PORTRAITS

Toute l’année, nous suivons des voyageurs au long cours. Nous en rencontrons certains en voyage, d’autres chez nous. Et c’est toujours l’occasion de partager nos découvertes et notre passion pour le voyage et l’aventure.

L’Australie à moto: « Into the wild »

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Le récit de voyage de Loïc: 8 mois et 38 600 km pour faire le tour de l’Australie sauvage en Kawasaki KLR 650. 

voyage australie

Mon idée de voyage est née au début du mois d’août 2014. Plusieurs mois après mon retour d’Asie, mon pote me tanne pour que je le rejoigne faire le tour d’Australie en van. 

Je cogite, j’hésite, je me fais mes films, pour finalement lui répondre « OK, tu me trimbales dans ton van jusqu’à ce que je trouve une brêle et après ciao ! ».

2 mois plus tard, il vient me chercher à l’aéroport de Darwin dans le territoire du Nord. J’ai un sac à dos de 50L, une tente, un sac de couchage 20°C, un Opinel et une chemise à carreaux…

À peine arrivé, je décroche un job pour récurer des cages dans une ferme à crocodile. Je me fais virer au bout d’une semaine pour être allé taquiner d’un peu trop prêt les énormes mâles reproducteurs à ma pause de midi, le ton est donné !

Pas âme qui vive dans ce désert hostile, un vrai road-movie s’offre alors à nous, un carton de bières glacées entre nos 2 sièges et des jours de ligne droite sous le cagnard de l’outback australien. 

Direction la côte Pacifique à l’Est, ses villes plus peuplées et ses sites de petites annonces moins avares en motos d’occasion.

road trip moto australie

Je trouve ma dulcinée du côté de Brisbane, c’est une Kawasaki KLR 650 de 2004 [encore] en bon état avec 20 000 km au compteur, mon 1er trail ! Elle est vendue 3000 $ avec un top case chinois et un casque trop petit, ça fera l’affaire.

Me voilà désormais seul, excité, je m’enfonce sur une piste dans une forêt profonde et installe mon campement sans voir le moindre signe de vie de la journée.

À 19 heures, il fait nuit noire et un énorme orage se dirige vers moi. Juste avant de m’engouffrer dans ma tente, un gros 4×4 s’arrête à mon niveau, sors du chemin et m’aveugle avec son énorme rampe de feux additionnels avant de repartir en faisant vrombir son moteur.

L’espoir retombe, non seulement je ne vais pas passer ma première nuit à l’abri mais en plus de la peur de la tempête qui s’annonce, s’ajoute la panique que ce timbré sorti de nulle part revienne me rendre visite pendant la nuit…

Je passe la moitié de la nuit blottis en boule sous ma tente à entendre les impacts de foudre tomber et les branches d’eucalyptus (très fragiles) se casser sous la force du vent tout en croyant entendre un bruit de moteur…

Le lendemain matin, un python profite de l’humidité ambiante pour une petite balade au milieu de mon campement. Je plie bagage, le reste de la piste est chaotique, des arbres entiers sont tombés et barrent le chemin, je dois ensuite traverser 3 rivières suralimentées par les orages de la nuit.

Je calme un peu le jeu et les journées s’enchaînent plutôt bien.

La première route goudronnée est un don du ciel, je ne la quitterais plus de la journée jusqu’au bivouac du soir où le constat s’impose de lui-même :  j’ai peut-être un peu sous-estimé le trip…

Road trip Australie

Petit à petit, j’équipe ma belle : une paire de sacoches cavalières dégotées sur « leboncoin » local, une sacoche de réservoir et le fond d’une cagette de lait en guise de rack.

Je découvre le plaisir et la liberté de pouvoir rouler chemise ouverte sur une plage de sable blanc de 50 km, en me demandant tout de même comment les « Dakaristes » arrivent à enchaîner 500 km de dunes.

Malgré tout, la solitude se fait vite ressentir et il me manque quand même un compagnon de voyage pour partager tous ces moments et émotions vécus.

Le choix n’est pas large mais je tente le coup auprès de mon cousin Pierre, lui-même motard et passionné de voyages « Rejoins moi en Australie, c’est le top ici, il fait beau, la vie est cool, et pis, c’est pas si dangereux que ça… ».

