Le Maroc en Royal Enfield et en sidecar

notre circuit :
7 jours

Saisons : de mars à novembre

8 pilotes max.
solo ou duo

à partir de
3 520€/pilote

Road trip moto au Maroc

De Marrakech, nous partons pour un circuit à couper le souffle à travers l’Atlas jusqu’aux plages de l’Atlantique, d’Agadir à Essaouira, entre riads luxuriants et authentiques villages berbères…

Virée dans l’Atlas, des portes du désert à l’océan

Cette grande boucle de 7 jours et 7 nuits nous emmènera sur les spectaculaires petites routes sinueuses du Haut Atlas à l’assaut de quelques-uns de ses cols mythiques, au fil des vallées, parmi les oasis, à la découverte des étonnants rochers bleus de Tafraout et de la somptueuse Tinmel, le long des plages et des dunes de la côte marocaine, nous perdre dans les ruelles de Mogador, la légendaire médina d’Essaouira, puis goûter à la culture berbère avant de retrouver Marrakech par lac de Takerkouste et la vallée de l’Ourika.

 

Un circuit authentique et préservé, loin des resorts de masse, au plus proche de l’âme véritable du Maroc, fabuleux pays dont la beauté n’a d’égale que l’hospitalité.

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« Verbatim de Gauthier à personnaliser  »

Gauthier, fondateur de Mono 500 & guide au Maroc

Notre itinéraire

A chacun son rythme

9 jours / 9 nuits

[A personnaliser ] Une grande boucle de 1 600 kms au départ de Salta … 60% de route, 40 % de piste

Tarifs départs fixes 2022*

4 300€/pilote
 2 260€/passager

* Départs garantis à partir de 4 pilotes.
8 équipages max. 

—————————

Tarifs groupes privés 2022

4 ou 5 équipages: 4 300€/pilote
6 ou 7 équipages: 3 780€/pilote
8 équipages: 3 520€/pilote
Tarif passager fixe: 2 260€

9 jours / 9 nuits

[A personnaliser ] Une grande boucle de 1 600 kms au départ de Salta … 60% de route, 40 % de piste

Tarifs départs fixes 2022*

4 300€/pilote
 2 260€/passager

* Départs garantis à partir de 4 pilotes.
8 équipages max. 

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Tarifs groupes privés 2022

4 ou 5 équipages: 4 300€/pilote
6 ou 7 équipages: 3 780€/pilote
8 équipages: 3 520€/pilote
Tarif passager fixe: 2 260€

Le budget comprend toujours :

.le prêt de guidon (Classic EFI 500 Royal Enfield) et son assurance RC,
.les hébergements en chambre partagée,
.la pension complète,
.le tour leader expérimenté à moto,
.le véhicule d’assistance mécanique,
.le carburant & l’entretien mécanique,
.les assurances annulation & rapatriement,
.les transferts terrestres et les frais de visites. 

Reste à charge :

.les vols internationaux & nationaux non mentionnés,
.les boissons & pourboires,
.les réparations mécaniques liées à une chute ou un accident (pièces et main d’oeuvre).

Pourquoi choisir Mono 500

Reposez-vous sur notre expérience

Parce que c'est notre métier

Chaque kilomètre compte. Quelle que soit la région du monde, nous prenons le temps de repérer les plus beaux spots, les plus belles routes… Chaque guide Mono 500 que vous rencontrerez vit à l’année dans le pays qu’il vous fera découvrir. Nous vous garantissons les meilleurs tracés, les meilleures étapes et surtout, nous nous adaptons à vos envies.

Parce qu'on voyage en petits groupes

 Nous sommes des artisans de l’expérience à moto. Nous prenons le temps de rencontrer de belles personnes et de le partager avec les bonnes personnes. Les groupes que nous guidons sont petits (6 à 8 motos). Cela nous permet de rouler à notre rythme, de combiner liberté et convivialité et d’accéder à des endroits reculés. Aucun parcours ne se ressemble.

