffle, tout cela permet de voyager au sec dans un silence total. Il n’est pas rare de voir un lémurien ou un serpent (inoffensif) vous saluer à l’entrée de la forêt. Promenez-vous le long des rochers le long de la petite crique, observez les cascades de nymphes creusées dans les rochers au fil du temps ou nagez dans les piscines bleues, une véritable oasis rafraîchissante. La piscine noire vaut également le détour, mais vous n’oseriez pas y nager, l’eau est si froide.

Parmi les sites que vous pourrez visiter, on peut citer la « fenêtre d’Isalo » – une sculpture naturelle à la forme d’une fenêtre laissant passer le soleil qui est directement dans son trajectoire. En y allant, vous direz par vous-même que c’est le plus beau coucher de soleil que vous avez vu. Cela vous procurera un inoubliable souvenir chaleureux. 

Comme faune et flore, son relief ruiniforme abrite des plantes rupicoles endémiques avec 116 espèces médicinales et du bois pour la fabrication de meubles et d’artisanat. La forêt est couverte de tapis de Tapia, qui sont de nourritures pour les vers à soie connu sous le nom de « Landibe ». Vous pouvez également trouver la faune très spécifique de la région et de nombreux lémuriens. Le parc abrite également 77 espèces d’oiseaux, dont 70 % sont endémiques, comme le Merle de Roche de Benson, que l’on ne trouve que dans l’Isalo. Mais vous y trouverez également de nombreux autres animaux, comme des reptiles, des rochers, des anguilles géantes et des crocodiles !

Le parc d’Isalo possède de nombreux circuits idéaux pour les passionnées de sport extrême et d’aventure en pleine brousse, dont le canyon des rats et le canyon des singes. Cédez à la tentation de faire de petites balades ou des balades plus sportives sur blocs de granit. Vous pouvez également visiter les grottes portugaises ou  les gorges de Namaza. 

De nombreux prestataires proposent la location de VTT, permettant de dévaler les pentes de l’Isalo et de découvrir les paysages grandioses qu’offre le parc. Le parc national d’Isalo est le meilleur endroit pour vous ressourcer dans un environnement calme et chaleureux en pleine nature.  

 

Le musée de la photo Andohalo

D’après Rolland Barthes : « Ce que la photographie reproduit à l’infini n’a lieu qu’une fois », cette citation résume la raison d’être du musée de la photographie de Madagascar. Le musée a alors pris pour mission de numériser toutes photographies prises dans la grande île entre les années 1860 et 1960. Cela a pour but, la préservation et la valorisation du patrimoine photographique de Madagascar, et aussi de faciliter et favoriser l’appropriation de leurs histoires par les malgaches. Ayant débuté en tant qu’association régit par la loi 1960-133 en 2013, le musée a ouvert ses portes en 2018 dans l’ancienne demeure des monarques Malgache à Anjohy (résidence des maires) – un quartier dans la haute ville d’Antananarivo. Actuellement, on recense approximativement 14000 clichés relatant l’histoire d’avant, pendant et après la colonisation. Les photos proviennent de l’archive nationale ou des collections de particuliers.

Pour attirer ses visiteurs, le musée propose 3 espaces : 

  • Les salles de projection, en tout 4 qui diffusent des films thématiques dans plusieurs langues à partir des photographies disponibles dans le musée.
  • Les espaces d’exposition composés d’une grande salle et du jardin, qui peut accueillir des expositions temporaires. Une place est dédiée pour la photographie contemporaine Malgache et Étranger.
  • Le café du musée, dans le jardin, proposant une cuisine de terroir et des boissons issues du label « Vita Malagasy ».

Le musée a été fondé par le Docteur Helihanta Rajaonarison, enseignante au département d’Histoire de l’université d’Antananarivo qui a initié ce projet à partir d’un rêve de partager l’histoire de Madagascar à travers des photos. Dans un premier temps, elle a été chargée de classer, documenter et restaurer les archives photographiques détenues par l’archive nationale. Puis elle croise la route de Cédric Donck – philanthrope belge et serial entrepreneur d’Antsirabe. Leur collaboration a ainsi donné naissance au Musée de la Photographie de Madagascar, au Musée Virtuel (www.photomadagascar.com) et notamment à la page Facebook au même nom. Ainsi le monde entier a pu découvrir la richesse de ce patrimoine. C’est avec ses actions qu’elle a suscitée l’enthousiasme de gens et concrétiser son projet.

En parallèle, quand on met les mots photographies et Madagascar ensemble, il y a un nom incontournable dans le monde entier – Pierrot Men, il a bien le mérite d’être représenté dans notre article. C’est un Photographe né à Midongy Sud dans la côte est de Madagascar en 1954, il est entré dans le monde de la photographie en 1974  quand il a ouvert son premier laboratoire « Labo Men » dans la ville de Fianarantsoa. Reconnu par ses clichés en noir et blanc, laissant une empreinte d’humanité, nous fait ressentir la dignité des sujets qu’il photographie. Plusieurs fois récompensé, comme lors des jeux de la francophonie à Madagascar en 1997 ou du prix UNEP/Canon en 2000. Ses photos ont déjà fait l’objet de plusieurs expositions et de publications dans le monde. 

Comme toute histoire, il faut qu’on la raconte pour qu’elle se transmette à la génération future, heureusement que nous avons la photographie. 

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