Réponse inespérée quelques jours plus tard : « Tu as raison, j’en peux plus de voir tes photos, je pose ma démission et te rejoins début janvier… ». Le rendez-vous est pris.

En attendant, je fête Noël à la plage par 35 degrés avec comme cadeau un banc de 5 dauphins surfant avec moi, magique !

L’arrivée sur Sydney à moto par le fameux Harbour Bridge avec vue plongeante sur l’Opéra est un moment fort du voyage, et quand en plus c’est le 31 décembre et que le soir même on assiste à l’un des plus beaux feux d’artifice au monde, what else ?!

Je récupère Pierre quelques jours plus tard : il sort de l’aéroport à midi (sans le saucisson qu’il s’est fait confisquer !), ouvre son compte bancaire australien à 13 heures et roule à gauche avec sa moto qu’il vient d’acheter à 14, EASY !

Les choses deviennent sérieuses, l’aventure va pouvoir être vécue à 100%, mais il faut s’équiper. Pierre ayant acheté la même bécane que moi, la gestion des pièces détachées est facilitée.

Exit la chemise à carreaux, on se paie un équipement décent à la hauteur du road trip qui nous attend.

Nous prenons la direction de Melbourne à travers la chaîne montagneuse des Alpes Australiennes. Nous passons 3 semaines à explorer les environs du plus haut sommet d’Australie, le Mont Kosciuszko culminant à 2228 mètres.

Les pistes sont splendides mais escarpées et rocailleuses et le rythme plutôt engagé des “balades” avec des motos (sur)chargées et pas forcément adaptées nous en font payer les frais : de nombreuses chutes dont une au beau milieu d’une rivière, les premières crevaisons…

Et stupeur lorsque j’aperçois une tache d’huile sous ma moto, verdict : carter d’huile moteur percé sur une réception un peu ardue. 20 dollars, de la pâte époxy durcissante et un bidon d’huile plus tard, c’est reparti, bonne frayeur mais l’aventure continue (la réparation de fortune tiendra jusqu’à la fin !) …

Road trip australie

112ème jour, dimanche 25 janvier, KM146 : allure un peu trop soutenue en enduro dans les Snowy Mountains qui se traduit par l’arrachage de la valve en plein virage, une bonne chute et 2 heures de galère à réparer. 

On est loin d’être au point sur les crevaisons, mon pneu est de nouveau à plat le lendemain matin, chambre à air pincée lors du remontage…

Les bivouacs sont superbes mais les températures nocturnes sont glaciales, qui plus est avec des sacs de couchage “light” prévus pour l’été (qui a dit que l’Australie était un pays chaud ?!). 

Les douches se font rares et tout aussi froides dans des ruisseaux de montagne.

Loin de toute civilisation nous retombons à l’état sauvage et lorsqu’un lapin se jette sous mes roues, il est délicatement préparé par Pierre et finit à la casserole par une nuit brumeuse et froide à 1700 mètres d’altitude…

Nous faisons une arrivée remarquée dans le port de Melbourne où nos tenues, nos visages et l’état de nos motos trahissent les rudes conditions rencontrées lors de nos 3 semaines fortes en émotions perchés dans nos montagnes. 

Nous embarquons pour une nuit de bateau direction la Tasmanie.
Forte d’une histoire chargée et sombre, la Tasmanie était jadis la Terre de Van Diemen où étaient envoyés les bagnards les plus récalcitrants, et où les 10 000 aborigènes ont été massacrés jusqu’au dernier, au profit des forçats, soldats, marins, pêcheurs à la baleine, vauriens et prostituées qui se saoulaient chaque soir dans les innombrables tavernes du port d’Hobart…

Rebaptisée Tasmanie à l’abolition du bagne en 1856, cette île qui proportionnellement pourrait être comparée aux régions Rhône-Alpes et PACA additionnées, est un des 8 états Australiens; peuplée de seulement 500 000 habitants, elle est accessible uniquement depuis l’Australie, séparée du “continent” par le tumultueux Détroit de Bass.

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Tout est ici source d’aventures : ses « Routes de l’impossible » vertigineuses, ses lacs de barrage brumeux et mystérieux et ses dégustations d’huîtres sauvage sur la pointe Australe de l’île lui donne un sacré goût de bout du monde !