Parce qu'on aime les mêmes choses

Un subtil équilibre entre amour du voyage, plaisir de rouler et confort. Nous avons à coeur de vous permettre de voyager dans les meilleures conditions. Nous ne faisons aucun compromis sur la qualité des hébergements, des repas, des visites… et sur votre sécurité. Nous voyageons avec un véhicule d’assistance et un mécanicien à chaque étape.

Retours de road trips

Nos voyageurs racontent …

Circuit en Argentine inoubliable du début à la fin

« C’était ma première fois en Amérique Latine et une organisation excellente : prise en charge à l’aéroport, en réparations des Royal en cours de route, périple, hôtels, restos,vols intérieurs, etc…. L’équipe qui nous a accompagné (Gauthier et Nico) s’est totalement dévouée afin de nous rendre le séjour le plus agréable possible. 

Bref, AUCUN point négatif. Je recommande vivement ce road trip à tout motard qui a envie de découvrir la piste, et ce, dans un environnement magique. »

Didier,
Argentine – novembre 2017

Une vraie découverte !

«Tout était grandiose. L’organisation, la logistique, les motos et surtout notre guide français, d’une gentillesse, patience et humanité qu’on ne rencontre que rarement !

Accueil dans la petite ville de Salta, les paysages fabuleux, routes et pistes extraordinaires, sentiment de liberté et de paix dans ce pays !  On a bu du mate, on a dansé le Tango dans un boui boui local, on a découvert les splendeurs de la cordillère… Bref, un souvenir inoubliable. A refaire vite avec Mono 500 Merci à tous »

Dominique,
Argentine – mars 2019

Des paysages incroyables!

« Des étapes toutes plus belles les unes que les autres, hors des sentiers battus, on en a pris plein les yeux (des paysages à couper le souffle et aussi des mitrées de poussière, sur les pistes…), les restos de midi et du soir très sympas, les hôtels bourrés de charme. »

Pierrick,
Argentine – Mars 2019

À faire en moto!

« La Royal Enfield est parfaite pour ce trip. Légère, elle grimpe partout et elle est parfaite sur les pistes  »

Julien,
Argentine – Décembre 2020

Superbe voyage!

« Pour toutes celles et ceux qui sont amoureux des paysages grandioses, des sensations et de l’amour de l’aventure, allez-y sans crainte: c’est magique !! J’ai pas mal voyagé dans ma vie, c’est un, voire « LE » plus beau voyage de ma vie. Voyage hors du temps dans des paysages surréalistes ! »

Raymond,
Argentine – Mars 2019

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Carnet de voyage

Emerveillement assuré aux portes de l’Afrique

Marrakech / Tabant / El Khorbate / Sidi Ali / Tamnougalt / Tamedakht

Les arts et artisanats marocains

Il est à peu près inenvisageable de visiter le Maroc sans passer par un souk, non ? Véritable concentré des habitudes de vie, on y retrouve une large représentation de ce qui compose une culture. Nourriture ou objets du quotidien qui sont autant de représentations d’un savoir-faire artisanal spécifique. Sans oublier le lieu lui même dont l’architecture présente un mélange entre préoccupations pratiques et esthétiques à la fois. Si, de façon générale, il est facile de reprocher aux musées de sacraliser les expositions, les marchés présentent l’avantage d’une vision populaire et pratique d’une forme d’art. 

L’art Marocain est, quant à lui, particulièrement diversifié et l’héritage de siècles d’artisanat. Art vivant, il se décline en cinq filières principales : la terre, le bois, les métaux, les textiles et le cuir.

Dans le travail du bois, qui fait appel à différentes essences et différentes teintes, on retrouve de la sculpture ou de la marqueterie pour orner des meubles, des petites boites, des échiquiers, etc.

Le tissage des tapis, activité ancestrale des Berbères (avec leurs décorations géométriques et colorées à la fois), ou encore la poterie (plats à tagines, vases, etc.), là encore d’inspiration berbère.

Aussi, les plateaux en cuivre ciselés, la fabrication de bijoux (argent, or) ou la maroquinerie (dont le nom est tiré de son origine marocaine), sont de multiples exemples de la richesse de cet artisanat et de son art. 

Dans un  autre regard, impossible de voyager au Maroc sans être saisi par son architecture ! Minarets, mosquées, caravansérails, fortifications, portes monumentales ou palais font largement partie du décor.

