PORTRAITS

Toute l’année, nous suivons des voyageurs au long cours. Nous en rencontrons certains en voyage, d’autres chez nous. Et c’est toujours l’occasion de partager nos découvertes et notre passion pour le voyage et l’aventure.

Simon nous raconte 24 000 km entre Alaska et Ushuaïa … en vélo !

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À 24 ans, bien avant de rejoindre l’aventure Mono 500, Simon a fait la Panaméricaine, non pas en moto, mais en … vélo ! 10 mois en solitaire, pour faire de belles rencontres. 

La panaméricaine de Simon

Comment est née ton idée de voyage ? 

Je crois qu’il y avait beaucoup de petits paramètres qui se sont accumulés tout au long de ma vie avant de donner naissance à ce projet.

A 24 ans, je ressentais une volonté de me lancer un défi, de me prouver que j’étais capable d’aller au bout de quelque chose de grand. Il y avait une certaine forme de révolte aussi, face à mes proches, mon entourage, la société, la vie…

C’était ma façon à moi de traverser la crise d’adolescence, un peu tardive. Il y avait aussi une grande envie d’évasion, c’est certain, un goût pour la nature… et une envie très forte de connaître l’Amérique latine !

Voyage sur la panaméricaine de Simon

Comment as-tu préparé ton voyage à moto ? 

La préparation en elle-même ne m’a pas pris beaucoup de temps.

C’est la prise de décision qui a été un peu plus longue, le doute s’installe forcément, est-ce que je fais le bon choix? que vont penser mes amis? ma famille?…

Pour tout le reste, la « préparation » s’est faite tout en allant, au jour le jour, les muscles se sont habitués, j’ai acheté ce qui me manquait sur place et je me suis délesté du surplus.

Une fois décidé, il me semble qu’il m’avait fallu à peine trois semaines pour réunir l’équipement, acheter les billets d’avion et… rouler !

simon panaméricaine

Quel était ton itinéraire ? 

Je suis parti d’Anchorage en Alaska pour rejoindre Ushuaïa à la pointe sud du continent américain.

J’ai essentiellement suivi la panaméricaine (« Pan American Highway »), ça a été mon fil rouge tout le long et ensuite j’adaptais mon parcours en fonction des routes alternatives qui s’offraient à moi, des conseils que je recevais.

Les villes et sites intéressants, j’essayais de pas les louper. Mon vélo n’a été que le moyen de me déplacer, je cherchais avant tout à m’enrichir de ce que j’explorais.

canada
Ushuaïa

Pourquoi avoir voyagé à vélo ? 

Je suis parti avec un vieux cadre Motobécane reconditionné en randonneuse! Des roues plus larges, des portes bagages et un guidon papillon, ça a fait l’affaire pour plusieurs milliers de kilomètres.

Le voyage à vélo reste pour moi la meilleure des façons de voyager, il faut avoir le temps évidemment, mais vous êtes certain de vous retrouver seul face à vous-même, au défi que vous vous êtes lancé et à celui que la nature vous impose.

Le voyage au long cours vous fait rentrer dans un état de conscience assez surréaliste, vous ne pouvez pas l’imaginer avant de l’avoir vécu.

Si vous l’acceptez, c’est un sentiment de flottement au-dessus de tout qui vous accompagne pour le reste de votre voyage.

Simon nous raconte 24 000 km entre Alaska et Ushuaïa ... en vélo !

Ce qui t’as le plus surpris ? 

Résumer un tel voyage en quelques lignes relève d’un talent que je n’ai pas.

Sans aucune exagération, un tel voyage vous remplit de surprises et de bons souvenirs pour une vie entière, encore faut-il s’en souvenir quand le poids des années deviendra trop lourd.

Il semble y avoir une sélection naturelle qui s’opère lors d’un tel voyage et cela va de pair avec l’attitude qu’on adopte.

Pour ma part, j’ai rencontré des gens absolument uniques dans toutes les régions traversées, des moments d’échange, de découverte, des regards d’admiration, des encouragements, beaucoup, tout le temps…

Je ne pensais pas recevoir autant de ferveur de la part d’inconnus, c’est sans aucun doute un des éléments qui m’a permis d’atteindre mon objectif.

Le voyage vélo de Simon
Le campement d'amis heureux !

Tes plus belles rencontres ?

J’ai souvent été convié à dîner, à boire le thé ou le café et même à dormir chez des gens qui admiraient un tel voyage.

Tous y sont allés de leurs commentaires, de leur vision, beaucoup ont révisé leur géographie, ce sont beaucoup de moments que je n’oublierai plus.

Mais si un souvenir en particulier devait rester en mémoire plus longtemps que les autres alors ce serait cette rencontre avec une famille guatemaltèque vivant tout juste du nécessaire, à 8 ou 9 sous le même toit, toutes générations confondues.

Ils m’ont fait l’honneur de me réserver pour la nuit la seule chambre de la maison. Et pas question de refuser, même si ça voulait dire mettre le grand-père dans le hammac. Hors norme.

Panaméricaine de Simon

Ta plus belle galère ? 

Hormis deux belles chutes sans gravité aucune, les plus grosses galères sont survenues au Mexique où mon vélo avait décidé que trop c’était trop!

Les pièces mécaniques me lâchaient les unes après les autres, du rayon à la chaine en passant par les roulements, les pédales, les jantes et …le cadre. Heureusement pour moi ce jour là un soudeur se trouvait à quelques centaines de mètres de là.

panaméricaine à vélo
simon panaméricaine

Ton meilleur souvenir ? 

Ce n’est certainement pas la plus belle mais c’est celle qui me vient en premier: sur une route très chaude d’Amérique centrale, il devait être 16h et à ce moment-là de la journée, je devais certainement commencer à me poser la question de où allais-je pouvoir me trouver un coin sympa pour camper.

Quand tout d’un coup, une voiture aux vitres teintées se met à ma hauteur, une fraction de seconde s’écoule où je m’imagine le pire scénario et puis la vitre s’abaisse…

Sans un mot aucun, une bière fraîche m’est tendue (que j’accepte), la vitre se remonte et la voiture repart en trombe… Cheers!

simon panaméricaine

Quel est l’objet que tu as emporté qui ne t’a jamais servi ? 

Une boussole! Quelle connerie de gadget d’aventurier qui parcourt les rayons de Décathlon…

simon panaméricaine

Quel serait ton prochain road trip à moto ? 

J’ai toujours deux ou trois idées de voyage qui restent en stand-by dans ma tête, tout est question de timing alors, il faut les mettre en route au bon moment et ce moment c’est à chacun de le ressentir…

Un voyage en pirogue, à dos d’âne, ou autre, je saisirai l’occasion qui se présentera !

simon panaméricaine

Pour suivre les aventures de Simon, rendez-vous sur son Instagram ou sur Facebook: Pan-American Highway Expedition!

Par : Simon Basuyau
Crédits photos : Simon Basuyau

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Simon nous raconte 24 000 km entre Alaska et Ushuaïa ... en vélo !

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