Si les magnifiques plages de sable blanc invitent à la baignade, la température de l’eau, elle, n’est pas tropicale et rebute un peu à un éventuel plongeon ! Tout est superbe ici et semble tout droit sorti d’un tableau…

Ce paradis naturel nous aura malgré tout usé par son hostilité au motard/campeur ; située sur les 40èmes rugissants, son climat change du tout au tout dans la même heure avec une petite préférence pour la pluie, le vent et le froid !

De retour sur le « continent », nous fuyons l’hiver qui arrive à grand pas, et ne trainons pas à rejoindre les portes du désert. Grosse émotion sur notre première piste de sable rouge où l’on ne croise que des kangourous pendant 3 jours.

Les journées se réchauffent mais seulement 5 degrés au thermomètre la nuit ! Nous remontons en hors-piste par une rivière asséchée jusqu’au lac Gairdner, lac salé où nous roulons en toute liberté. Magique !

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2700 km séparent Adélaïde de Perth où nous nous dirigeons, c’est l’équivalent d’un Paris-Moscou !

Rien d’autre qu’une immense ligne droite interminable, c’est long, très long à 80 km/h pour ménager le moulin de nos mémères.

À l’image des oiseaux, nous migrons désormais vers le Nord de l’Australie et son climat tropical afin de fuir l’hiver qui sévit dans le Sud. Et ça marche, nous trouvons la chaleur à partir de 500 kilomètres au nord de Perth et pouvons enfin enlever nos couches pour rouler et dormir !

Nous traversons le désert des Pinnacles avant de rejoindre la côte où pélicans et dauphins sont peu farouches, les bivouacs sont superbes…

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Passé le tropique du Capricorne, s’offrent à nous 200 kilomètres de barrière de corail dont 100 kilomètres accessibles par une piste sableuse et des dunes où nous sommes seuls au monde !

Nous baissons la pression des pneus et adoptons une conduite “Dakar” engagée (mais pas tout le temps maîtrisée !) avant de trouver le spot parfait où nous établissons le bivouac.

Nous plongeons avec les tortues et les requins au milieu de jardins coralliens et pêchons dans le lagon. Et quelle pêche ! De belles carangues et un beau barracuda nous nourrissent pendant quelques jours, seul notre faible autonomie en eau nous oblige à quitter notre petit paradis…

Un matin, l’eau troublée par le vent violent attire un énorme requin tigre estimé à 3m/3,50m qui longe la côte dans un mètre d’eau laissant dépasser son aileron et sa queue, impressionnant !

La côte Ouest est aussi immense que ses routes ennuyeuses, avec une moyenne journalière d’environ 500 kilomètres (de lignes droites désertiques!) entre chaque point d’intérêt et comme seuls compagnons rien d’autre que les plus gros camions du monde mesurant jusqu’à 53 mètres et nous frôlant de leurs 200 tonnes à plus de 110 km/h !

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Voyage moto roadtrip australie

Mais ces longues lignes droites nous mènent au Parc National de Karijini.

Réputé comme étant l’un des plus beaux parcs d’Australie, il tient toutes ses promesses : dédale de gorges étroites et profondes, randonnées aquatiques, baignade, vues à couper le souffle et bivouacs de rêve dans ces immensités de grès rouge…

Plus rares encore que les stations essences et parfois séparés de plus de 1000 km, les supermarchés sont soigneusement répertoriés dans notre atlas routier.

Nous avons 10 jours d’autonomie en gaufrettes (petit déj’), boîtes de thon à l’huile et crackers (repas du midi) ainsi qu’en riz et nouilles chinoises (que l’on cuit à l’eau le soir à même le feu).

Nous buvons de l’eau de pluie récoltée pendant la saison humide et stockée dans d’énormes cuves en plein désert. Nous transportons en permanence une quinzaine de litres que nous utilisons à bon escient.

Nos gros réservoirs d’essence de 23L associés à notre conduite économique portent notre autonomie à 450 bornes. Un jerrycan de 5L complète le tout pour les plus longues étapes.

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Le mercure remonte pour notre plus grand plaisir jusqu’à atteindre même les 40 degrés. Les nuits, douces, sont agréables. 

À Broome, véritable oasis, le désert rocheux se noie dans l’océan Indien bleu turquoise où l’on pêche de belles carangues.