Une architecture globalement départagée entre le style « arabo-andalou » (qui s’est imposé dès le XIIème siècle), une influence portugaise (entre XVème et XVIIIème siècles), notamment pour les cités portuaires comme El Jadida (littoral nord), ou encore les constructions en pisé (terre séchée) héritées des Berbères à partir du IXème siècle. 

Sur les portes monumentales des cités, vous apercevrez peut-être des exemples de calligraphies. Une écriture devenue véritablement un art dans l’ensemble du monde musulman. La mise par écrit du Coran a, en effet, conduit à utiliser une écriture belle et soignée, devenue codifiée par des maitres et exécutée à l’aide d’un roseau taillé. Plus tardivement, la calligraphie orne aussi des ouvrages à caractère profane, des objets d’art et des monuments, devenant ainsi l’un des traits caractéristiques des arts de l’Islam. D’ailleurs la calligraphie arabe est désormais inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco. 

Enfin, s’il y a bien un art qui revêt un caractère universel, c’est la musique. Et là encore, difficile d’y échapper quel que soit le voyage. Au Maroc, elle est omniprésente et prend différentes formes. Comme la musique gnaoua, pour ne citer qu’elle, qui s’est étendue à l’international en fusion avec d’autres genres musicaux étrangers tels que le blues, le jazz et le reggae. 

On prête souvent à l’art d’être vivant, or le propre du vivant c’est de bouger… un peu comme voyager, non ?

 

Les plus belles mosquées du Maroc

Nous savons tous que le Maroc est un pays de confession musulmane. C’est même inscrit dans la constitution du royaume. Y entreprendre un voyage suppose donc aussi une rencontre avec cette religion d’Etat, présente dans le décor comme dans les interactions avec les marocains. Les innombrables mosquées du pays en sont la partie la plus visible et sont repérables de loin par leur minaret qui, sciemment, surplombe l’ensemble des constructions. C’est depuis ce minaret que le muezzin lance cinq fois par jour l’appel à la prière. Car même si elle n’a aucun caractère obligatoire au Maroc, la religion est présente dans le quotidien des marocains, comme elle le sera pour le voyageur. Par exemple, pendant le mois du Ramadan (du jeûne) il est difficile de trouver un commerce ouvert avant la tombée du jour (rupture du jeûne). En contrepartie, il est de tradition de partager son repas (chorba, dattes, lait) avec son entourage, … qui peut être un motard faisant son plein d’essence à la station service (vécu!).

Quoi qu’il en soit, la beauté de ces lieux de cultes est incontournable. L’originalité ou l’exubérance de leur architecture peut être variable mais le plan de construction est toujours identique car codifié. Rectangulaire ou carrée, la mosquée est dotée d’une cour à portique et d’une salle de prière. Une salle de prière qui doit être sobre et recouverte d’un dôme cylindrique. 

Les mosquées marocaines se caractérisent en particulier par leur minaret unique et carré.

Par principe l’accès aux mosquées est réservée aux musulmans mais la mosquée Hassan II de Casablanca, une des plus grande au monde, est ouverte aux visites guidées. Achevée en 1993, elle est construite en bord de mer, entièrement blanche avec un toit vert et son minaret s’élève à plus de 200 m. Son gigantisme (9 hectares au total !) renferme un lieu de prière capable d’accueillir 25 000 fidèles, un musée, une école coranique, une bibliothèque, …

Avec une salle de prière aux capacités d’accueil similaires, la mosquée Koutoubia de Marrakech est elle entourée de jardins à la végétation luxuriante. Sa construction date du XIIème siècle et est , avec ses 17 nefs retenues par des colonnes blanches, considérée comme un exemple remarquable d’architecture Almohade. Un style et une datation équivalente avec la mosquée de Tinmel, située à une centaine de km de Marrakech. Cette petite mosquée restaurée en 1997 et construite sur un relief est considérée comme un haut lieux de l’histoire du Maroc. Aujourd’hui désacralisée, elle est  ouverte aux visites pour les non-musulmans. 