Puis la route laisse place à la mythique Gibb River Road, une piste cassante qui traverse l’immense et superbe région du Kimberley au Nord-Ouest de l’Australie où poussent des Baobabs et vivent des crocodiles ! 

Nous fuyons les emplacements de camping payants, ouvrons des portails pour se perdre et planter les tentes dans des paysages magnifiques, au milieu du bétail redevenu sauvage ou au fond d’une gorge où nous vivons pendant 3 jours en mode “aborigènes” !

Un bon rush d’adrénaline pour terminer cette Gibb River Road avec la traversée de la large Pentecost River ! 

Nous sondons le fond de la rivière à pied dans un premier temps puis nos bagages traversent sur le toit d’un 4×4 et c’est parti ! 

Malgré la présence de crocodiles marins (le plus gros et le plus agressif reptile au monde) et la profondeur, le principal problème est plutôt les énormes pierres très glissantes qui rendent la traversée folklorique.

Une petite foule de badauds s’amasse pour nous regarder traverser, je les remercie de leurs encouragements en finissant sur la roue arrière je l’avoue totalement inintentionnellement !

Les derniers kilomètres sont sublimes tout comme ce bivouac mémorable au pied d’un baobab !

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Arrivés à Darwin, après avoir bouclé la boucle pour ma part, 8000 km en van, 30 000 en moto, 236 cascades et 198 gorges qui sont sensiblement les MÊMES (je vais leur faire voir les Gorges du Verdon moi à ces Australiens!!), un ras-le-bol de l’Australie nous prend au point de nous renseigner sur les possibilités d’envoyer nos bécanes à Vladivostok en Russie et rentrer en Europe en traversant la Sibérie, mais les prix exorbitants nous ramènent vite à la réalité…

Heureusement le Parc National de Kakadu classé au patrimoine mondial de l’UNESCO tient toutes ses promesses.

20 000 km2 d’escarpements rocheux, de gorges plongeantes, de chutes d’eau vertigineuses et de marécages denses où les plus gros crocodiles du monde règnent en roi, aux côtés de millions d’oiseaux et de barramundis qui nous réservent de fabuleuses parties de pêche sportives!

Également riche en histoire comme en témoignent ces peintures rupestres, oeuvres des aborigènes, anciens maîtres des lieux depuis 40 000 ans qui vivaient de chasse, de pêche, d’amour et d’eau fraîche…

Mais la rencontre forcée avec l’homme blanc et ses vices a décimé le peuple le plus heureux du monde aux yeux du Capitaine Cook et les survivants de cette “adaptation” les faisant passer de l’Âge de Pierre à une société de consommation en l’espace de 200 ans sont désormais parqués dans de véritables bidonvilles aménagés et payés par l’état Australien en guise de “pardon” aux massacres, exploitations et autres viols subis…

Les maladies, la déscolarisation, l’alcool et la drogue rythme désormais leur quotidien, une bien triste réalité… Nous traversons ensuite le Territoire du Nord par ses si caractéristiques pistes rouges en pleine savane.

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Quelques crevaisons et un python à tête noir plus tard, nous faisons une arrivée remarquée au « Daly Waters Pub », pub mythique de l’outback.

Un bon hamburger et quelques pintes suffisent pour nous lancer un nouveau challenge : traverser l’immense désert de Tanami.

Après 1 000 km de piste désertique, il est temps d’arriver à Alice Springs en plein centre de l’Australie pour ressouder le cadre de Pierre qui n’a pas résisté aux rudes conditions de la piste…

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Nous croisons quelques dromadaires sur la route qui nous mène au mythique Ayers Rock. C’est un grand moment du voyage que d’arriver en bécane jusqu’à cet énorme rocher, emblème de l’Australie. 

La terre y est plus rouge qu’ailleurs, le ciel plus bleu et les étoiles y brillent de mille feux…

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Bivouac aussi superbe qu’illégal dans le Parc National où seuls des chevaux sauvages curieux s’approchent timidement avant de laisser place aux hurlements des dingos la nuit venue, alors que les températures elles, descendent facilement en dessous de 0ºC…

La fin du voyage approche, un toit avec un bon lit, une bonne connexion et quelques outils s’imposent pour la revente de la moto.

Pierre retourne chez nos amis fermiers dans le Sud-Ouest tandis que je retourne chez ma pote Jenni sur la côte Est où mon aventure moto a commencé, “plus que” 3000 km me séparent du Pacifique !!

Les 2000 premiers sont désertiques et typiques de l’outback Australien. Puis 500 km avant la côte, la verdure revient et la vie avec, je redécouvre même la joie des virages !

Les perruches sont peu farouches et les couchers de soleil toujours aussi beaux…

Sur la route, j’assiste à un rodéo : défilé avec drapeaux et hymne national, épreuve de vitesse à cheval, capture de veau au lasso ou en sautant directement depuis le cheval, rodéo à cheval et à taureau, impressionnant !

Je traverse Cracow, village minier fantôme depuis la crise locale de 1973, seul le pub semble encore avoir un semblant d’activité, une moto m’y fait m’arrêter.

Je passe la soirée à boire des bières avec Harry parti d’Australie du Sud depuis 10 jours pour un tour du monde… On dort sur des vieux canapés dans la boucherie voisine elle-même abandonnée en 73 !

Plutôt sympa comme dernière soirée sur la route ! Un dernier joli ride de 450 kilomètres jusqu’à chez mon amie à Coolum Beach, petite bourgade de surfeurs où j’arrive pour l’apéro, la boucle est bouclée !

Des chiffres : 8 mois, plus de 240 nuits en tente, 38 600 km en bécane à travers les 8 états ou territoires Australiens, 1737 litres d’essence et presqu’autant de dollars pour la vente de ma moto pour un budget total de 11 650 € TTC

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Une sacrée aventure, plutôt « facile » oserais-je dire, preuve en est que j’ai bien vite oublié tous les déboires rencontrés en chemin.

Autant de petites embûches et galères sans lesquelles un voyage à moto n’aurait pas la même saveur, même si je priais souvent pour ne pas tomber en panne et je dois avouer que les bécanes ont vraiment été fidèles au vu de ce qu’on leur mettait dans la gueule tout ça dans la terre, la boue, le sable, la poussière et l’eau.

Mis à part quelques soucis électriques vite résolus par un nouveau fusible ou un coup de WD40 et une bougie qui prenait l’eau, je n’ai pas eu d’autres problèmes mécaniques !

L’entretien a été plus que basique mais suffisant, quelques vidanges tous les 10 000 km, le niveau de temps en temps (tous les matins pour celle de Pierre !), une paire de joints spi et quelques trains de pneus ont fait l’affaire.

La moto finit néanmoins bien fatiguée notamment au niveau des suspensions et des roulements…

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Plutôt facile car la langue n’est pas une barrière infranchissable, on peut y ouvrir un compte en banque en une demi-heure, immatriculer son véhicule et l’assurer (un seul et même papier) en un quart d’heure, trouver du boulot alors qu’on n’en veut pas…

“Take it easy!” est une expression Australienne qui définit totalement bien l’état d’esprit et le style de vie Australien, tout doit être facile et par conséquent l’est, en gros: ils se mettent bien!  

Très avenants, curieux et accueillants, les Australiens taillent la bavette à la moindre occasion !

Des galères, des moments durs, quelques coups au moral mais rien de tout cela n’a entravé le plaisir pur de rouler en bécane à l’autre bout du monde, à en hurler et en chialer de bonheur sous mon casque au moment de traverser Harbour Bridge à Sydney avec vue sur l’Opéra, au moment d’atteindre le désert pour la 1ère fois ou encore l’arrivée sur le mythique Ayers Rock… 

Que dire des bivouacs sublimes en pleine nature tous les soirs ? Une nature sauvage et hostile mais qui nous a malgré tout fait une petite place. 

En Australie, on ne plante pas sa tente n’importe où, on ne fait pas trempette dans le moindre trou d’eau et on ne se lance pas dans la traversée d’un désert de 1000 km sans préparation…

Une aventure magique, extrême et sauvage qui m’a poussé à la réflexion de longs jours durant assis sur la selle de mon vieux trail. 

Mais que vais-je donc faire de retour à la maison ?! L’idée est toute trouvée, je lance mon agence de voyage moto « The French Ride » afin d’offrir mon expérience et mon savoir-faire aux motards du monde entier…

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Pour suivre les aventures de Loïc, rendez-vous sur son Facebook: The French Ride.  

Par : Loïc Labalme
Crédits photos : Loïc Labalme

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