Autre exemple de mosquée à l’architecture remarquable, la mosquée de Fès. Ou plutôt devrait-on dire LES mosquées de Fès. Construites respectivement aux IXème et XIIème siècles, la moquée des Andalous se distingue par son minaret décoré de faïences verte. Elle possède  un patio, une fontaine  et renferme une bibliothèque. A proximité, et en plein cœur de la Médina, la mosquée Karaouiyne, de couleur blanche et toit  vert, est composée de 16 nefs soutenues par 270 colonnes et est devenue une des première université au monde. 

Si ces constructions, parfois séculaires, sont bien entendu d’abord des lieux de culte, il n’en demeure pas moins que leur réalisation relève de prouesses architecturales, toutes culture confondue, qu’il serait bien dommage de ne pas apprécier lors d’un voyage au Maroc.

Les cités impériales et villes fortifiées

Quel que soit le point d’entrée au Maroc, la richesse de l’histoire s’impose au regard du voyageur. Un passé omniprésent, notamment à travers l’architecture des villes. De Tanger à Marrakech, en passant par Fès, Meknès ou Rabat, les villes historiques sont d’abord des villes ceinturées de remparts. Or, pour pénétrer dans ces médinas (vieilles villes), il va bien falloir se résoudre à garer la moto et marcher ! Ombre et lumière, chaleur et fraîcheur, sont des composantes essentielles pensées lors de leur édification et on en comprends vite les raisons pratiques. Les ruelles étroites permettent le passage d’un âne et d’une éventuelle carriole, mais pas plus. Préserver l’ombre avant tout ! Aussi, pour l’étranger de passage, se perdre dans un souk n’est pas une simple expression mais une réalité à laquelle il va falloir s’adapter. Les odeurs d’épices en sont une autre. Comme, au hasard des ruelles, accepter un thé à la menthe, se poser et bavarder avec les commerçants. Bref, dans les villes marocaines, l’immersion ne relève pas d’une quelconque décision mais d’une absolue nécessité !

Emblématiques de cette architecture et des stigmates de leur histoire, on dénombre au Maroc quatre villes impériales : Marrakech, Fès, Meknès et Rabat. 

Marrakech s’est étendue de quartiers modernes mais sa médina est incontournable. Sur la place Jemaa el Fna, vendeurs en tout genre ou charmeurs de serpents se mélangent à la foule omniprésente. Un flanc de la place débouche sur le souk, alors qu’à quelques encablures émerge le minaret (77 m de haut) de la célèbre mosquée Koutoubia. Ecoles coraniques (médersas), riads (comme la célèbre Mamounia) ou jardins somptueux font partie de l’identité de la ville. Fondée au XIème siècle par la dynastie des Almoravides,  fastes et déclins s’y sont succédés mais la « ville rouge » marque invariablement la mémoire et le cœur de ses visiteurs.

A l’extrémité nord de la chaine de l’Atlas, Fès est composée de plusieurs quartiers, correspondants à différentes époques de la ville (Fès el-Jedid, Fès el-Bali, ..). Capitale de la dynastie Idrisside au IXème siècle, elle tient sa célébrité pour avoir été la première ville musulmane du pays. 

Sa médina (la plus vaste du Maghreb, dit-on) renferme elle aussi un souk dont celui des tanneurs qui ne manquera pas, entre odeurs et couleurs, de marquer les visiteurs.

Une heure de route à peine sépare Fès de Meknès, autre ville impériale et capitale des Alaouites au XVIIème siècle. Les 3 mètres de haut de son mur d’enceinte sont percés de différentes portes (70!) pour permettre l’accès à la cité. La plus célèbre est Bab Mansour, construite au XVIIIème siècle et considérée comme une des plus belle au monde ! L’histoire de la ville est étroitement liée à son souverain Moulay Ismaïl, surnommé le « Louis XIV marocain » qui décida d’en faire la plus belle des villes impériales et la capitale du Maroc.

Au bord de l’océan, Rabat, capitale des Almohades au XIIème siècle, est aujourd’hui la capitale administrative du royaume du Maroc. Son emplacement lui vaut le surnom de « ville des corsaires » mais l’édification de la kasbah des Oudaïas (quartier fortifié) repose sur des faits historiques d’attaques de pirates andalous. Sillonné de ruelles pentues bordées de bâtisses colorées, ce quartier fait partie de la ville historique de Rabat. Inutile donc de sentir citadin dans l’âme pour succomber au charme de ces villes marocaine, il suffit d’aimer voyager !

Les Kasbahs du Maroc

Il y a deux façons de se déplacer : quitter un point de départ pour rejoindre un point d’arrivée et oublier le point d’arrivée pour se concentrer sur le trajet ! Explorer le Maroc par la route relève évidemment de la seconde catégorie.

Si parcourir ces routes se fait au guidon d’une moto, alors toutes les conditions sont réunies pour en faire une expérience de voyage ! C’est à dire une occasion unique de se frotter à des ambiances changeantes dans les couleurs et odeurs mais aussi lorsque le souffle chaud du vent traversant un paysage aride, vient chatouiller le voyageur.

En sillonnant ainsi le sud du pays on ne peut qu’être frappé par les vieilles constructions fortifiées de couleur ocre qui émergent du paysage. Car la culture amazighe (berbère) s’exprime au premier regard par ses bâtisses emblématiques que sont les ksour et les kasbahs. 

Le Ksar (singulier de ksour) est un village fortifié, et la kasbah une maison (fortifiée également) mais tout deux font partie du modèle architectural traditionnel berbère. Des constructions basées sur un savoir-faire ancestral pour exploiter les éléments naturels (terre, pierre ou bambou) qui permettent de s’adapter aux conditions climatiques (isolation) propres à ces zones pré-sahariennes du sud-est du pays.

 L’apparente fragilité du matériau de construction (des briques de terre) permet aux bâtisses les plus cossues de s’élever sur plusieurs étages.

A proximité de Ouarzazate, le ksar d’Aït-ben-Haddou en est une belle illustration. Entièrement construit en pisé (terre séchée) et entouré de remparts, ses plus anciennes bâtisses datent du XVIIème siècle. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’unesco. 

Traditionnellement la kasbah est une imposante maison de notables bâtie sur un promontoire. Quelques-une sont célèbres et se visitent comme la kasbah Amridil. Située à une soixantaine de km de Marrakech, elle date du XVIIème siècle et apparaissait sur les vieux billets de 50 dirhams. Elle a également servi de décor pour le tournage de films dont Lawrence d’Arabie.

D’autres sont devenues des hôtels de luxe comme la kasbah Tamadot, située à 1300 m d’altitude sur un relief de l’Atlas, également au sud de Marrakech. Autre kasbah emblématique et accessible, la  Kasbah de Tizourgane. Située à une centaine de km au sud-est d’Agadir, cette citadelle du XIIIème siècle est classée en tant que patrimoine historique national et patrimoine culturel mondial par l’unesco.

Rénovée en utilisant les mêmes matériaux, techniques de construction et architecture de l’époque, la Kasbah de Tizourgane, sauvée de la ruine par la persévérance de ses propriétaires, est devenue aujourd’hui une maison d’hôtes.

Un monument historique transformé en établissement touristique qui perpétue d’une certaine façon l’art de l’hospitalité berbère !

La chaîne de l'Atlas à moto

Tous les motards en conviendront, rouler à moto revient d’abord à faire la part belle aux sensations. Chaleur, froid, pluie… même si nous préférons tous une météo clémente ! Car en contact direct avec les éléments, tout est ressenti plus intensément. Or ce panel de sensations est étroitement lié à la géographie parcourue. Aussi, lorsque cette géographie propose un panorama à couper le souffle et des routes aussi sinueuses que joueuses, le motard a alors tendance à arborer un sourire béat et figé à la fois ! Parcourir les routes de l’Atlas marocain au guidon d’une moto est de cet ordre.

Mais selon les affinités de chacun, évoquer l’Atlas peut prendre différentes formes : pour les amateurs de mythologie grecque, l’Atlas est grand barbu qui porte la globe terrestre sur ses épaules ; les fans de sport mécanique imagineront plutôt le Rallye de l’Atlas, devenu rallye du Maroc en 2000 ; pendant que les géographes nommeront une chaîne montagneuse qui traverse le Maroc du sud-ouest au nord-est, qui culmine à plus de 4000 m (le Mont Toubkal) et marque une séparation entre climat méditerranéen et océanique d’une part, climat désertique d’autre part. 

Ce que les marocains savent parfaitement. 

En été, lorsque la chaleur est étouffante à Meknès, les Meknésiens se réfugient à Ifrane, commune du moyen Atlas (à 1700 m d’altitude) surnommée « la Petite Suisse » en raison de son climat et de son architecture. Près de là, une forêt de cèdres (qui abrite des singes) et une piste de ski contrastent sérieusement avec l’ambiance de la cité impériale, située pourtant à moins de 60 km. 

Plus au sud, quitter Marrakech, son souk et sa palmeraie, en direction de Ouarzazate revient à affronter une route (très) sinueuse du Haut-Atlas pour atteindre le col de Tichka (2260 m d’altitude) où la neige est récurrente l’hiver, la fraîcheur présente en plein été et le paysage époustouflant toute l’année ! 

En prenant la direction de Taroudant (plein sud), c’est le col du Tizi n’Test (à 2100 m d’altitude) qu’il faut franchir par une route étroite à flanc de montagne, avant de rejoindre la vallée du Souss puis, plus loin, la plaine éponyme qui abrite des arganiers, endémiques du Maroc, dont est tirée l’huile d’argan.

La chaîne de l’Atlas occupe au total un tiers du territoire marocain, cette géomorphologie particulière fait du pays une terre de contrastes où les palmeraies des vallées alternent avec les sapins d’altitude et les reliefs entièrement pelés du Haut-Atlas, mais aussi les terres désertiques avec des plaines fertiles. 

Le patrimoine bâti suit la même logique et les villages de montagne édifiés en terre séchée alternent avec les grandes mosquées séculaires des villes historiques. En une journée de moto, il est ainsi facile de sauter d’un décor à l’autre. 

Au final, cette diversité, également présente dans les multiples ethnies qui peuplent le royaume, fait incontestablement partie du charme que dégage le Maroc. Un charme auquel il est facile de succomber !

Le mode de vie et le sens de l'accueil des Berbères

Comme souvent (toujours ?) en voyage, « l’autre » et ses différences sont d’abord perçus visuellement. D’autres faciès, d’autres vêtements, d’autres comportements… Or, si le voyageur éprouve cette curiosité, il en va de même pour celui qui reçoit cet étranger. Le motard voyageur est ainsi souvent, lui-même, vu comme une curiosité. Car la moto comme moyen de déplacement  attire d’abord le regard, puis ensuite un élan de sympathie. Allez savoir pourquoi ! Le Maroc ne déroge pas à cette règle. Aussi, en débarquant dans un village au guidon d’une moto, ce sont généralement d’abord les enfants qui s’approchent, puis des adultes qui viennent échanger quelques mots.

Au Maroc, près de 65% de la population est Berbère et sans être féru d’histoire ou d’anthropologie, quelques-unes des traditions de ce peuple sont facilement identifiables au premier contact. Les tissages colorés en sont une, mais aussi l’écriture, les mains tatouées des femmes, les bijoux, la poterie ou encore la musique et la langue qui sont de forts vecteurs de l’identité culturelle. Pour approfondir l’observation, il suffit d’approcher une cellule familiale. Ce qui, pour le simple voyageur, se fait souvent sans même le vouloir ! 

En effet, le sens de l’accueil fait également partie des traditions solidement ancrées. D’ailleurs on dit souvent que l’accueil du voyageur est un des préceptes du Coran. Mais pourtant avant les invasions arabes, les Berbères ne sont pas musulmans… 

Alors code religieux, culturel ou simple gentillesse, peu importe car ce qui est certain c’est qu’il suffit de descendre de sa moto pour attirer curiosité et bienveillance,… qui se traduisent rapidement par une invitation !

Considérés comme les premiers occupants de l’Afrique du Nord, si l’origine des Berbères reste floue pour les historiens, celle de la dénomination est bien connue : elle est issue du Grec « barbaros » qui signifie l’étranger… Mais les Berbères s’auto-désignent comme « Amazigh » («Imazighen » au pluriel) ce qui signifie « homme libre ». Des hommes libres résolument attachés à leur terre, comme à la famille. Ces valeurs sont souvent portées par les femmes, qui en assurent la transmission, puisqu’il s’agit d’une société matriarcale. 

D’abord païens et polythéistes, la religion musulmane est adoptée suite aux invasions arabes du VIIème siècle. Pour échapper aux conquêtes (des Romains, Arabes, Français,…), les Berbères du Maroc se sont réfugiés dans les montagnes et, aujourd’hui encore c’est cette culture qui prédomine sur les hauteurs de l’Atlas. Cette histoire millénaire, d’abord transmise de façon orale, a trouvé une légitimité dans la nouvelle constitution du Royaume en 2011. Dorénavant reconnue comme seconde langue officielle du Maroc, la langue tamazight est enseignée à l’école. 

Il reste que pour le voyageur, si l’élan initial de la rencontre est motivé par de la simple curiosité, cette curiosité est aussi l’occasion de constater l’existence de systèmes culturels différents qui, d’une part contribuent à l’épanouissement des êtres, et d’autre part remettent en question la notion de « barbare ».

 

Les Pétroglyphes préhistoriques

Les voyages sont faits de rencontres, c’est bien connu. 

Lors d’un voyage au Sahara sur ma fidèle moto, une des innombrables personnes croisées, m’avait communiqué les coordonnées géographique d’un site d’art rupestre. Absolument ignorant en la matière, honnêtement, je m’y suis rendu car l’emplacement était peu éloigné de ma route. 

Et bien je dois avouer que ce rendez-vous  hasardeux fut une vraie rencontre doublée d’aspects simplement incroyables : le site n’était absolument pas protégé, aucune indication ni panneau pour en préciser le caractère exceptionnel ou inviter les curieux (comme moi) à en prendre soin. Non rien ! 

Les peintures, qui représentaient des animaux, étaient d’une rare beauté et je suis resté stupéfait face cet art millénaire réalisé par des artistes anonymes simplement posé là, en pleine nature et moi seul pour en profiter.

Je n’ai pas fait de photo et je suis reparti après les avoir jalousement gravé dans ma mémoire. 

Au Maroc, il existe de nombreux sites archéologiques préhistoriques découverts, comme souvent, par hasard. 

À proximité de Casablanca, dont des travaux d’expansion de la ville ont mis à jour des sites exceptionnels, mais aussi au sud de Rabat, ou encore dans la partie désertique de l’oued Draa (près de la frontière algérienne) mais aussi du côté de Figuig… Les historiens préciseraient sans doutes volontiers qu’il s’agit là de pétroglyphes, c’est à dire, de dessins gravés sur la pierre. Exécutés par piquetages jointifs ou incisions, dont certains sont également polis. Les thèmes les plus récurrents sont les personnages, les animaux, les armes, les véhicules (non, pas de motos !) et surtout les signes et symboles.

Mais ceux qui n’ont pas dormi pendant leurs cours d’histoire savent que la préhistoire commence avec l’apparition des premiers Hommes, il y a 7 millions d’années, et se termine avec l’invention de l’écriture en 3 500 avant Jésus Christ. Ce qui fait une vaste période ! Alors pour schématiser, disons que l’art pariétal (les peintures sur les parois de grottes) ou les pétroglyphes précèdent de peu l’écriture puisqu’on peut considérer (malgré l’aspect figuratif) qu’il s’agit là d’une forme « d’écrit »,  avec une fonction pratique (esthétique, comptable, religieux, etc.) et cette histoire là a débuté il y a plus de 5000 ans. 

Une fois de plus, convenons que voyager revient à accepter d’être bousculé, sortir de sa zone de confort et laisser une porte ouverte aux rencontres et aux surprises. Alors pourquoi pas admettre que la préhistoire a de l’avenir pour les curieux ? Et puis n’oublions pas que une des raison pour « légitimer » la colonisation était de prétendre que ces peuples colonisés n’avaient pas d’histoire… Une belle revanche, non ? (et une bonne claque aux mauvaises odeurs).

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